Revue Française de Musicothérapie | Volume XXXVII n°1 |  Chroniques professionnelles 

Isabelle Julian  : 

Absente aux actualités de la musicothérapie ?

Résumé

Notre cadre sonore et musical permet de faire émerger de nombreux éléments individuels et groupaux. Qu’en faire ? Comment les interpréter ? Comment les mettre en travail dans notre cadre interne et notre fonction de soignant ? Engager son travail thérapeutique dans une voie théorique doit-il rendre sourd aux autres approches ? Envisagée sous le signe de la multiplicité, la rencontre d'écoutes différentes ouvre sur la recherche et le repérage de points de rencontre, d’accordage de séparation ou même de silence afin d'entrer dans un dialogue constructif et créatif.

Abstract

Our sound and musical framework allows for many individual and group elements to emerge? What to do with them? How to interpret them? How to make them work in our internal framework and our caring function? To engage one's therapeutic work in a theoretical direction doesn't have to lead to excluding different approaches? When conceived under the auspices of multiplicity, the meeting of different readings opens up to the search for and the signposting of aspects of convergence, of "agreements to disagree" or even of silence, in order to enter into a creative and constructive dialogue.

Index

mots-clés : Musicothérapie analytique de groupe – écoute analytique

keywords : Analytical listening – group analytical music therapy

Texte intégral

1Absente aux actualités de la musicothérapie ?

2Hasard des calendriers : en même temps, sortie d’un ouvrage collectif, aboutissement imprévu d’un long travail d’élaboration que j’ai mené il y a quelques années avec un groupe de professionnels soignants d’un intersecteur de pédopsychiatrie sur la place de la voix dans la médiation : impossible de ne pas y être présente … et cette Journée à laquelle Dr Duperret m’avait conviée, ce dont je la remercie. Vraiment désolée de ce « faux bon », j’ai promis un texte qui serait lu sur place. Le voici.

3Bien évidemment, je regrette infiniment de n’être pas aujourd’hui avec vous. Un comble pour moi qui aime tant ces espaces groupaux où l’on entend des interventions très différentes favorisant une pensée créative multiple qui s’improvise et se déploie au fur et à mesure des interventions et des échanges, avec toute la richesse et les surprises de la spontanéité.

4Qu’elle aurait été ma participation ? Qu’aurais-je cherché à développer aujourd’hui par rapport aux actualités de notre discipline ? Aujourd’hui, certains évoqueront des images cliniques, d’autres des écrits cliniques, d’autres peut-être même des enregistrements sonores cliniques. Supports concrets très différents résultant tous de cadres cliniques, ils disent des modes d’expression et des approches très différentes – de la sensorialité jusqu’à la théorie – qui ont pourtant tous en commun un espace interne de réflexion en perpétuelle construction. Avoir quelquefois cela en tête permettrait d’éviter dans bien des synthèses tant de confrontations quelquefois si destructrices ! Penser différemment semble plus introduire du morcellement dans les équipes que de chercher à solidifier une trame groupale commune minimale entre soignants qui s’attachent pourtant tous, chacun avec son orientation, à  comment penser la pathologie. Ce clivage ou ce morcellement à l’œuvre, souvent écho de la pathologie même, nous empêche de nous laisser entendre sans entrer en résistance pour créer, là où nous n’allons justement jamais entendre ! Pouvoir écouter dans la superposition ouvre cependant autrement l’espace de pensée du groupe et de chacun. Une fois de plus, je retombe sur cette écoute qui peut être si différente, fondamentalement, structurellement, face aux éléments communs que sont : pathologie, cadre, objet et modes d’éclairages théoriques ; écoute dont on se réjouit pourtant de sa multiplicité, lorsque cela fonctionne dans une équipe et qu’elle devient alors vraiment groupale avec toute la « perspective »  qui s‘ouvre à tous et pour nos patients, à ce moment précis.

5Une recherche envisagée par notre médecin chef hospitalier avec une équipe universitaire de recherche cognitiviste n’a finalement pu se faire. J’ai été apparemment la seule à l’avoir amèrement et vraiment regretté parce qu’en tant que musicothérapeute pourtant d’orientation clairement analytique, j’avais un matériel clinique unique, très important, très complet et très riche : dans un seul cadre, éléments corporels, éléments psychanalytiques, éléments groupaux, éléments psychiatriques, éléments musicaux, éléments sonores, éléments culturels, etc. pouvaient s’y déployer pour y être travaillés sur un plan ou un autre, ce qui nécessite, bien sûr, un travail d’analyse conséquent. Des professionnels très différents qui assument tranquillement leur orientation théorique ont tout à gagner d’une rencontre avec d’autres chercheurs à l’esprit et l’écoute ouverte : un accès favorisé à la multiplicité, à la groupalité interne, à la transmodalité, etc. au final, l’alchimie de chaque être humain, ses états successifs, son cheminement, puisque nous ne sommes tous, par rapport aux patients, que témoins ou partenaires d’étapes, de tranches de temps, de temporalités plus ou moins accordées, de vécus internes et d’enchaînements de faits qu’il faut réorganiser et harmoniser sans cesse et dont chaque patient est au plus proche, même si de l’autre côté, de son côté, et même si désaccordé. Réaccorder l’intérieur et l’extérieur : deux cadres qui peuvent être si différents pouvant aller de l’écrasement jusqu’à une totale dissociation.

6Une réalisation sonore poétique réalisée dans un cadre thérapeutique avec les voix réunies de patients, soignants et tiers « étrangers » au service, a eu des effets de méta-cadre évidents dans l’hôpital de jour – avec d’incroyables effets thérapeutiques sur certains patients et des effets certains sur la groupalité de l’équipe. Racontée à deux personnes dont je ne savais pas encore qu’ils étaient deux chercheurs universitaires sur la voix, il a semblé à ces chercheurs que ce matériel les intéressait beaucoup car déjà calibré pour une recherche : j’espère qu’un travail commun s’enrichissant de la pensée théorique de l’autre, dans sa différence, verra bientôt le jour et que je pourrai en parler plus concrètement, dans une future journée d’étude incluant la musicothérapie. En faisant de la pure art-thérapie dans un contexte clinique, voilà que cela se révèle intéresser des chercheurs en neurosciences !! Je ne leur demande pas de valider quoi que ce soit de mon travail qui est ce qu’il est, dont je peux démonter tous les rouages et démontrer ses effets thérapeutiques et ses limites. Mais il sera à coup sûr passionnant de croiser nos analyses sur un même matériel. Nos montagnes ne sont-elles pas faites de couches géologiques successives ? Les mettre en évidence ne change rien à l’ « état de la montagne », à l’ « objet montagne », à l’état de ce qui pourra être plus ou moins mis en évidence par tel ou tel type d’approche scientifique. Lapalissade me direz-vous… Il suffit de venir travailler en psychiatrie pour voir que réaffirmer ces piliers fondamentaux n’est pas vain… Surtout lorsque les équipes se déchirent lorsqu’un mode de pensée nouveau apparait et cherche à s’imposer en faisant table rase du passé ! On peut même quelquefois en perde concrètement son travail !

7Ensuite, j’aurais aimé développer ce que je ne cesse de peaufiner depuis tant d’années dans mon cheminement avec les étudiants dans la formation des Art-thérapies Sorbonne Paris Cité Descartes, du fait de mon travail en musicothérapie analytique de groupe, la « communication sonore » théorisée par Edith Lecourt.

8Comment, à partir d’un cadre solidement constitué, pouvoir justement construire, déployer et superposer de façon dynamique, dans son écoute, des approches, des apports différents et ainsi se forger peu à peu une écoute vivante et multiple ? L’écoute forcément associée au sonore et au musical, est multiple, par définition, comme le son et qu’on le veuille ou non. Je préfère substituer au terme de « polyphonie » qui présuppose des matériaux accordables, celui de « multiple » qui permet d’intégrer dans une pratique clinique, le hors cadre, l’inorganisé, la transmodalité, et les approches théoriques quelquefois opposées. Devrais-je alors plutôt évoquer une sorte de « méta-écoute » terme qui mettrait en évidence par la possibilité des emboitements de cadre, une perspective infinie partant d’un infime que l’oreille ou les enregistreurs peuvent capter ? C’est cette écoute multiple qui me permet toujours, dans la clinique de l’individu ou celle du groupe, de construire à la fois des cadres d’art-thérapie très solides et très cohérents et de pouvoir y recueillir « tout » ce qui va s’y déployer, c'est-à-dire pas uniquement ce que je cherche à trouver parce que je le reconnais ou que ma théorie de référence le dit. Nous avons tous en tête des exemples où des approches culturelles très différentes par rapport à un « objet », un vécu ou une façon d‘être sont interprétées de façons très différentes selon les participants d’un groupe !! Alors travailler dans le cadre bien sûr, évidemment mais surtout dans le hors cadre, le paradoxe : pouvoir aller « tricoter » dans une dimension de restructuration, de redéfinition, de réunification dans des zones profondes assez inaccessibles habituellement sans pour autant « squeezer » le reste. Il faut dire qu’autisme, psychose et schizophrénie comme hamac journalier, ça nous oblige à apprendre à penser autrement le sonore !! Survivre disait Winnicott … car c’est bien de cela qu’il s’agit ! C’est bien la pathologie qui oblige à construire un autre type d’écoute : une certaine écoute propre au musicien instrumentiste ou chanteur transposée sur un autre objet, franchement pathologique, chacun dans un cadre théorique différent : un vrai objet hybride que cette écoute là !

9Lors d’une récente et conséquente formation suivie en vue de l’obtention de l’agrément de l’ARS à l’utilisation du titre de psychothérapeute, un Professeur de l’Hôpital d’Amiens est venu faire une longue intervention sur la « remédiation cognitive ». Ecoutant avec grand intérêt tout le déroulement d’un travail effectué sur ordinateur avec les patients, je n’arrivais pas à comprendre pourquoi cela me touchait subtilement d’une façon si différente de mes modes habituels de réactions psychiques, intellectuelles ou corporelles. Ce n’est qu’à la toute fin, lorsqu’il est « revenu » vers nous qui l’écoutions une fois sa démonstration faite (mouvement interne dans l’écoute bien particulier, très repérable pour un musicothérapeute travaillant sur l’enveloppe sonore individuelle et groupale), que j’ai pu saisir ce qui s’était en fait imposé à moi, ce qui avait résonné tout au fond, au fur et à mesure de sa démonstration et que je n’aurais même pas entendu si mon écoute n’était pas ouverte à ce qui est justement différent : j’avais fait exactement la même chose, c'est-à-dire un parcours tout à fait comparable avec un « objet externe » lorsque j’étais enfant, il y a très très longtemps; mais moi, c’était avec un instrument de musique puisque mise au piano à partir de 5 ans ou 6 ans. Apprentissages cognitifs extrêmement comparables bien que les deux objets soient si différents : en commun une structuration cognitive profonde par rapport à un objet externe mais avec une différence de taille : l’accès à la musique, bordée par son cadre culturel, permet en plus de se mettre en relation avec les autres, de se construire une place dans un groupe, de s’exprimer et de communiquer avec autrui. Amiens était trop éloigné pour aller y travailler. Dommage, mais nous avons conclu nos échanges sur l’intérêt que chacun prenait à comprendre le cadre et l’approche méthodologique de l’autre, bien que sur des « segments » très différents.

10Alors je garde encore plus précieusement qu’avant mon identité de musicothérapeute, maintenant que certains aspects m’en sont dévoilés par l’apport des neurosciences et que cela enrichit la pensée de ma fonction ! Et je redécouvre, encore une fois de plus, du fait d’une nouvelle approche qui m’était au départ étrangère, que lorsque je chante, je ne mets pas l’inconscient d’un côté, la cognition de l’autre, la communication encore ailleurs … : tout fonctionne en même temps !

11La musicothérapie permet d’être encadré soit dans un espace de pensée ou un autre mais aussi de restaurer très profondément ce fonctionnement global qui s’appuie sur des entrées et modes d’accès au monde très différents (la perception, les affects, l’inconscient, le fonctionnement cérébral, etc.). Cette possible globalité restaurée ne permet-elle pas de mieux accéder à la réparation ou la tentative de réparation de ratés fonctionnels ou psychiques ? Mes 20 ans et quelque d’échanges très approfondis avec les patients venus en musicothérapie sur une durée longue me feraient pencher vers une réponse affirmative.

12En dernier point, j’aurais évoqué ce que j’ai découvert très récemment et dont je me serais bien passée à vrai dire : les suites de l’opération d’un cerveau. Cette fois-ci pas celui des patients, objet d’études des soignants, mais le mien qui a du être « débranché » un certain nombre d’heures, le temps d’une opération conséquente. Séquelles cognitives annoncées comme certaines mais devant se résorber petit à petit, j’ai pu apprendre de cela, en le vivant de l’intérieur (l’irruption du Réel lacanien) quelque chose de, pour moi, très nouveau : une totale déconstruction interne, heureusement très momentanée, dans le fonctionnement même du cerveau. J’ai vécu quelques mois ce que vivaient certains de mes patients avec qui j’ai toujours construit, à partir d’eux et dans un esprit de reconstruction et de redécouverte de la médiation proposée avec chacun, là où ils étaient et non là où je voulais les mener du fait de mon cadre.

13Ce « débranchage », une magistrale mise hors cadre de soi-même ? Certes, mais aussi, de fait, une mise hors cadre de ma fonction professionnelle dans un cadre où la psychose était à l’œuvre à chaque seconde.

14Finalement, ce ne sont que des hors cadres superposés comme dans le sonore, comme dans la musique, et dont je me demande subitement si ce n’est pas là la source du renforcement de mes idées de méta-cadre, pensées devenues évidentes avec le travail groupal poétique sur les voix, juste avant mon arrêt ?

15Ce débranchage donc, m’a permis de façon très involontaire de mettre en conscience et avec évidence la plasticité d’un cerveau qui a été modelé par l’art des connexions musicales, il y a si longtemps (depuis toujours devrais-je dire puisque née dans une famille musicienne). Comment allait-il falloir reconstruire ces éléments structurels sur lesquels je m’appuyais depuis toujours sans le savoir et qui me permettaient d’être, de redevenir qui j’étais et le sujet que j’étais devenue au fur et à mesure de mon parcours de vie. Connaissance vraiment imprévue qui m’a fait saisir à quel point on pouvait être subitement totalement perdu et surtout, pire encore, ne plus être compris du tout de son entourage, celui-ci se révélant alors très projectif en confondant vie psychique, vie émotionnelle, et incapacité du cerveau à fonctionner ! Merci à mon oreille qui a entendu à sa façon et avant tout le monde la pathologie, aux chirurgiens, aux images extraordinaires que j’ai pu voir en direct … et tant pis pour les interprétations erronées.

16J’en ai appris des choses à mon insu et bien malgré moi ! Et je suis encore plus sûre qu’avant qu’il faut entendre les autres disciplines pour chercher à créer avec eux une musique, symbolique bien sûr, plutôt que de rejeter l’autre pour l’étrangeté à soi-même qu’il représente. Certains connaissent peut-être les travaux du Dr C. Morin, chargée de recherches à l’Inserm à la Pitié-Salpêtrière qui a réussi à faire des ponts extraordinaires avec la pensée de Lacan sur la notion de perte, ici réelle mais aussi symbolique, à partir du vécu de ses patients cérébraux lésés. Elle s’est réellement approchée d’eux à travers leurs vécus psychiques internes avec une écoute profonde allant jusqu’au stade du miroir, tout en restant un médecin, spécialisé dans les neurosciences. L’humanité déployée là, au plus près de la pathologie et cherchant à relier et faire dialoguer neurosciences et psychanalyse ne s’est bien tissée là, pour le bénéfice des patients, que du fait d’une pensée ouverte et multiple.

17Alors vous comprenez à quel point je regrette de ne pas être là ! Modelée profondément par la pratique musicale instrumentale et vocale d’abord classique, puis contemporaine et ethnique, le travail corporel, une longue cure psychanalytique (à notre époque on n’ose même plus en dire le nombre d’années), le travail groupal, le transgénérationnel, etc. je découvre maintenant à quel point cette écoute singulière qui va « de l’infime au méta-cadre » et ce  dans la « multiplicité » et  dans une « perspective en mille feuilles », écoute engrangée à mon insu dans les expériences sonores et musicales et qui s‘est révélée à moi peu à peu, durant 20 ans de pratique psychiatrique enfants et adultes, pratique accompagnée d’une intense réflexion… , cette écoute multiple donc, c’est justement ce qui m’a toujours permis de sortir des combats mortifères entre spécialistes aux effets dévastateurs dans certaines équipes. Et c’est en faisant l’expérience de sa perte que j’en redécouvre la richesse !! Comment imaginer que j’allais réellement mieux comprendre un élément important de la théorie lacanienne qui a eu l’effet de me faire repenser autrement la musicothérapie, à cause d’une opération au cerveau !!!

18Cette écoute retrouvée ne me servira maintenant probablement plus directement dans des ateliers thérapeutiques hospitaliers, quoique … mais va se mettre à la disposition des soignants et de leur vécu au travail afin de transmettre, dans des cadres créés spécialement pour eux, ce que la création rigoureuse d’une espace interne de musicothérapeute nous permet de construire : une écoute individuelle et groupale qui va du singulier au méta-cadre en passant par l’informe et le multiple permettant ainsi de remettre en route ou restaurer des processus de vie psychiques et corporels, quel que soit le canal privilégié utilisé par chaque praticien.

19D’après mon humble expérience, modèle psychanalytique et modèle cognitiviste ne peuvent s’opposer : les modèles théoriques doivent pouvoir s’ouvrir aux autres, sans que chacun en perdre son identité, et permettre de chercher et dégager des points de rencontre ou d’opposition; non pour s’anéantir mais pour, comme dans toute musique ou toute production sonore, créer ensemble. Une pure problématique groupale donc, dont la créativité est la cheville ouvrière !!

20La tradition initialisée par Edith Lecourt durant tant d’années dans ces Journées Scientifiques a toujours été celle de chercher à intégrer les différences et les points de vue multiples. Tant de recherches à partir d’enregistrements d’objets sonores groupaux effectués à l’hôpital pourraient être faites dans cette approche multifactorielle … J’espère sincèrement que des partenariats et des rencontres prendront germe à partir de cette Journée, même si c‘est complexe et demande à chacun de déployer une écoute un peu différente. Car que nous dit le silence de l’autre, de celui qui ne pense pas comme nous ? Qu’il n’a rien à dire ou bien au contraire qu’il lance une invitation à développer autrement un espace de pensée commun ?

Pour citer cet article

Isabelle Julian, « Absente aux actualités de la musicothérapie ? », paru dans Revue Française de Musicothérapie, Volume XXXVII, Chroniques professionnelles, Absente aux actualités de la musicothérapie ?, mis en ligne le 05 juillet 2018, URL : http://revel.unice.fr/rmusicotherapie/index.html?id=3900.


Auteurs

Isabelle Julian

Musicothérapeute, psychothérapeute, Paris.