Nelly Madeira


Musicothérapeutes, psychiatrie de l'adulte, Chalon sur Saône (71).

Articles de l'auteur


Revue Française de Musicothérapie | Volume XXXVII | Articles

Déficience intellectuelle profonde et remédiation cognitive. Des outils pluridisciplinaires pour co-construire un accompagnement adapté à ce handicap mental en musicothérapie

La déficience intellectuelle profonde est un handicap mental où la sphère cognitive se retrouve considérablement altérée. Les cognitions sociales sont défaillantes et d’autres atteintes cognitives sont présentes, comme des difficultés au niveau de l’attention et de la mémoire. La musique peut jouer un rôle fondamental dans le lien à construire avec ces personnes. Avec ce public, la musicothérapie apparaît comme un excellent médiateur pour développer et favoriser la relation et la communication à l’autre, maintenir un lien social. Plus qu’un simple objectif de socialisation, c’est tout un changement qui s’opère aux niveaux des capacités cognitives de la personne. Cette amélioration des capacités cognitives est possible grâce la plasticité cérébrale et à l’impact qu’à la musique sur le cerveau. La musicothérapie a un rôle à jouer dans la remédiation cognitive (ou stimulation cognitive) auprès de personnes atteintes d’une déficience intellectuelle profonde afin de leur apporter un quotidien plus riche en relation et en autonomie. Major intellectual deficiency is a mental handicap where the cognitive sphere is found considerably faded. Social cognitions are failing and other cognitive attacks are present, like difficulties on the level of the attention and memory. The music can play a fundamental role in the link to build with these people. With this public, the music therapy seems an excellent mediator to develop and support the relation and the communication with others, to maintain a social link. More than one simple objective of socialization, it is a whole change which takes place on the levels of the cognitive capacities of the person. This improvement of the cognitive capacities is possible thanks to a cerebral plasticity and an impact of the music on the brain. The music therapy plays a role in the cognitive remediation (or cognitive stimulation) near people reached of a major intellectual deficiency, in order to bring to them some days richer in relation and autonomy.

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Revue Française de Musicothérapie | Volume XXXVIII | Articles

Quelle parole le musicothérapeute en psychiatrie doit-il faire surgir ? En psychiatrie, le musicothérapeute doit-il absolument faire parler les malades ?

Il est classique d’admettre que de parler et ainsi d’exprimer ses soucis à autrui peut avoir bien souvent une fonction apaisante. C’est sur ce point de vue très populaire que les soins en psychiatrie reposent le plus souvent. Les nombreux théoriciens du soin psychique offrent de fréquentes illustrations cliniques au sujet du sens du symptôme psychiatrique, du point de vue de la dynamique intra subjective et/ou intersubjective. Souvent le malade mental ne parle pas, qu’il ne le puisse ou ne souhaite pas, ou bien parle « à côté », dans un langage parlé hermétique. C’est pour cela que les techniques du soin psychique ayant recours à certaines médiations artistiques, et surtout à la musicothérapie, revêtent un intérêt non négligeable. Il est, dans le présent travail, question de faire référence à plusieurs situations thérapeutiques ou le recours à la parole elle-même représente un obstacle à la possibilité de symbolisation de la personne malade. Nous dressons ainsi, du côté de la psychiatrie, une sorte de petit catalogue de cas de mutisme ou de silence pathologique que la musicothérapie, grâce à chaque fois à un aménagement du dispositif, va permettre de lever. It is commonly accepted that talking to someone else about one’s troubles[3] can have a calming effect.  Indeed, psychiatric care generally revolves around talking therapies.  Many clinical examples from mental health care theorists look at the meaning of psychiatric symptoms in the light of intra- and/or inter-subjective dynamics.  Often, psychiatric patients do not speak, either because they cannot or do not wish to, or else because their spoken language is incomprehensible or beside the point.  Hence the considerable value of psychotherapies which use art as a medium, in particular music therapy.  Here, we refer to several clinical examples where the very use of language represents an obstacle, which inhibits the patient’s capacity to symbolise.  Aimed at the field of mental health care, this article provides a sort of mini-catalogue of cases, where music therapy has helped to overcome mutism or pathological silence thanks to constant adjustments in our treatment methods.

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