colonisation dans Loxias


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Loxias | Loxias 18 | Doctoriales

La représentation de la maladie dans les romans d’Ayi Kwei Armah

Cet article analyse le rôle de la maladie dans l’écriture du romancier ghanéen Ayi Kwei Armah. A travers les différents personnages masculins et féminins malades autour desquels sont tissées les intrigues de quatre de ses romans, se perçoivent les fonctions narratives, thématiques et allégoriques des maladies telles que la folie. Il ressort de la comparaison de ces personnages et de leurs situations respectives que la maladie est la métaphore d’un malaise social engendré aussi bien par les conquêtes coloniales occidentales que par des indépendances africaines mal négociées. Si l’approche thérapeutique à la plupart des maux répertoriés semble être réductrice, le diagnostic de la situation sociopolitique posé à travers l’écriture est d’une importance capitale. Through the study of male and female characters in Ayi Kwei Armah’s novels, this article underlines the narrative, allegorical, and thematic functions of mental and corporeal diseases. It stems from the comparison of the main characters and their different situations that these diseases are metaphorical of a social malaise that is engendered by colonisation and a period of independence not well negotiated by African leaders. Though the therapeutic approach of these problems seems to be limited, Armah’s narratives allow a thorough understanding of the socio-political and economic stagnation of African societies.

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Ferhat, instituteur indigène de Louis Albert Truphémus, un roman « anticolonialiste » ou l’expression d’une déconvenue

Le roman de Louis Albert Truphémus, Ferhat, instituteur indigène, paraît en 1935 dans un contexte colonial particulièrement agité. Forte d’une propagande efficace et d’une large diffusion (l’Exposition coloniale internationale de 1931 à Paris, articles de presse, récits de voyages, etc.), la colonisation connaît un succès considérable dans l’entre-deux-guerres. Dans le même temps, des voix s’élèvent de tous horizons contre une entreprise qui ne produit pas les effets escomptés : la question du coût de la colonisation est posée, le problème de l’intégration des Français sur le territoire africain émerge et les contradictions inhérentes au principe colonial ne cessent de se multiplier. En tant qu’acteur de la colonisation – Albert Truphémus occupe la fonction d’inspecteur de l’enseignement en Algérie – l’auteur de Ferhat s’insurge contre un système qu’il ne comprend pas. Son œuvre est alors qualifiée d’« anticolonialiste », précipitamment semble-t-il, terme qui ne tient qu’imparfaitement compte des pensées réelles d’un écrivain victime d’une désillusion et conscient du désenchantement qui atteint les Algériens eux-mêmes. Il convient donc de se demander en quoi Ferhat, personnage éponyme et représentatif du roman de Louis Albert Truphémus, se situe-t-il en porte-à-faux entre deux univers, entre deux courants de pensée ?

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