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Ci-Dit | Communications du IVe Ci-dit

Sin City : de la Bande Dessinée au film. Parcours Intersémiotiques

L’adaptation d’une bande-dessinée en un film redéfinit l’œuvre initiale qui se métamorphose et se place en perspective pour parler à un spectateur et non plus à un lecteur. L’étude comparée d’une séquence de la bande dessinée Sin City de Frank Miller adaptée en 2005 au cinéma par son auteur lui-même et Robert Rodriguez a pour objectif d’analyser comment l’expérience technique et médiologique du film transforme la puissance créatrice de la bande dessinée. En effet, la transformation à l’œuvre est exposée en montrant dans quelle mesure – selon un dispositif dense et complexe – les deux médias interpellent une mise en sens des corps, des regards, des gestes et de la langue, etc., faisant émerger deux œuvres caractérisées par deux stylistiques qui se mêlent et s’anaphorisent. Les questions de la l’intersémiotisation et de l’intermédialité élaborées dans l’opération technique et narrative du transfert d’un support à un autre sont au cœur de la réflexion. When a comic is adapted to a movie, it’s transformation regards a spectator and no longer a simple reader. Our comparative research of the cinematographic adaptation of Frank Miller’s comic Sin City aims to analyze the way that the technical and mediological movie’s experience changes and transforms the comic’s creative power. According to a complex device, our goal is to show how both Medias interrogate the way bodies, looks, gestures and language make sense in order to reveal two different objects quoting each other’s style. In the middle of our research are placed questions such as the intermediality and intesemioticity procedures that take place inside the technical and narrative operation of the transmission from one media to another.

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L’Autocitation comme translation intersémiotique : d’un dialogue mémoriel

Dans le film cinématographique, l’universalité de la pratique de l’autocitation intersémiotique semble répondre à de singuliers enjeux mémoriels. Loin de se limiter à la monstration d’un personnage, d’une personne qui prononce un énoncé dont il/elle affirme l’autorité, l’autocitation est une procédure dans laquelle le film, la fiction peuvent se désigner en tant que film ou en tant que fiction. Cette autocitation « autocitante » parachève le lien qui unit cette procédure avec la signifiance. Pour dégager quelques paramètres communs d’une pratique qui emprunte des modalités diverses, nous envisageons dans six longs métrages à vocations distinctes, la polyphonie du devenir-objet autocitationnel, la mise en spectacle de la circulation des énoncés citationnels et de l’acte autocitationnel pour lui-même. Le rôle que peut jouer l’exhibition de la mise en corps de l’autocitation dans l’appareil de suggestion achève notre propos. In movies, universality of intersemiotic self-quotation’s practice seems to respond to specific memorial stakes. Far from being only the exhibition of a character or a person who delivers an utterance of which he/she asserts the authority, self-quotation is a procedure in which movie and fiction can point out to themselves as a film or as a fiction. This self-quoting self-quotation is the concern of significance. In order to bring out some common parameters of a practice with so different modalities, we study, in six movies, polyphony of the self-quotation’s thing-becoming, the showing of the circulation of utterances and the showing of the self-quotation’s acting. The last part of our analysis  deals with the role that the exhibition of the body's making of self-quotation is able to play in the art of suggestion.

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