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Ci-Dit | Communications du IVe Ci-dit

L’innommable peinture de Monsieur Magritte

À la façon dont Merleau-Ponty définit l’invisible non comme le contraire du visible, mais comme son revers, Magritte développe des expériences sémiotiques articulées sur l’impact des mots et des images. Ces tableaux font se répondre, sans faire se correspondre, le texte et l’image. Ainsi par ce visuel qui ne renvoie pas à un identique visible et lisible, s’ouvre tout un espace d’interprétation propre à la mise en lumière des correspondances entre le titre, la chose peinte, et la citation de l’œuvre à laquelle renvoie précisément son titre. Jouant des limites du langage verbal et pictural, le peintre de la Trahison des images offre au regard du spectateur une richesse polysémique insoupçonnée. Contrairement à l’adage selon lequel « Ce qui ne se dit pas n’existe pas », Magritte démontre que ce qui ne se dit pas existe… autrement. La peinture au final n’illustrant pas plus le titre que le titre ne la commente. In the way Merleau-Ponty defines the invisible not as the opposite of the visible, but as its backhand, Magritte develops semiotic experiments articulated on the impact of the words and the images. These paintings make the text  and the image answer themselves, without being corresponded itself. So by this picture who does not send back an identical visible and legible, opens a whole space of interpretation. Magritte cheek of the correspondences between the title, the picture and the quotation of the work to which its title dismisses exactly. He so articulates the limits of the verbal language and the pictorial language.

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