mélancolie dans Loxias


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Loxias | Loxias 23 | Autour du programme d'agrégation 2009

« Le vrai Misanthrope est un monstre » : misanthropie et tératogonie entre théorie et dramaturgie

Prenant pour point de départ la formule de Rousseau dans la Lettre à d’Alembert, « Le vrai Misanthrope est un monstre », cette étude tente un bref historique de la monstruosité du misanthrope, dans le discours philosophique et médical, qui éclaire certains aspects des pièces au programme et notamment le bestiaire qu’elles convoquent. Elle voudrait montrer combien il est nécessaire de prendre en compte les théories contemporaines de la mélancolie pour cerner la figure du misanthrope dans toute son ambivalence.

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Loxias | Loxias 31. | I. | Littérature comparée

Violence et mélancolie dans Titus Andronicus de Shakespeare, Viol de Botho Strauss et Anéantis de Sarah Kane

En se disant gouverné par Saturne, Aaron, dans Titus Andronicus, nous invite à réfléchir sur « la mélancolie des tueurs élisabéthains », selon la formule d’Olivier Meslay. Si la prise en compte de la théorie médiévale et renaissante de la mélancolie permet d’éclairer la pièce de Shakespeare, les pièces de Botho Strauss et de Sarah Kane, qui revendiquent toutes deux des sources jacobéennes, attestent la permanence du lien entre violence et mélancolie tout en intégrant les apports de la psychanalyse. Celle-ci permet notamment de réinterpréter le motif récurrent du cannibalisme. Enfin ce corpus semble propice à une interrogation sur les manifestations dramaturgiques de la mélancolie sous le signe de l’effraction et de l’intermittence.

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Loxias | 47. | I.

« Burden ». Éléments pour un commentaire composé de As you like it de Shakespeare, II, 7

Cette scène, célèbre pour les tirades de Jaques, et spécialement pour celle qui dit que « All the world’s a stage », ne se considère pas, cependant, selon le seul point de vue du « theatrum mundi ». Elle met en place une autre sorte de théâtre, de « pageant », où valent l’entraide, la sympathie, le « care » et la grâce, et le refrain, porté par tous », « burden ».

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Le « Je » et le Spleen dans Le Spleen de Paris de Charles Baudelaire

Le visage penché vers le sol, le regard perdu vers un lointain indéfinissable et vague, le sujet romantique emplit l’espace qui l’entoure d’une mélancolie qui s’épanche irrésistiblement. Posture devenue image d’Épinal sur laquelle éclot la poétique baudelairienne ? La question du lien entre le « je » et le spleen dans Les Petits poèmes en prose pose un problème majeur. Qu’est-ce que le « je » dans Le Spleen de Paris ? Ni Baudelaire ni le moi lyrique si l’on en croit le titre du recueil, mais une instance énonciatrice dont l’origine pose problème. Qu’est-ce que le spleen ? ni la mélancolie romantique ni l’épanchement du moi, si l’on en croit Baudelaire, mais un sentiment qui s’inscrit dans et par la ville moderne. Par conséquent, comment envisager le lien entre le « je » et le spleen ? Si le « je » poétique a été tout au long de la première partie du siècle fortement lié à l’épanchement lyrique, s’il était l’origine de la mélancolie, poser la question du lien entre le « Je » et le spleen suppose un déplacement du Romantisme vers la modernité.

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Loxias | 70. | I.

Les bienfaits de la mélancolie dans la création littéraire d’Emmanuel Carrère

Cet article analyse le lien que la création littéraire entretient avec la mélancolie dans l’œuvre d’Emmanuel Carrère. L’écriture a représenté pour lui un moyen d’exploration de ses obsessions personnelles et a été un remède pour surmonter son mal-être. Son œuvre qui parcourt différentes mélancolies, celle de l’auteur et celle des personnages, montre que cet état d’âme –à la fois sentiment paralysant et élan créatif – apporte des bienfaits à la création littéraire. This article analyzes the link between literary creation and melancholy in the work of Emmanuel Carrère. Writing represented for him a way to explore his personal obsessions and was a remedy to overcome his malaise. His work investigates different forms of melancholy and underlines that this particular mood is both a paralyzing feeling and a creative momentum bringing benefits to literary creation.

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