Jean-Michel Vives


Professeur de Psychologie Clinique et Pathologique – Université de Nice. Laboratoire CIRCPLES EA 3159.
Psychanalyste, 90 Chemin Beau Site 83100 Toulon

Articles de l'auteur


Oxymoron | 0-

A cor et à cri. La mise à mort de l’opéra : un acte contemporain

L'évolution du genre opéra a cette particularité d'être bornée temporellement. On peut aisément y repérer un acte de naissance : la création de l'Orfeo de Claudio Monteverdi et, un faire part de décès qui serait transmis à travers l'œuvre d'Alban Berg, Lulu. A travers l'étude de cette évolution l'auteur s'attache à montrer comment le dispositif opératique, dispositif social visant à permettre la jouissance et la mise à distance de l'objet voix, est tout entier traversé par la dynamique pulsionnelle de l'invocation.

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Oxymoron | 2

L’analyse de contrôle : une façon de ne pas oublier.

Le journal d’Elisabeth Géblesco : Un amour de transfert, Journal de mon contrôle avec Lacan (1974-1981), témoigne d’un parcours singulier. Il permet de repérer ce que sont les enjeux d’un travail de contrôle et plus particulièrement l’importance du transfert qui le sous tend. Le but du contrôle se révélerait être, in fine, une façon de ne pas oublier les effets de ce savoir inconscient approché à l’occasion de la cure.

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Oxymoron | 3

De l’épisode phobique au devenir metteur en scène d’opéra du « petit Hans »

Le cas du « petit Hans » est un des plus commentés de la littérature analytique. Son devenir metteur en scène d’opéra à partir de 1925 en Europe puis aux Etats-Unis reste beaucoup moins connu. Cela peut paraitre d’autant plus étonnant que Freud repère très tôt l’émergence de cet intérêt chez Hans. Pour autant il ne le commentera ni au moment où il relate le cas en 1909, ni lorsque Hans lui rend visite en 1922, alors que celui-ci a déjà choisi de devenir metteur en scène d’opéra. L’auteur de cet article s’attache à montrer en quoi ce choix artistique pourrait être compris comme une façon d’accommoder, dans une double relation transférentielle à Freud et à son père, les restes non analysés du « charivari » et de « la tache noire » apparus au moment de l’épisode phobique. The case of «Little Hans» is one of the most commented upon in analytical literature. His becoming of an operatic stage director as from 1925 in Europe and then in the United States of America, is much less known. This may seem all the more surprising as Freud detects very early on this emerging interest in Hans. Yet Freud does not mention it, neither in 1909 when he relates the case, nor when Hans visits him in 1922, even though Hans had already at this point decided to become a stage director for opera. The author of this article endeavors to illustrate how this artistic choice could be understood as a way of accommodating, in a double transferential relationship to Freud and to his father, the non analysed remains of « Krawal » (term invented by Hans himself) and of « the black stain », both of which appeared during the phobic period.  El caso del « Pequeño Hans » es uno de los más comentados de la literatura analítica. Convirtiéndose en un director de escena de ópera desde de 1925 en Europa y Estados Unidos sigue siendo mucho menos conocido. Esto puede parecer aún más sorprendente que Freud fue conciente muy temprano de este interés creciente por Hans. Curiosamente no comenta al relatar el caso en 1909, ni cuando Hans le visitó en 1922, aunque ya se ha elegido para convertirse en director de escena de ópera. El autor de este artículo intenta mostrar cómo esta position artística puede entenderse como una manera de acomodar, en una relación de transferencia doble de Freud y su padre, lo que no se analizaron los restos de la « algarabía » y « el punto negro » aparecidos en el momento de la fobia.

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