Antiquité dans Loxias


Articles


Loxias | Loxias 4 | 

Le dialogue théorisé au XVIe siècle : émergence d’un genre entre dialectique et littérature

Il serait faux de dire que le dialogue naît à la Renaissance : le dialogue semble naître avec Platon, forme et fond. D’autre part, il ne cesse de ressurgir, servant à exposer les positions d’orateurs philosophes, de rhéteurs subversifs, des Pères de l’Eglise puis de certains philosophes du Moyen Âge. Pourtant, au début du XVe siècle, il est perçu comme un genre éminemment « renaissant », porteur de toutes les valeurs que l’humanisme exalte, utilisé avec ce même enthousiasme par les humanistes de tous les pays d’Europe. En France, c’est entre 1550 et 1570 surtout que le dialogue fleurit. Cependant, en tant que genre, le dialogue n’a fait l’objet, dans l’Antiquité, d’aucun ouvrage théorique particulier. Il n’est pas absent des spéculations critiques, mais c’est au XVIe siècle que le dialogue émerge peu à peu comme genre autonome.

» Consulter l'article

Loxias | Loxias 26 | 

Qu’est-ce que la perfection d’une œuvre d’art pour Pline l’Ancien ?

Dans les livres que Pline l’Ancien consacre, notamment, aux productions artistiques, l’auteur soulève la question de la perfection et de l’imperfection des œuvres peintes et sculptées. À ce compte, il convient d’en apprécier la formulation et la portée dans le projet d’ensemble de l’Histoire naturelle ; de fait, le propos ne saurait être réduit à une considération esthétique, pour significative qu’elle soit dans notre connaissance de la littérature critique des arts visuels dans l’antiquité gréco-romaine. In den Büchern, die Plinius der Ältere vor allem den Kunstwerken widmet, wird der Frage des Vollkommenen und Unvollkommenen der Werke in der Malerei und Bildhauerkunst eine bemerkenswerte Beachtung geschenkt. In dieser Hinsicht müssen die Formulierung und die Bedeutung dieser Stellen in Bezug auf das Gesamtprojekt der Naturalis Historia geschätzt werden. In der Tat sollte die Absicht des Plinius nicht auf eine ästhetische beschränkt werden, wie bedeutungsvoll für unsere Kenntnis der Kunstkritik der Antike sie auch sein mag.

» Consulter l'article

L’Orestie d’Eschyle à travers le prisme d’Olivier Py

Le travail que nous proposons est une analyse du spectacle de l’Orestie d’Olivier Py. Regardant le tableau complexe de la mise en scène, nous allons tenter de décrypter les signes visuels et dire comment le metteur en scène a interprété le texte d’Eschyle. Il s’agit de faire converger le texte ancien et la mise en scène contemporaine pour dévoiler la vision qu’Olivier Py porte sur l’œuvre. La mise en scène d’Olivier Py constitue un axe de lecture particulièrement intéressant de l’Orestie étant donné que l’artiste est réputé pour son univers surthéâtralisé.

» Consulter l'article

Loxias | Loxias 35 | I.

L’Orestie ou les pièges de la symétrie

La symétrie tient une place essentielle dans l’Orestie, tant du point de vue formel (effets de symétrie poétiques ou dramaturgiques) que du point de vue idéologique (la loi du Talion). Si cette symétrie semble gouverner les rapports qui unissent Agamemnon aux Choéphores, les Euménides posent problème dans la mesure où s’y joue une rupture de ces symétries, avant que le dénouement ne réinstaure, via la conversion des Érinyes en Bienveillantes, une symétrie non plus destructrice mais bienfaisante. L’hypothèse ici défendue est que les difficultés d’interprétation posées par cette rupture peuvent être surmontées si l’on prend en compte la mutation de registre, de la tragédie à la comédie, dont témoignent en particulier les Euménides : la subversion générique devient alors la clé de la conversion idéologique.

» Consulter l'article

Loxias | Loxias 39. | 

L'Épître de Jacques

“Édition, présentation, notes et commentaire.Genève, Labor et Fides, Collection Commentaire du Nouveau Testament XIIIa, Deuxième série, 2013, ISBN 978-2-8309-1466-5, 34€.L’épître de Jacques est un écrit atypique du Nouveau Testament. Luther la nommait « épître de paille » pour signifier sa réserve à son égard, car elle lui paraissait s’opposer à la théologie de l’apôtre Paul sur la justification par la foi. Une philologue et un exégète reprennent le dossier pour comprendre ce qui se révèle à travers l’analyse linguistique, littéraire, historique et théologique de cette épître. À l’encontre du consensus exégétique actuel, les deux auteurs ...”

» Consulter l'article