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Ci-Dit | Communications du IVe Ci-dit

L’Autocitation comme translation intersémiotique : d’un dialogue mémoriel

Dans le film cinématographique, l’universalité de la pratique de l’autocitation intersémiotique semble répondre à de singuliers enjeux mémoriels. Loin de se limiter à la monstration d’un personnage, d’une personne qui prononce un énoncé dont il/elle affirme l’autorité, l’autocitation est une procédure dans laquelle le film, la fiction peuvent se désigner en tant que film ou en tant que fiction. Cette autocitation « autocitante » parachève le lien qui unit cette procédure avec la signifiance. Pour dégager quelques paramètres communs d’une pratique qui emprunte des modalités diverses, nous envisageons dans six longs métrages à vocations distinctes, la polyphonie du devenir-objet autocitationnel, la mise en spectacle de la circulation des énoncés citationnels et de l’acte autocitationnel pour lui-même. Le rôle que peut jouer l’exhibition de la mise en corps de l’autocitation dans l’appareil de suggestion achève notre propos. In movies, universality of intersemiotic self-quotation’s practice seems to respond to specific memorial stakes. Far from being only the exhibition of a character or a person who delivers an utterance of which he/she asserts the authority, self-quotation is a procedure in which movie and fiction can point out to themselves as a film or as a fiction. This self-quoting self-quotation is the concern of significance. In order to bring out some common parameters of a practice with so different modalities, we study, in six movies, polyphony of the self-quotation’s thing-becoming, the showing of the circulation of utterances and the showing of the self-quotation’s acting. The last part of our analysis  deals with the role that the exhibition of the body's making of self-quotation is able to play in the art of suggestion.

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