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La Revue Blanche et le roman

La Revue Blanche, dont la série parisienne est fondée en 1891, apparaît en pleine « crise » du roman. Espace de résonance intellectuelle, elle répercute et entretient la complexité du débat, ne cessant de gloser, par la voix de ses critiques littéraires successifs (Lucien Muhlfeld, Léon Blum ou encore André Gide), l’épuisement d’un genre jugé intenable. Mais à la différence d’autres revues littéraires de la fin de siècle, la Revue Blanche est aussi le support privilégié de la narration ; les récits y sont plus prolifiques que la poésie, et une quantité croissante de romans y sera publiée en feuilletons jusqu’à sa disparition en 1903. Espace de renouvellement romanesque au tournant du siècle, la Revue Blanche est le lieu d’un dialogue incessant et paradoxal entre deux genres singuliers, le roman et la revue. The Revue Blanche, founded in 1891, in the depth of the so called “novel crisis”, was a space for a complex intellectual debate, where successive literary critics (Lucien Muhlfeld, Léon Blum and even André Gide) continually talk about the exhaustion of the novelistic genre. But, unlike other literary reviews of the Fin-de-Siècle, the Revue Blanche was also an exceptional medium for narration. There are more short stories than poems, and a growing number of novels were published in serials until the review disappeared in 1903. The Revue Blanche is a laboratory for novelistic renewal and a space for a never-ending paradoxical dialogue between two peculiar genres: the novel and the review.

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