Edouard Gardella


Doctorant à l’Institut des sciences sociales du politique (ISP-Cachan), et moniteur au département de sciences sociales (ENS Cachan). Il travaille sur la relation d’assistance, en particulier l’urgence sociale, dans une perspective de sociologie de l’action publique et des arènes publiques. Il a contribué à l’ouvrage dirigé par Daniel Cefaï, L’engagement ethnographique, Paris, EHESS, 2010.

Articles de l'auteur


Actes éducatifs et de soins, entre éthique et gouvernance | Actes du colloque international (Felix C., Tardif J., éd.), Nice 4-5 juin 2009 | Plénière 3 : Les pratiques éducatives en urgence sociale

Au rythme de l’accompagnement. L’expérience éthique du travail de rue dans l’urgence sociale

Travailler sur la relation d’assistance consiste à en caractériser la forme, en expliquer l’émergence et le maintien, et en expliciter les conséquences. La relation d’assistance se caractérise, depuis les années 1990, par le thème de l’« accompagnement ». Dans une perspective pragmatique, comprendre cette forme relationnelle passe par prendre au sérieux la façon dont les travailleurs sociaux l’expérimentent et l’évaluent ; ce qui revient à enquêter sur l’éthique de l’accompagnement. A partir du terrain de l’urgence sociale, et en développant le cas d’une situation catégorisée par les travailleurs sociaux comme de la « voierie sociale », il est possible de mettre au centre de l’accompagnement la notion temporelle de rythme comme garantie de sa dimension éthique. Le travail sur l’accompagnement permet ainsi d’esquisser quelques pistes pour une plus grande prise en compte du rapport au temps dans la relation d’assistance.

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