mythologie dans Loxias


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Loxias | Loxias 2 (janv. 2004) | Genèses. Interactions entre différents champs: réciprocité amorcée d'une intertextualité. Imaginaire et transferts culturels

Fractalité et nouvelles constellations mythiques au Brésil 

La culture du Nordeste du Brésil se caractérise par la coexistence de diverses mythologies. Il s’agit ici de parvenir à connaître l’ambiance spécifique de cette culture plurielle. Il est nécessaire pour cela d’explorer les différents réseaux d’images, afin de dégager les nouvelles interactions mythologiques. Le point de vue fractal permet la mise à jour d’un ordonnancement précis de ces éléments composites, conduisant à cerner la sensibilité propre à cette culture.

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Loxias | Loxias 29 | I. | 2. Expériences

Le traducteur médusé

Puisqu’il est interprète du texte original, le traducteur en est le scrutateur « premier » – non pas chronologiquement, mais logiquement : c’est lui, comme le commentateur, qui cerne au plus près le fonctionnement de la « parole » du texte dans ses efforts pour s’écarter, en innovant, de sa propre langue. La provocation à laquelle Nietzsche ne craint pas de recourir l’entraîne à faire entendre d’autres connotations, érotiques parfois, à l’occasion de topoi philosophiques traditionnels ou académiques ; à montrer quelle part revient néanmoins au « corps » (qui n’est pas matériel) dans un discours qui, précisément, s’acharne à vouloir s’en affranchir.

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Loxias | 51 | I.

Sous le signe du taureau : variations sur le Minotaure dans « Le Minotaure ou la halte d’Oran » d’Albert Camus, « Le labyrinthe au bord de la mer » de Zbigniew Herbert et L’ombre infinie de César de Lawrence Durrell

La mythologie du taureau constitue l’un des nombreux motifs que partagent les trois œuvres réunies sous l’intitulé « Inspirations méditerranéennes : aspects de l’essai » par la nouvelle question de littérature comparée à l’agrégation de Lettres modernes 2016. Il permet donc de confronter précisément les poétiques mises en œuvre par les trois écrivains autant que l’imaginaire personnel qui les nourrit. Si la mythologie grecque apparaît d’emblée comme une composante essentielle de l’inspiration méditerranéenne, elle révèle aussi certaines affinités avec l’écriture de l’essai qui peut trouver en elle un instrument privilégié pour « se plonge[r] profondément dans la chose », formule par laquelle Adorno caractérise la démarche de l’essayiste. En l’occurrence, le Minotaure permet d’interroger avec acuité la porosité de la frontière entre humanité et animalité.

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Loxias | 52. | I.

Rien de nouveau sous le soleil ? Camus et Le Clézio

À travers l’étude du roman L’Étranger d’Albert Camus et la nouvelle « Le jeu d’Anne » de Jean-Marie Gustave Le Clézio, l’objectif du présent article est de montrer comment la personnification de la nature, et avant tout du soleil, permet de tracer des liens intertextuels entre ces textes et la mythologie gréco-romaine tout en dégageant, grâce à une approche éco-critique, une inquiétude sur le rapport entre l’être humain et la nature qui l’entoure. Through analysis of the novel The Stranger by Albert Camus and the short story « Anne’s Game » by Jean-Marie Gustave Le Clézio, the aim of the present article is to show how the personification of nature, specifically the sun, helps tracing intertextual links between these texts and Greek and Roman mythology, while at the same time unveiling, thanks to an eco-critical approach, a certain uneasiness about the relationship between man and the nature surrounding him.

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Loxias | 69. | I.

« Une femme qui sait lire ce qui a été écrit avant l’écriture » : Illa d’Hélène Cixous

En 1975, Hélène Cixous publie, dans un numéro de revue consacré à Simone de Beauvoir un texte qui aura un retentissement international : « Le rire de la Méduse ». Elle y marque sa différence en défendant la spécificité de l’écriture féminine. Publié cinq ans plus tard, un texte au statut générique incertain, Illa, peut être lu comme une exploration des pistes ouvertes par « Le rire de la Méduse ». Brouillant la frontière entre théorie et fiction, entre récit et poésie, entre invention et commentaire, Illa est présenté par Cixous comme « une pomme de texte » dont l’enjeu est de rappeler que « l’écriture ne va pas de soi, pousse dans la constellation que forment les femmes donnantes ». Cet article s’attache à la dimension expérimentale de cette « histoire cherchante » qui fait un usage heuristique de la fiction, au croisement de la réécriture des mythes antiques, de l’autobiographie et de l’essai.

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