traduction dans Loxias


Articles


Loxias | Loxias 3 (févr. 2004) | Doctoriales

Le traducteur-médiateur entre Janus et Hermès: L’Europe et le multiculturalisme

La figure du traducteur peut être rapprochée des mythes de Janus et d’Hermès.

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Loxias | Loxias 22 | Doctoriales V

Exotisation ou normalisation ? Le traitement de la répétition dans les traductions françaises de trois romans de Virginia Woolf : Jacob’s Room, The Waves et Between the Acts

La répétition fait partie intégrante du style de Virginia Woolf. Sachant que les répétitions ne sont pas aussi bien tolérées en français qu’en anglais, nous nous sommes interrogée sur la manière dont les traducteurs de trois des romans de Woolf les ont traitées. Ont-ils pris le parti de les conserver, afin de préserver le style de l’auteur – quitte à « choquer » les lecteurs francophones –, ou ont-ils décidé de les effacer dans le but de produire une traduction fluide ? Repetition is part of Virginia Woolf’s style. Considering that repetitions are not as easily accepted in French as they are in English, we have investigated the way the French translators of Jacob’s Room, The Waves and Between the Acts dealt with them. Did they decide to keep them in their translations, so as to preserve Woolf’s style – even if it meant “shocking” the French-speaking readers –, or did they choose to delete them so as to write a translation which we could call “flowing”?

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Loxias | Loxias 28 | I.

Les traducteurs des histoires d’Edgar Allan Poe

Le lecteur français n’a longtemps eu accès aux contes de Poe que grâce au choix effectué par Baudelaire dans ses trois recueils de traduction. Pourtant Baudelaire n’était pas le premier traducteur de ces histoires. Les premières traductions étaient souvent des adaptations très libres,  parfois publiées sous des pseudonymes. Au total, Baudelaire a  choisi de traduire quarante-six contes et en a  laissé vingt-six. Il a  surtout choisi d’écarter une grande partie des histoires purement humoristiques et satiriques. Ces contes non traduits par Baudelaire confirment les facettes les plus connues  de l’auteur. The Translators of Edgar Poe’s Tales. For long, French readers only had access to Poe’s tales through Baudelaire’s three volumes of translation. Yet, Baudelaire was not the first translator of those stories. The early translations were often free adaptations, sometimes published anonymously. As a whole, Baudelaire chose to translate forty-six tales and left out twenty-six. He decided to leave out the tales that were purely humorous and satirical. The stories not translated by Baudelaire confirm the most-known facets of the author : stories of detection, of mystification and commentaries on his own craftsmanship. Thus novelists have found a new way of writing sea voyage narratives after Pym’s adventures, on a scientific basis. But they scarcely mixed fantasy and realism with the same talent.

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Poe-pourri : le sommeil du traducteur

Se pourrait-il que Baudelaire ait tiré de sa lecture de Poe une conception fantomatique de la traduction, une allégorie funèbre ? Rappelons les faits : ils sont troublants. Poe meurt en 1849, à un moment où Baudelaire vient à peine de se pencher sur son œuvre. Il en ira de même pour De Quincey, dont la mort, en 1859, intervient alors que son traducteur français est encore en pleine besogne – à croire que le fait de traduire implique la disparition de celui dont on se met à recopier l’œuvre en une autre langue, comme s’il devenait infiniment plus facile de faire « revenir » la langue vivante d’un mort. Is it possible that Baudelaire derived a ghostly allegory of translation from his reading of Poe’s work? The facts are indeed troubling: Poe dies in 1849, when Baudelaire has just started to translate him; the same happens in 1859 when he translates De Quincey’s work: it would appear that Baudelaire’s conception of translation implies the death of the original author, whose ghostwriter he then becomes.

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Baudelaire et Proust traducteurs : les limites de l’étrangeté

Nous examinons en quelle mesure la prise en possession de Poe par Baudelaire peut être comparée à l’influence des traductions ruskiniennes de Marcel Proust sur la Recherche du temps perdu. Si Baudelaire peut articuler, grâce à la traduction, une réflexion sur la poétique de la prose et une conception moderne sur la mise en rapport des langues, l’anglais devient une sorte de langue seconde du roman proustien et la pensée de la langue anglaise s’y reflète par un effet de mémoire de Babel, ressuscitant l’« étrangeté » des langues et leur féconde incompréhension. Dans le rapport des écrivains/traducteurs à leur(s) langue(s), Mallarmé joue un rôle de charnière : se trouvant obsédé par une sorte de sous-sol de la langue, où les mots circulent sous les mots, Mallarmé « creuse le vers » en tachant de retrouver cette langue seconde à l’aide du passage par l’anglais. Baudelaire and Proust as translators : the bounds of strangeness. We are investigating to what extent Baudelaire’s appropriation of Poe’s work can be compared to the influence of Marcel Proust’s translations of Ruskin on the Recherche du temps perdu. Through his translations Baudelaire reflects on the poetics of prose and develops a modern idea of how languages relate to each other, whereas English becomes a sort of second language of the Proustian novel – resuscitating the “strangeness” of languages and their fertile incomprehension. A writer/translator himself, Mallarmé plays a pivotal role: obsessed with a sort of substratum of language where words circulate beneath words, the poet “hones the verse” and uses English to unveil this second language.

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Baudelaire, traducteur des « contes » de Poe ou auteur d’« histoires extraordinaires » ?

Poe par ses contes a créé, dans un medium à vocation référentielle (la prose), des textes clos sur leur propre espace. Baudelaire y a réintroduit d'instinct une dose de transitivité, offrant à son « frère » américain le cadeau empoisonné d'une lisibilité accrue. De cela, j’offre des illustrations commentées. Il me semble que le moment est venu de donner aux traductions françaises le tour d'écrou dont Baudelaire a libéré l’original. Is Baudelaire the translator of “tales” by Poe or the author of “extraordinary stories” ? In composing his tales, Poe created, in a medium devoted to referentiality (prose), texts bound within their own space. With his translations, Baudelaire instinctively reintroduced a measure of transitivity, making the texts more immediately accessible. Of this, I give commented illustrations. It seems to me the time has come to give the French translations of Poe’s tales the turn of the screw from which Baudelaire has freed the original.

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Lost in Translation: Poe, Baudelaire and “The Purloined Letter”

Perdu dans la traduction. En revisitant les lectures de “The Purloined Letter” d'Edgar Allan Poe par Bonaparte, Lacan, Derrida, Johnson et Irwin, cet article soutient qu'une erreur mineure dans la traduction de Baudelaire peut aider à recadrer le contexte critique pour l'histoire comme un modèle de signification. Plutôt que voir la lettre comme un symbole d'une signification absente ou différée, nous partons du principe que la lettre fonctionne comme une carte marquée dans un système de signification clos ou truqué. Lost in Translation: Poe, Baudelaire and “The Purloined Letter”. Revisiting the readings of Edgar Allan Poe’s “The Purloined Letter” by Bonaparte, Lacan, Derrida, Johnson, and Irwin, this paper argues that a minor error in Baudelaire’s translation can help to reframe the critical context for the tale as a model of signification. Rather than seeing the letter as a symbol of an absent or deferred signifier, the paper argues that the letter function as a marked card in a closed or rigged system of signification.

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Loxias | Loxias 29 | I. | 1. Eros

Le désir de ne pas traduire. Quelques réflexions sur l’amour pour une langue étrangère

Certains écrivains éprouvent, non le désir de traduire, mais le désir de ne pas traduire : ils choisissent de conserver des mots étrangers dans leur propre texte. À travers les exemples de Stendhal, d’Alfieri et de Proust, on étudie quelques modalités de ce rapport à la langue étrangère. Some writers feel, instead of the wish of translation, the wish of not translating: they choose to keep foreign words in their own texts. After the example of Stendhal, Alfieri and Proust, the paper examines different modes of this relation to foreign language and of writing as a translation.

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« Une volonté explosive de bonheur » : Walter Benjamin et l’Eros de la traduction

Érotisme et traduction sont indissolublement liés pour Walter Benjamin. Parce que l’Eros est synonyme de quête de l’absolu et de la totalité, et parce qu’il a aussi été un traducteur, de Baudelaire, de Saint-John Perse, de Proust. Il était profondément convaincu de la force du désir qui circule dans ces textes. Nous nous intéresserons d’abord à la traduction utilisée comme un dispositif d’accréditation et comme un système thaumaturgique, dans le cadre d’une grande déception amoureuse. Puis nous relirons le texte essentiel qu’est ‘Die Aufgabe des Übersetzers’–‘La Tâche du traducteur’ en étant attentif à ce qui, en lui, relève d’une pensée de l’Eros. Peut-être est-ce ce qui le structure tout entier. Enfin nous évoquerons cette première actualisation de la théorie que représenta en 1923, la traduction des Tableaux parisiens de Baudelaire. L’un de ces poèmes célèbres, « À une Passante », indiscutablement « érotique », préfigure la pensée sur l’Histoire de Benjamin.

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Loxias | Loxias 29 | I. | 3. Rencontres

Un amour inavouable : discours et pratique des traducteurs des Métamorphoses d’Ovide de la Renaissance au XVIIIe siècle

De la Renaissance aux Lumières, les préfaces des traducteurs des Métamorphoses d’Ovide n’évoquent souvent la dimension érotique du poème que pour la neutraliser. Mais il arrive heureusement que leur pratique démente leurs pieuses déclarations d’intention. Diderot, lui,  proclame son amour des vers ovidiens mais aime en eux ce qui les rend intraduisibles. From the Renaissance to the Enlightenment, the translators seem to aim at neutralizing the erotic component of Ovid’s Metamorphoses in their prefaces. But fortunately they don’t always do what they say they will do. Another interesting case is that of Diderot who claims his love for ovidian poetry but loves in it the untranslatable.

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Pessoa traducteur: entre Éros et Antéros

La connaissance de l’œuvre d’Edgar Allan Poe et l’admiration pour ce poète remontent, chez Fernando Pessoa, à une période très précoce, précisément à l’âge de quinze ans. Dans cette perspective, l’acte traducteur de Pessoa, en transposant en portugais « The Raven », « Annabel Lee » et « Ulalume », trois des créations les plus célèbres de Poe, se place sous le signe d’Eros : le désir de se rapprocher et d’égaler l’objet admiré aussi bien que la capacité démoniaque éprouvée d’être le médiateur entre des mondes différents. Cependant, le geste pessoen est plein d’ambiguïté. Si le poète portugais est guidé par Eros, il ne peut s’empêcher d’obéir également à son antipode, Antéros, symbole que Pessoa ne conçoit point comme l’amour réciproque mais comme l’attitude littéralement anti-érotique d’une autosuffisance divine. The knowledge and the appreciation of Edgar Allan Poe’s work date from a very early time in the life of Fernando Pessoa, as early as the age of fifteen. In this sense, the Portuguese poet’s translating act, when he was rendering to Portuguese «The Raven», «Annabel Lee» and «Ulalume», three of the most well known creations of Poe, evinces clearly an attitude under the sign of Eros: the desire to approximate and to reach the admired object as well as for the demoniac capacity of mediating between worlds. Yet, at the same time, Pessoa’s gesture is full of ambiguity. Guided by Eros, he also obeys the laws of his antipode, Anteros, who in the Portuguese poet’s understanding does not represent requited love but the literally antierotic attitude of divine self-sufficiency.

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Naiô. Désir du propre (Hölderlin et Sophocle, Ajax, v. 596-598)

La traduction poétique désire potentialiser (répéter, commémorer, célébrer) une occurrence insubstituable ; ainsi le verbe « naiein », dans Ajax de Sophocle, pour désigner « l’habiter » ou l’être de l’île de Salamine, est-il reçu par Hölderlin comme exprimant de manière irremplaçable le propre de l’habiter. « Naiein » ne cessera pas de hanter sa poésie, et en particulier l’emploi qu’il fait de l’allemand « wohnen ». L’intraduisible, l’inatteignable, suscite, de cette manière, le désir de traduire, toujours renouvelé. The hypothesis is that the desire to translate can be triggered off when one feels that a word, a text or any utterance ist untranslatable. The act of translating amounts then to celebrating or commemorating the untranslatable. So Hölderlin celebrated in his own poetry the Greek verb « naiein » that he found in a verse by Sophocles.

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« Feux » de la passion traductrice – un érotisme de la création (Marguerite Yourcenar)

Les désirs d’écrire, de lire ou de traduire ne se séparent pas chez M. Yourcenar du Désir comme force vitale. S’il est bien une œuvre que l’idée d’un érotisme du traduire aimante, c’est donc bien celle-ci en raison de cet enchevêtrement inextricable. Nous montrons d’abord comment cette œuvre élabore cette constellation érotique qui en supporte le mouvement ; nous mesurons ensuite les conséquences sur la pratique traductrice de M. Yourcenar : la dévoration et la fragmentation. Enfin, nous déplions l’affinité que fait apparaître cette pratique entre désir et nostalgie, pour y voir se jouer une certaine idée de la littérature.

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Loxias | Loxias 42 | Travaux et publications

Échos des voix, échos des textes. Mélanges en l’honneur de Béatrice Périgot

“Classiques Garnier, 2013, « Colloques, congrès et conférences sur la Renaissance européenne », 727 p. ISBN 978-2-8124-0804-5 Lors de sa disparition, les collègues et amis de Béatrice Périgot ont souhaité lui rendre hommage sur le terrain même où elle excellait : l’art du dialogue et ses variations. Ce volume propose une synthèse inédite, rédigée par Béatrice Périgot elle-même en complément de son ouvrage Dialectique et littérature. Les avatars de la dispute entre Moyen Âge et Renaissance. En seconde partie, une approche plurielle de cette thématique commence à la même période, avec la disputatio et le dialogue humaniste, avant l’étude d...”

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Loxias | Loxias 43. | II.

Traversées poétiques des littératures et des langues

“Illustrations de Serge Popoff Paris, L’Harmattan, 2013, « Le Thyrse » n° 4, La collection du CTEL, Université Nice Sophia Antipolis, 567 p. ISBN : 978-2-343-00941-4 Réunis sous le titre de Traversées poétiques des littératures et des langues, les articles de ce volume issu du séminaire de recherche « Bilinguisme, double culture, littératures » (2009-2011) – qui s’est tenu conjointement à l’Université de Nice Sophia Antipolis et à l’Université « Lucian Blaga » de Sibiu – permettent de mettre en exergue une proposition théorique susceptible d’intéresser à la fois les disciplines de la poétique et de la littérature comp...”

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Loxias | 64. | I.

Lire Paul Celan entre les langues, dé-celer la traduction

Cet article analyse la présence des langues étrangères dans les poèmes de Paul Celan et montre l’importance du geste et de l’imaginaire de la traduction dans l’œuvre. Il prolonge l’étude en proposant une lecture actualisante de la langue de Celan à partir de textes de Yoko Tawada envisageant la présence fantomatique et anachronique de la langue japonaise dans l’allemand idiomatique et les figures structurantes du poète. On peut lire l’original comme s’il avait été traduit du japonais : cette méthode de lecture « entre les langues » actualise le poème à partir d’une philologie « créative » et par des comparaisons interlinguistiques. This article analyzes the presence of foreign languages in Paul Celan's poems. It underlines the importance of translation processes and reveals a translational imaginary to be at work. It then considers how such practices are reactivated in Yoko Tawada's texts by tracing the ghostly and anachronistic presence of the Japanese language in Celan’s idiomatic German and structuring poetic tropes. The original can therefore be read as if it had been translated from Japanese. Drawing on interlinguistic comparisons, this "creative" philological method of reading "between the languages" enriches our literary gestures and commentaries and reactives the original in the present.

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Le deuil de l’original. Nerval, Celan et les traducteurs « im Flor »

Cet article porte sur la traduction du français et en français de Paul Celan, en amont et en aval de l’œuvre. Fait d’écart, de disjonction et de recréation, l’acte de traduire – pour Celan comme pour ses traducteurs – se pense comme une accentuation du deuil. L’attention portée à la traduction au sein du geste poétique permet de sortir le poème de sa solitude, de le lire en réseau avec d’autres écrivains (Nerval et Jean Paul) et dans la pluralité de ses traductions.

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Loxias | 67. | II.

Cahiers Sens public : « Simone de Beauvoir. Réceptions contemporaines »

“Publication papier de l’Association Sens-Public : Cahiers Sens public, 2019/3 n° 25-26 et version en ligne : https://www-cairn-info.proxy.unice.fr/revue-cahiers-sens-public-2019-3.htm * Le projet IDEX ExFem « 1918, 1968, 2018 : Cent ans d’expressions féminines. France, Italie, Espagne », financé par l’Académie 5 de l’Université Côte d’Azur est porté par une équipe interdisciplinaire de six chercheuses (Marie-Joseph Bertini, Odile Gannier, Magali Guaresi, Barbara Meazzi, Maria-Grazia Scrimieri et Francesca Sensini) adossée à trois laboratoires de l’Université Côte d’Azur ...”

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Loxias | 74. | I.

Réminiscences de Lorca dans les romans d’après-guerre de Kosmas Politis

Dans cet article, nous étudierons la nature des liens unissant les deux derniers romans de Kosmas Politis, À Hatzifrango et Terminus (roman inachevé paru à titre posthume) et l’univers poétique de Federico García Lorca depuis quelques textes de son Livre de poèmes (Libro de poemas, 1921) jusqu’au Divan du Tamarit (Diván del Tamarit, 1936) traduits par le romancier grec. En effet, leurs démarches artistiques les rapprochent. Mais il faut tenir compte de la manière dont Politis a « rencontré » Lorca, probablement par la traduction française de ses textes. Dès lors, à travers l’analyse de quelques traductions de l’auteur, nous nous demanderons à quels aspects de l’œuvre lorquienne l’écrivain grec a pu être sensible. De fait, quelques motifs des poèmes espagnols hantent, dans un jeu intertextuel, les derniers romans du romancier grec. La voix de Lorca se joint alors à celle de Politis dans les deux romans pour faire entendre un chant de jeunesse et de deuil. In this paper, we will analyse how Politis’ two last novels, In Hatzifrango and Terminus (an unfinished novel, published posthumously) are linked with Federico García Lorca’s poetic universe, from some pieces of his Book of Poems (Libro de poemas, 1921) to The Tamarit Divan (Diván del Tamarit, 1936), translated by the Greek novelist. Indeed, the artistic approach of the two men is similar. Yet we must take into account the way that Politis « met » Lorca, that is to say through the French translation of his texts. By studying Politis’ some translations, we will try to determine which aspects of Lorca’s work the Greek novelist could have been sensitive to. A few motifs of the Spanish poems haunt in fact Politis’ last novels through an intertextual play. Lorca’s voice then joins Politis’ one in the two novels: they sing together a song of youth and mourning.

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