Voltaire dans Loxias


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Loxias | Loxias 8 (mars 2005) | Travaux et publications

L’art du masque dans la polémique anti-chrétienne de Voltaire de 1764 à 1769

L'objectif est d'étudier les différentes stratégies mises en œuvre par Voltaire pour diffuser ses idées tout en se mettant à couvert lorsqu'il entreprend de lutter contre l'Infâme. Nous avons limité notre étude dans le temps en choisissant les dates extrêmes des différentes éditions du Dictionnaire philosophique, 1764 et 1769. Outre cette « artillerie lourde », le corpus comprend toutes sortes de « fusées volantes » ou de « petits pâtés », souvent moins connus.

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Loxias | Loxias 4 (mars 2004) | Identité générique: le dialogue

Aux origines de la presse littéraire française

La mauvaise réputation de la presse et des journalistes ne date pas du XIXe siècle. Si un Balzac et un Maupassant ont peint ce milieu de l’intérieur, les siècles précédents eurent leur lot de caricatures et de portraits au vitriol. Qu’on se souvienne de Voltaire et de son portrait-charge de Fréron. Un Renaudot ou un Donneau de Visé ne furent pas épargnés, le second ayant eu la malencontreuse idée de se quereller avec Molière, de ne pas aimer Racine et d’irriter La Bruyère. Journaux et journalistes français de l’Ancien Régime pâtissent dans l’imaginaire collectif de cette image de serviteurs zélés du pouvoir et de la convention sociale : le théâtre du temps ne fit pas faute de le souligner, avec plus ou moins de discrétion selon les scènes. Dans ses « Conseils à un journaliste », Voltaire leur faisait la leçon et leur indiquait, sans trop d’illusion, comment il fallait faire « pour qu’un tel journal plaise à notre siècle et à la postérité » : belle illusion sur la pérennité d’une écriture dont, précisément, la volatilité faisait le prix relatif. Seule la presse du Refuge, hollandaise, ou des marches - Avignon, Liège, Clèves -, avait cet air de liberté que nos contemporains aiment trouver dans le passé, avec le parfum d’opposition qui l’embellit encore. Les travaux enfin entrepris depuis quelques décennies permettent de nuancer fortement ce jugement.

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Loxias | 54 | I.

La Paméla de Voltaire des Lumières au XXIe siècle - changements de statut et réception générique du texte

En 2004, André Magnan reconstitue une œuvre voltairienne jusqu’alors non identifiée qu’il intitule L’affaire Paméla. Lettres de Monsieur de Voltaire à Madame Denis, de Berlin. Une seconde édition, réalisée par Jonathan Mallinson pour les Œuvres Complètes de Voltaire, paraît en 2010. L’introuvable Paméla est en réalité un récit épistolaire autoréférentiel. Fondé sur la réécriture littéraire a posteriori de missives privées authentiques, l’œuvre relate les mésaventures vécues par l’auteur à la cour de Frédéric II de Prusse entre 1750 et 1753, et n’a jamais été présentée au public avant la parution des deux récentes éditions reconstituées. Or, il apparaît que les changements successifs de statut du texte (correspondance authentique privée, puis récit épistolaire autoréférentiel, et enfin récit épistolaire autoréférentiel reconstitué) entraînent une tension dans sa réception générique par la critique scientifique contemporaine. C’est pourquoi je propose une mise au point sur les liens entre, d’une part, la structure et la génétique particulières de Paméla ; et, d’autre part, l’évaluation contemporaine de sa généricité et son rapport au « vrai ». Au cœur de ce questionnement se trouvent les enjeux d’autoreprésentation inhérents à toute écriture de soi par l’épistolier, qui sont ici exacerbés par la visibilité du processus de réécriture.

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Loxias | 55 (déc. 2016). | II.

Les Dégoûts de Voltaire. Exploration d’une sensibilité complexe

“Oxford University, Studies in the Enlightenment (previously SVEC), janvier 2017 ISBN 978-0-7294-1190-5, xii+312 pages Les œuvres de Voltaire, et particulièrement sa correspondance, recèlent une thématique inattendue peu analysée par la critique : l’expression de ses dégoûts. Voltaire y dévoile ses dépits et déboires devant l’oppression politique et religieuse, ses exigences d’homme de lettres et d’historien, ses désillusions, exprimant ainsi sa vision pessimiste de la condition humaine. La révélation par Marie-Hélène Cotoni de l’i...”

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