Actes éducatifs et de soins, entre éthique et gouvernance |  Actes du colloque international (Felix C., Tardif J., éd.), Nice 4-5 juin 2009 |  Introduction générale 

Remerciements

Texte intégral

1Au moment où nous nous apprêtions à rédiger cette page, et à la remercier pour son aide précieuse, nous avons appris avec une profonde émotion le décès de Françoise Tétard, historienne, ce mercredi 29 Septembre 2010. Françoise avait été l’une des premières à nous soutenir dans notre projet de faire de l’histoire du secteur du soin et du travail social un axe du colloque. Et ce depuis sa rencontre à Marseille aux 3èmes journées « Jeunes & sociétés en Europe et autour de la méditerranée » en octobre 2007 où nous commencions à composer le conseil scientifique et le comité de pilotage. Ingénieur d’étude au CNRS (Université Paris 1, Centre d’histoire sociale du XXe siècle), Françoise Tétard a participé à faire connaître les politiques de jeunesse dans l’Histoire. Elle a été aussi historienne des mouvements de jeunesse et de l’Education surveillée, champs de recherche auxquels elle a beaucoup apporté par de nombreuses publications et un engagement militant dévoué. Nous gardons en mémoire sa profonde générosité et son aptitude bienveillante à tirer le meilleur de son interlocuteur1.

2Arrivés au terme de ces quatre années de travail sur ce projet, Françoise n’aurait pas aimé que nous manquions finalement de nous réjouir du travail collectif enfin disponible à la lecture. Travail qu’elle a soutenu jusqu’au bout. Nous partageons aujourd’hui le sentiment d’une grande perte affective et intellectuelle avec les historiens Mathias Gardet, Samuel Boussion, et Alain Vilbrod que Françoise nous a fait connaître et qui ont participé à nos travaux dans une plénière importante du colloque, dédiée à la place de l’histoire dans la construction des réponses sociales et professionnelles aux questions des actes éducatifs et des soins. Le choix du format électronique librement accessible est pour nous l’espoir d’une diffusion plus grande dans les deux communautés que nous voulions réunir, les chercheurs et les professionnels du secteur. A la satisfaction qui nous revient donc d’introduire le lecteur à l’ensemble des communications du colloque « Actes éducatifs et de soin, entre Ethique et Gouvernance » qui s’est tenu à Nice les 4 et 5 juin 2009, se mêle des sentiments de reconnaissance et d’amitié pour tous ceux qui ont rendu possible ces deux journées de rencontres.

3Nous remercions tout d’abord, le Conseil Régional Provence-Alpes-Côte-d’Azur, le Conseil Général des Alpes-Maritimes, la Mairie de Nice, la Mutualité Française des Alpes-Maritimes et la Société Générale, pour leur soutien financier, sans lequel ce projet n’aurait jamais pu voir le jour.

4Le LASMIC et l’ADSEA 06, principaux organisateurs, en charge de la recherche de financements ont apporté les ressources nécessaires en termes de rémunérations et de soutien logistique. Nous remercions particulièrement le directeur du LASMIC Joel Candau, Jean-Pierre Zirotti (directeur de thèse de Julien Tardif), Thierry Rosso et Gilles Durrenmath, pour avoir adhéré immédiatement au projet et pour leur soutien et engagement précieux tout du long. Merci également à Julien Cangi de la direction de la recherche de l’Université, pour son suivi du dossier et sa disponibilité. La Direction Générale de l’Adsea 06, ainsi que les directeurs participant au Comité de Pilotage ont suivi le projet et soutenu sa réalisation pratique. Le personnel de l’Adsea 06, M. Christian Carlès (pour la réalisation de la plaquette de présentation du colloque), l’atelier PAO de l’ESAT Epis, le secrétariat général du siège de l’Adsea 06, le service administratif du service de prévention spécialisée et Aziz Boutmedjet pour avoir baladé l’œil numérique dans les coulisses et les scènes. Sans oublier les chauffeurs de plusieurs établissements, les usagers de l’établissement EPIS et son directeur pour le buffet. Ils ont tous apporté leur concours efficace à l’organisation matérielle de l’événement. N’oublions pas l’investissement de nos plus proches parmis les proches, Michel Felix pour la caméra, Jean-Claude Tardif et Jacky Siret qui ont parcouru eux aussi le chemin jusqu’à l’aéroport sans compter les allers-retours.

5Nous souhaitons remercier très chaleureusement les directeurs ou directeurs adjoints de laboratoires français et francophones qui nous ont fait confiance. Et ce malgré la différence statutaire et de notoriété dans le monde académique entre eux et nous, doctorant ou chercheur indépendant. Nous ouvrirons l’introduction sur ces considérations de déprise avec les reconnaissances uniquement statutaires pour comprendre les enjeux autour de la production de la connaissance. Ils ont guidés nos lectures ces dernières années, regardant le monde depuis une orientation théorique pragmatique, un dialogue renouvelé avec la philosophie morale et politique ou encore depuis des perspectives que l’on qualifiera de « pluralistes » non réduite aux rapports sociaux de type « agonistique ». Ces considérations ouvrent un spectre suffisamment large pour que les trois co-organisateurs ou soutiens principaux du projet puissent s’investir à nos côtés sur ce que nous appellerons dans l’introduction une « conversion » du regard sur nos métiers du social et du soin : le Groupe de Sociologie Politique et Morale de l’EHESS Paris, le Groupe de Recherche sur l’Action Publique de l’Université Libre de Bruxelles, la Revue du Mouvement Anti-utilitariste dans les Sciences Sociales - MAUSS. Nous sommes redevables à Nicolas Dodier, Jean-Louis Génard, Alain Caillé et Philippe Chanial (directeur adjoint de l’IRISSO et coorganisateur à ce titre également) ainsi qu’à leurs équipes d’avoir pu donner par leur investissement, la dimension internationale espérée au projet.

6Autour des co-organisateurs des chercheurs sont venus enrichir encore davantage le comité de pilotage lors des différentes réunions préparatoires en 2008 et 2009 : Franck Lebas, Pascale Molinier, Bertrand Ravon, Fabrizio Cantelli, Virginie Tournay, Marta Roca i Escoda, Anni Borzeix, Jean-Marc Weller, Carole Gayet, Patricia Paperman, Delphine Moreau, Marc Breviglieri et nos collègues du LASMIC et du GREDEG. Nous sommes particulièrement redevables à Bernard Conein d’une présence assidue et néanmoins discrète à nos côtés. Merci à Roland Coenen de nous avoir fait découvrir avec tant de passion et de conviction, la « neuro – éco – systémie » dans nos différents séjours à Bruxelles, et l’usage des travaux en neurosciences des émotions pour militer pour une réforme de la pédagogie des établissements sociaux et médico-sociaux.

7Dans les contributeurs numériquement reliés, les discussions avec Luca Pattaroni depuis Lausanne pour analyser les dilemmes moraux à l’œuvre dans les politiques d’action sociale contemporaines raffermirent nos convictions. Nous avons aussi fortement appris de la grande générosité dans l’échange de Marcel Hénaff depuis les Etats-Unis et en Normandie au colloque de Cerisy en juin 2009. Nous étions réunis par Alain Caillé et l’équipe presque au grand complet de la communauté maussienne et de leurs collègues anglais. Ce fut une rencontre humaine et intellectuelle particulièrement riche.

8Les recherches développées à Lyon en travail social et de soin (équipes MODYS, ONSMP/ORSPERE, Collège CoopératifRhône-Alpes) ont aussi fortement contribué à nourrir les échanges durant ce colloque. Bertrand Ravon a été pour nous d’un grand soutien ainsi que Christian Laval, Eve Gardien et Benoit Eyraud, rencontrés à nouveau à Lyon au cours de la préparation de la publication. A quelques centaines de kilomètres en redescendant vers le bleu azur, Philippe Warin fut aussi disponible et sollicitable par poste informatique interposé pour renforcer, avec Virginie Tournay nos réflexions sur l’action publique, forts de leurs travaux au laboratoire de Science Po Grenoble PACTE et à l’ODENORE.

9N’oublions pas non plus l’apport essentiel de chercheurs experts du domaine mais avec un regard à la fois éloigné et curieux devant les perspectives rappelées plus haut. Il s’agit de Michel Chauvière, Alain Ehrenberg, Mathieu Hely et nos collègues niçois Isabelle Feroni et Gilles Frigoli.

10Nos autres partenaires, la revue Sociographe, et l’Observatoire Régional des Métiers ont relayé la diffusion de la tenue du colloque et nous attendons aussi beaucoup de la phase de promotion qui va suivre à leur côté et plus largement. Nous souhaitons enfin dire notre reconnaissance à l’équipe éditoriale de Revel particulièrement à Marie-Luce Rauzy et Richard Marsot et à Claire Gaugain et Sylvie Grenard de la MSH de Nice pour l’accueil chaleureux et très stimulant réservé à notre projet de publication. Nous avons pu vivre avec eux une expérience enthousiasmante de « communauté de savoirs » dans une confiance réciproque jamais démentie.

11C’est donc bien une aventure collective qui nous a unis et se poursuivra par d’autres prolongements à venir nous l’espérons, dans l’objectif de poursuivre le travail de valorisation de la recherche sur les terrains de l’action sociale et de soin. Nous pensons ici à nos collègues de l’Association Internationale pour la Formation, la Recherche et l’Intervention Sociale – AIFRIS, de la Haute Ecole du Travail Social de Genève représentée dans ce colloque par Marc Breviglieri qui venait tout juste d’y être nommé professeur. A Jean Foucart et à la revue Pensée plurielle. Nous avons eu le plaisir d’échanger avec eux lors du 2e congrès de la Société Suisse du travail Social en mars 2010. Merci également à la revue Tracés avec laquelle des contacts sont initiés depuis 2009 et poursuivis lors du dernier Salon de la Revue (15, 16 et 17 octobre 2010). Notre collègue de l’université de Genève, Frédérique Giuliani, et ses travaux autour de « la voix de l’acteur faible » nous ont fortement inspirés et motivés (codirigés avec Jean-Paul Payet, Denis Laforgue et Corinne Rostaing). Merci aux sociologues Laurent Mucchielli, Alexandra Bidet, aux philosophes Guillaume le Blanc, Sandra Laugier, Alain Loute et Laurence Blésin. Enfin à Daniel Cefai pour la justesse de ses conseils. Avec toutes et tous des discussions se sont engagées depuis, mais trop tard pour être reproduites dans cet évènement inaugural. C’est donc une invitation difficile à cacher de poursuivre l’action et la réflexion sous la forme associative, peut être, d’une « communauté épistémique » avec les chercheurs, les praticiens, les gestionnaires, que nous appelons de nos vœux…

12Catherine Felix & Julien Tardif

Notes de bas de page numériques

1  Pour lire Françoise : Francoise Tétard et Vincent Peyre, Des éducateurs dans la rue. Histoire de la prévention spécialisée, La Découverte, 2006 ; et avec Claire Dumas, Filles de Justice. Du Bon-Pasteur à l’Éducation surveillée (XIXe-XXe siècles), Beauchesne, ENPJJ, 2009).

Annexes

Laboratoires et équipes cités

IRISSO l’Institut de Recherche Interdisciplinaire en Sciences Sociales

GREDEG - Groupe de Recherche en Droit Economie Gestion

GSPM / EHESS Paris - Groupe de Sociologie Politique et Morale

GRAP - Groupe de Recherche sur l’Action Publique

Centre d’histoire sociale du XXe siècle

Revue du MAUSS

Pour citer cet article

« Remerciements », paru dans Actes éducatifs et de soins, entre éthique et gouvernance, Actes du colloque international (Felix C., Tardif J., éd.), Nice 4-5 juin 2009, Introduction générale, Remerciements, mis en ligne le 01 octobre 2010, URL : http://revel.unice.fr/symposia/actedusoin/index.html?id=768.