Oxymoron | 4 Art, Science et Psychanalyse 

Frédéric VINOT  : 

De l’arrière-pays en psychologie clinique et psychanalyse

Résumé

Il s’agit là d’une allocution présentée en ouverture du premier colloque de psychiatrie et de psychologie clinique de Breil-sur-Roya (06) qui eut lieu le 10 novembre 2012. Deux éléments pourront donner quelques lumières sur certains propos tenus : d’une part le colloque avait pour objet (entre autre) une attention particulière portée aux médiations thérapeutiques par l’art ; d’autre part le village de Breil-sur-Roya se situant à plus d’une heure de route de Nice, on y accède par une route sinueuse qui passe par l’Italie pour ensuite revenir en France. Cependant, l’enjeu même du texte est de décoller l’idée d’arrière-pays de toute localisation géographique pour en révéler, non pas –seulement- sa dimension poétique ou artistique, mais son envers inconscient. En ce sens, ce texte s’insère dans une réflexion plus vaste portant sur une approche psychanalytique de l’habiter.

Index

Mots-clés : arrière-pays , art, habitat langagier, médiations thérapeutiques, Yves Bonnefoy

Texte intégral

1Tout d’abord je dois une explication sur l’origine du propos que je vais tenir. Lorsque je suis venu ici, il y a quelques mois, pour faire la rencontre des soignants du FAM l’Eolienne, en prévision de cette journée de travail, dont j’espère qu’elle n’est que la première d’une série, donc lorsque je suis venu ici, ce fut d’emblée un premier constat : dans notre beau département des Alpes-Maritimes, la psychologie clinique, et la psychanalyse, ne s’aventurent guère loin du rivage, du littoral (pour citer une intuition de Lacan sur la nécessité de ce qui fait bord). Bien sûr je ne veux pas parler de sa pratique, qui ne saurait s’interdire aucun territoire, mais je parle plutôt des « évènements » de nos communautés de pensée, qui se font systématiquement dans les cités du bord de mer.

2Là, tout à coup, nous faisions le rêve d’organiser quelque chose, loin de la mer et de ses attraits. Et lorsque L’arrière-pays, le titre du merveilleux ouvrage d’Yves Bonnefoy m’est apparu, très rapidement lors de cette visite, il était devenu désormais impossible d’y échapper. Travailler ici, c’était l’occasion de s’interroger sur ce que la psychologie clinique et la psychanalyse pouvaient recueillir de cette étrange idée d’arrière-pays… Cependant, je voudrai dores-et-déjà vous indiquer la pointe de mon propos : Breil-sur-Roya n’est pas l’arrière-pays, mais il peut y avoir de l’arrière-pays à Breil-sur-Roya.

3L’arrière-pays est une curieuse notion. Xavier Girard commence un texte qu’il y consacre en indiquant que les géographes ne l’utilisent pratiquement jamais et que les historiens l’ignorent volontiers, comme si l’histoire passait au loin pour se concentrer sur les plaines, les villes et bien évidemment sur le littoral. L’administration quant à elle ne connaît que le moyen et le haut pays, le bas ayant perdu droit de cité. Et pourtant, continue-t-il, le mot a survécu. Quiconque s’est promené sur les côtes méditerranéennes l’a entendu un jour. Aller dans l’arrière-pays, quitter la ville et l’avant-scène littorale pour s’en aller vers la campagne proche, la maison à flanc de colline, le cabanon, le village perché et les vallées ombreuses font partie des habitudes1.

4Mais ses limites sont très variables. Où commencerait mon arrière-pays ? Une fois passée l’ombre du Baou de Saint-Jeannet, cette immense rocaille que l’on peut voir aussi bien d’Antibes que d’Eze, et sous laquelle j’ai grandi ? Une fois passée l’ancienne école municipale du petit hameau du Chaudan, dans laquelle pendant plusieurs années je suis allé écouter les travailleurs sociaux des « vallées » ? Vous entendez que j’utilise ici le singulier, un singulier qui ne permet pour autant pas de le localiser efficacement. Et comment donc le pourrait-il alors même que le Dictionnaire historique d’Alain Rey le définit ainsi « Région au-delà de la zone côtière ou du territoire occupé ». Occupé… par qui ? par quoi ? J’y reviendrai tout à l’heure.

5Je continue pour l’instant avec Xavier Girard pour qui l’arrière-pays n’est pas sans évoquer « un pays de froid et de neige, pays raboteux, bastionné, dissident, archaïque, diabolique, illuminé, pays de vieilles rancunes et de vieilles croyances (…) mais aussi pays refuge des libertés, par rapport au monde d’en bas infesté de prêtres, de notaires, de soldats et de policiers (…) L’arrière-pays garde aujourd’hui encore cette aura d’indépendance et de secret : c’est le pays haut, d’où l’on nargue les autorités – ainsi l’arrière-pays kabyle, le Rif, les pays de l’Atlas, les Balkans, le Haut-Adige, les Abruzzes, le maquis corse, les Cévennes. L’endroit idéal pour se cacher du gendarme et pour résister à ceux d’en bas »2. Je dois dire qu’en lisant ces lignes, je ne pouvais pas faire autrement que penser à ce que j’avais entendu de la part des soignants du FAM, aujourd’hui où la sémantique de la résistance s’est introduite dans le milieu de la prise en charge psychiatrique.

6Difficile, comme on voit, de se prononcer sur la réalité géographique de l’arrière-pays. Où commence-t-il ? La réponse du poète vient alors : « l’arrière-pays doit être cherché ailleurs qu’en lui-même, comme tous les espaces mythiques. Chercher à situer cet arrière-monde sur une carte est aussi trompeur que d’imaginer le trouver – comme disent les textes coraniques du jardin où Mahomet fait escale, dans son voyage nocturne : quelque part dans l’indéterminé, ou le « non-où »3.

7Cependant, ce n’est pas parce que l’arrière-pays offre matière -ou espace- à la rêverie qu’il n’est pas sans concerner notre pratique clinique au quotidien. Nous avons à prendre en charge cette question éminemment clinique du « non-où ». En écrivant ces lignes, me reviennent les paroles d’un patient paranoïaque qui passa pendant un temps ses week-ends dans une cabane de fortune aménagée quelque part dans ce qu’il appelait « sa » montagne. Je le cite : « je ne suis bien que dans ma montagne. J’aménage un camp. J’y suis en communion avec la nature. J’ai un périmètre de sécurité, je peux tout détecter : si quelqu’un est bruyant, je l’entends et si quelqu’un est silencieux, c’est qu’il ne vous veut pas du bien ». Logique imparable d’un sujet qui tente de trouver -ou plutôt de construire4- un lieu où l’Autre de la Loi, loi non symbolisée à l’origine même de son délire de persécution, le laisserait enfin vivre… en vain. Autrement dit, si l’on se souvient que le Dictionnaire historique présentait l’arrière pays comme cette « région au-delà du territoire occupé », il faut alors reconnaître que le drame de la psychose, c’est qu’elle permet difficilement de l’arrière-pays. En effet, dans la persécution tout l’espace est occupé par l’Autre, et du coup aucun n’est habitable par le sujet.

8Néanmoins, cela ne signifie pas que l’arrière-pays soit le lieu d’habitation du sujet. Ce serait plutôt le lieu qui rend possible l’habitation du monde par le sujet. Un lieu certes inaccessible, mais pas sans effets. La psychanalyse nous en offre l’expérience : nous sommes là en effet très proches de ce que Jacques Lacan aborde en 1958 dans sa référence au Saint-Jean Baptiste que peint Léonard de Vinci entre 1513 et 1516 : si l’analyste doit faire silence, c’est pour que l’interprétation retrouve la dimension allusive du doigt levé du Saint-Jean. Il faut avoir le tableau en tête pour comprendre : Saint-Jean avec un sourire « léonardien » lève son bras droit, dresse son index en l’air, index qui se détache d’un fond uniformément noir et qui montre, qui montre quoi ? Qui montre rien, plutôt qui montre le rien. Et Lacan d’indiquer que ce que pointe Saint-Jean de son index c’est, dit-il, « l’horizon déshabité de l’être »5. Le silence et l’interprétation sont ici mis en lien avec cet horizon déshabité de l’être qui, lui-même, permet une habitation du langage. On habite le langage en tant qu’il est déshabité de l’être.

9D’une certaine façon, c’est exactement ce que pressent Perec dans Espèces d’espaces, lorsqu’il tente de penser ce que serait un espace inutile : « J’ai plusieurs fois essayé de penser à un appartement dans lequel il y aurait une pièce inutile, absolument et délibérément inutile. Ça n’aurait pas été un débarras, ça n’aurait pas été une chambre supplémentaire, ni un couloir, ni un cagibi, ni un recoin. C’aurait été un espace sans fonction. Ça n’aurait servi à rien, ça n’aurait renvoyé à rien. Il m’a été impossible, en dépit de mes efforts, de suivre cette pensée, cette image, jusqu’au bout. Le langage lui-même, me semble-t-il, s’est avéré inapte à décrire ce rien, ce vide, comme si l’on ne pouvait parler que de ce qui est plein, utile et fonctionnel […] Je ne suis jamais arrivé à quelque chose de vraiment satisfaisant. Mais je ne pense pas avoir complètement perdu mon temps en essayant de franchir cette limite improbable : à travers cet effort, il me semble qu’il transparaît quelque chose qui pourrait être un statut de l’habitable »6. Remarquable intuition de Perec : ce rien, ce vide, qui confronte à un impensable (soit : hors du Symbolique) et un inimaginable (soit : hors de l’Imaginaire) est un Réel (au sens lacanien) inhabitable qui, pourtant, fonde l’habitation humaine7.

10Revenons donc à l’arrière-pays : celui-ci est strictement inhabitable, il est déshabité de l’être, mais c’est cela-même qui rend le monde habitable. L’arrière-pays n’est point de ce monde. Et si la névrose nous confronte à différents modes symptomatiques d’obturation de cet horizon déshabité, la psychose nous pose plutôt une autre question : comment donc, dans un service de psychiatrie, fabriquer non pas du pré8, mais de l’arrière-pays ? C’est peut-être, d’une certaine façon, l’enjeu des ateliers à médiations, ou tout simplement l’enjeu d’une approche en psychothérapie institutionnelle : rendre un lieu habitable, ce serait y rendre possible l’idée d’arrière-pays, l’idée d’un ailleurs qui entretiendrait un lien énigmatique avec l’ici. Car si l’arrière-pays n’est pas le pays, il n’est pas non plus complètement coupé de lui… Quel type de lien serait donc à l’œuvre entre le pays et l’arrière-pays, entre l’ici et l’ailleurs ?

11Yves Bonnefoy, dans ce livre qui a tant marqué lors sa première publication en 1972 en vient à évoquer ce qui fut pour lui un premier arrière-pays : « Mon enfance a été marquée – structurée – par une dualité de lieux dont un seul, longtemps, me parut valoir. J’aimais, je refusais, j’opposais deux régions de France l’une à l’autre. Et je faisais de cet affrontement un théâtre qui employait toutes les bribes de sens dont je pouvais disposer »9.

12Ces deux lieux étaient d’un côté Tours, la ville natale, le quotidien prosaïque, aux petites maisons pauvres, aux rues désertes et aux persiennes mi-closes ; et de l’autre côté Toirac, dans le Lot, le paradis maternel, le territoire rêvé des grandes vacances. Voici comment Bonnefoy décrit son arrivée à Toirac : « Les reines-claude, les prunes bleues allaient tomber tout un mois, plus tard ce seraient les figues, peut-être le raisin – les prunes seraient fendues et en cela évidentes, ouvrant aux guêpes errantes davantage l’être que la saveur - et je pleurais presque, d’adhésion. L’exil était terminé »10.

13Chose étonnante : avec l’évocation de Tours, ce qui vient dans l’écriture c’est la tentative, vaine, du petit Yves le soir sous l’ampoule jaune, tentative de « trouver le point mystérieux, dans le pain, où la mie commence, où finit la croûte ». « Toutefois, poursuit-il, ce faisant, j’anticipais au moins sur la nuit qui allait venir, nuit du départ en vacances, nuit énigmatique, sacrée, où le train roulant régulièrement dans la campagne invisible ou traversant un tunnel ou s’arrêtant pour une minute aux abords silencieux d’une gare, je me demanderais à peu près : est-ce ici que finit ce que je quitte, est-ce ici que l’autre monde commence ? »11. Tours est donc marquée par « l’obsession d’un point de partage entre deux régions, deux influx », écrit-il, soit : la recherche d’une limite, d’une finitude. Toirac, a contrario, est le lieu de la plénitude des étés, c’est la fin de l’exil, l’adhésion parfaite au lieu et au monde, l’endroit où « toutes choses [étaient] suffisantes ».

14Ce qui fait la spécificité de Toirac, Bonnefoy l’indique très bien : « Quand nous repartions en septembre, à peine si se formaient les premiers brouillards, nous laissions le raisin, souvent à mûrir encore et c’était donc un été sans fin qui nous accueillerait l’an d’après, c’était cette vallée, cette rivière là-bas, ces collines, le pays d’intemporel, déjà un rêve où perpétuer la sécurité des années qui ne savent rien de la mort (…) Pays, par conséquent d’une conscience qui peut appréhender l’univers (d’une façon naïve, qu’il faudra vite que l’on réprime) non dans le heurt déjà des existences finies, mais dans la musique des essences. Ce massif central, coloré ainsi d’absolu, ressemble beaucoup à l’arrière-pays de mes rêveries ultérieures »12. Toirac est donc le lieu d’un absolu qui échapperait à la mort.

15La dualité des lieux, entre Tours et Toirac, entre la ville et l’arrière-pays, est donc celle à laquelle tout humain a à faire, pris entre la finitude et l’infini. Mais l’infini ne peut rester présent longtemps dans l’ici, à moins de frapper le sujet d’un syndrome de Cotard. Quelle parade alors ? Comment quitter l’arrière-pays tout en gardant vivante la possibilité même ? Bonnefoy témoigne ainsi de sa solution : « Et quand des signes que j’avais voulu ne pas voir – un pont de fer sous les peupliers, une mare d’huile, bien d’autres qui signifiaient le néant- eurent coagulé dans la lumière première, comme l’âge en moi l’exigeait, il m’est certes permis de croire que ce qui déjà n’était que mon rêve, privé désormais d’attache, n’eut qu’à glisser jusqu’à l’horizon »13. La voilà, la naissance métonymique de l’arrière-pays, il n’y a qu’à laisser glisser le bonheur de l’ici vers l’horizon. L’horizon, c’est la dimension spatiale du mythe. C’est un déplacement au loin, à perte de vue, qui permet de garder intacte l’idée d’éternité.

16La question est donc celle-ci : quelle place laisser à l’infini alors que la vie vient à être marquée par la mort ? Il n’est pas anodin qu’Yves Bonnefoy poursuive alors sa méditation sur ce thème : « Mes grands-parents mouraient et je me souviens du second enterrement, qui marquait, je ne pouvais en douter, la fin des années d’enfance (…) Moi pour la dernière fois, mais avec quelle émotion, je regardais un certain grand arbre sur la colline d’en face, de l’autre côté du Lot. J’aurais dû être ici, dans le petit cimetière, non, je marchais là-bas, dans sa direction, m’arrêtant à quelques pas toutefois, m’abîmant dans l’absolu de sa forme et l’évidence du vide autour de lui, et des pierres. Que m’était-il, je le comprends aujourd’hui. Isolé entre la terre et le ciel, figure intense bien définie, signe privé de sens, je pouvais reconnaître en lui un individu comme moi, qui savais désormais que le fait humain a pour racine la finitude. Mais si je décidais de faire celle-ci « ma réalité rugueuse », mon « devoir » (oui, c’était ma pensée, qui s’obstina par la suite), je n’interrompais pas pour autant mon rêve, qui simplement se détournait du lieu proche et reformait, là-bas, dans l’image, l’unité regrettée du relatif et de l’infini »14.

17Le livre de Bonnefoy pourrait être compris comme le récit d’une longue fascination pour cet arrière-pays, cette image où se (re)forme l’unité regrettée du relatif et de l’infini. A la recherche de cet arrière-pays toujours imaginé et recherché mais toujours hors d’atteinte, cette fascination l’a poussé, comme il l’écrit, à détruire à plusieurs reprises ses créations, jamais à même de lui permettre de rejoindre cet arrière-pays. Mais le livre témoigne aussi du long processus pour s’en dé-fasciner donnant du coup à la poésie, l’authentique dit-il, l’effet de nous délivrer de l’arrière-pays : « la poésie, dira-t-il plus tard dans une interview, c’est de délivrer les mots des sollicitations de l’imaginaire ». L’arrière-pays est donc plus qu’un lieu mythique c’est un lieu logique, que permet et oblige le fait même du langage15 mais un lieu duquel le sujet doit pouvoir se détourner pour assumer ses créations, aussi modestes soient-elles. Voilà pour quoi je vous disais tout à l’heure que Breil-sur-Roya n’était pas un arrière-pays, mais qu’il y avait peut-être de l’arrière-pays à Breil… A nous, soignants, à nous soignés, de décider de ce que nous en ferons.

Notes de bas de page numériques

1  Girard Xavier, « L’arrière-pays », La pensée de Midi, 2005/2 n° 15, p. 116

2  Idem

3  Idem

4  Freud Sigmund, (1937) « Construction dans l’analyse », Résultats Idées Problèmes II, PUF, Paris, 1998.

5  Lacan Jacques, (1958) « La direction de la cure et les principes de son pouvoir », in Ecrits, Seuil, 1966, p.641.

6  Perec Georges, Espèces d’espaces, Galilée, 1974, p.47-49

7  Sur ce point, je me permets de renvoyer à un travail précédent : Vinot Frédéric « Exclusion sociale et non-lieux : des espaces urbains à la pulsion », Recherches en psychanalyse, n°12, 2011/2, p.140-148.

8  Ponge Francis, La fabrique du pré, Skira, 1990.

9  Bonnefoy Yves, L’arrière-pays, Gallimard, 2005 p. 102

10  Idem, p.103

11  Idem p.101-102

12  Idem p.104

13  Idem p.105-106

14  Idem p.106-107

15  « D’un mot : la poésie, pour moi, c’est le projet de redonner sens et valeur au lieu de notre vie ici, maintenant, parmi les êtres que nous aimons, mais ce projet est constamment détourné de soi par un rêve que le fait même du langage permet sinon même oblige de faire, avec ses mots que l’on peut grouper d’une façon qui évoque des mondes plus séduisants que le nôtre. Mondes composés des mêmes choses qu’ici, puisque nous les concevons avec nos mots ordinaires, mais avec dans chacune de ces choses une pureté, une intensité qui manquent, à première vue, à celles de notre condition d’ici, tristement mortelle et banalement quotidienne. Et ce pays de là-bas, je l’ai presque cru tout un long moment un lieu possible, un vrai lieu, mais ce n’est évidemment qu’un mirage, dont la poésie doit nous délivrer, se ressaisissant, se faisant lucide. La poésie, l’authentique, c’est de délivrer les mots des sollicitations de l’imaginaire » Interview d’Yves Bonnefoy éditée sur le site de l’Arbre à Lettres.

Pour citer cet article

Frédéric VINOT, « De l’arrière-pays en psychologie clinique et psychanalyse », paru dans Oxymoron, 4, De l’arrière-pays en psychologie clinique et psychanalyse, mis en ligne le 28 décembre 2012, URL : http://revel.unice.fr/oxymoron/index.html?id=3400.


Auteurs

Frédéric VINOT

Psychanalyste, Maître de Conférences en Psychologie Clinique - Université de Nice - Laboratoire LIRCES (EA 3159)
frederic.vinot@yahoo.fr