Beauvoir (Simone de) dans Loxias


Articles


Loxias | Loxias 30 | Doctoriales VII

Sartre, l’âge des passions, le couple Sartre-Beauvoir à l’épreuve du petit écran

Sartre, l’âge des passions : le téléfilm de Claude Goretta, étudié dans le cadre du séminaire de Master 2 de M. Paul Léon (CTEL) « Mythographies de l’écrivain », à l’Université de Nice Sophia-Antipolis, donne à suivre dans les années charnière 1958-1964, et plus de vingt ans après la mort de chacun des partenaires, le couple d’intellectuels français le plus célèbre de son siècle. Le film oscille entre réalité et mythe, nourri tout à la fois des témoignages autobiographiques des deux auteurs et des souvenirs des scénaristes qui les ont fréquentés, de documents d’archives, mais aussi des fantasmes – et désir de voyeurisme – de l’imaginaire public. Peut-il en aller autrement dans le cadre d’un cinéma populaire ?

Consulter l'article

Loxias | Loxias 32 | I.

« Qu’elles parlent maintenant qu’ils se taisent à jamais… » Une parole féminine débondée par la mort, de Beauvoir à Ananda Devi

Face à la mort d’un proche, des femmes prennent soudain la parole. Simone de Beauvoir avait évoqué la mort de sa mère dans Une mort très douce en 1964, puis celle de Sartre en 1981 dans La Cérémonie des adieux. Ces textes avaient parfois choqué par leur sincérité. De même, Annie Ernaux a consacré deux livres à la mort de ses parents, La Place et Une femme. Ce ne sont que deux exemples de cette écriture féminine rendue nécessaire par la confrontation avec la mort : le deuil remet si profondément en cause l’existence que la vie ne peut s’envisager  après cette étape. Dans des espaces où la parole féminine s’exprime plus difficilement, une autre raison de rompre le silence apparaît : par la voie du roman, le deuil ou l’agonie sont l’occasion de venger de longues années de silence forcé, de parole rentrée. Mariama Bâ, dans Une si longue lettre avait ainsi fait raconter sa vie à une veuve juste après le décès de son époux. Ananda Devi consacre Le Sari vert à l’agonie d’un vieil homme qui a tyrannisé sa vie durant sa femme, sa fille puis sa petite fille : ces deux dernières tentent de lui extorquer sur son lit de mort le secret du décès de sa femme. Dans ces romans, l’objet n’est pas tant le chagrin devant l’irrévocable que l’occasion d’exprimer le silence qui entoure la condition des femmes.

Consulter l'article

Loxias | 63. | Agrégation de Lettres

Mémoires d’une jeune fille rangée : « le cas de Gandillac »

S’agissant de la version proposée par Simone de Beauvoir dans les Mémoires d’une jeune fille rangée de sa fameuse année « normalienne » (1928-1929), il n’est pas sans intérêt de la mettre en confrontation avec la consignation, en quelque sorte « en direct », des faits, dans son journal intime, publié en 2008 sous le titre Cahiers de jeunesse, 1926-1930. Nous avons choisi pour ce faire, à titre de symptôme de l’écart qui sépare les deux versions, le traitement de la figure de Maurice de Gandillac (Clairaut dans les Mémoires), qui avec quelques autres, fit à cette époque et en ce lieu, partie de cette cour de brillants normaliens qui la prirent sous leur aile l’année de l’agrégation. Le chapitre « l’Ecole » du Siècle traversé, l’autobiographie de Maurice de Gandillac, également publiée en 2008, propose à son tour une autre version des faits…

Consulter l'article

Loxias | 69. | I.

Les enjeux et les caractéristiques de l’autobiographie féminine au XXe siècle

Quelle est la valeur du choix de l’écriture autobiographique dans le parcours littéraire des trois écrivains : Simone de Beauvoir, Nathalie Sarraute et Marguerite Yourcenar ? L’étude des enjeux et des caractéristiques de l’autobiographie féminine au XXe siècle permet de mettre en valeur les ambivalences de l’écriture de soi en tenant compte de l’impact des composantes psychologiques, historiques et sociales dans la détermination de l’écriture autobiographique de la « génération Beauvoir ». What is the choice value in the autobiographical writing within the literary journey of the three writers: Simone de Beauvoir, Nathalie Sarraute, Marguerite Yourcenar? Studying the issues and the characteristics of women’s autobiography in the 20th century allows us to highlight the ambivalence of the self-writing while taking into consideration the impact of the psychological, historical and social factors in the determination of the autobiographical writing of the “Beauvoir’s generation”

Consulter l'article

Journal intime et mauvaise foi : l’aliénation féminine entre fiction et essai

Cet article se propose d’étudier les stratégies discursives de la mauvaise foi comme une forme de l’aliénation féminine telle qu’elle a été développée par Simone de Beauvoir dans Le Deuxième Sexe et ce, à travers l’exploration de l’ethos discursif de deux protagonistes- diaristes : Chantal (Anne, ou quand prime le spirituel) et Monique (La Femme rompue) qui partagent la même mystification en dépit de la trentaine d’années qui séparent les deux recueils de nouvelles. Cette étude permet également de démontrer l’impact de la publication et de la réception de l’essai de 1949 sur la représentation du sujet féminin dans l’écriture fictionnelle beauvoirienne qui se déleste de sa veine (auto)biographique au profit d’une dimension plus sociale. This paper aims to study the discursive strategies of bad faith as a form of female alienation as it was developed by Simone de Beauvoir in The Second Sex, through the exploration of the discursive characters of two protagonists/diarists: Chantal (When Things of the Spirit Come First) and Monique (The Woman Destroyed) who share the same mystification despite the thirty years that separate the publication of the two collections of short stories. This study also demonstrates the impact that the publication and reception of the 1949 essay had on the representation of the female subject in Beauvoir’s fictional writing which left behind its (auto) biographical dimension in favor of a more social paradigm.

Consulter l'article