Andreas Pfersmann


MCF HDR de littérature comparée, Andreas Pfersmann a fait partie du CTEL à l’Université de Nice Sophia-Antipolis. Il est actuellement en poste à l’Université de la Polynésie française.

Articles de l'auteur


Loxias | Loxias 9

Lueur(re)s de la « créolité » ?

Depuis sa publication, il y a une quinzaine d’années, Éloge de la créolité (1989) a connu un retentissement considérable. Dans les pages qui suivent, on aimerait proposer une relecture de l’essai que Patrick Chamoiseau, Raphaël Confiant et Jean Bernabé ont consacré à l’identité créole à la lumière des avatars du discours brésilien sur le métissage. Mais n’est-ce pas imprudent de comparer les constructions identitaires au Brésil et en Martinique, de rapprocher un pays gigantesque, indépendant et largement unifié par la langue, à une île peuplée d’« ombres dotomisées », demeurée dépendante où règne, de façon parfois douloureuse, une diglossie longtemps ignorée ?

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Loxias | Loxias 24 | Pour une archéologie de la théorisation des effets littéraires des rapports de domination

Présentation

“On peut dire […] que la visée de la théorie postcoloniale, c’est le « trans- », sinon la transe, donc le mouvement et le moment même de la traversée, du passage. C’est en effet à la faveur du développement de la théorie postcoloniale (elle-même redevable aux poststructuralismes) qu’on s’est mis à essayer de penser les rapports de soi à l’autre (voire, entre soi et soi), entre les mondes, entre les disciplines, non plus sur l’ancien mode humaniste de l’« inter » (solidarité, internationa-lisme, interdisciplinarité), mais sur celui de la trans(e) (altération ou différence interne, transnationalisme, transdisciplinarité). Le ou la trans(e) ...”

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Loxias | Loxias 32 | II.

Séditions infrapaginales : poétique historique de l’annotation littéraire (XVIIe-XXIe siècles)

“Droz, 2011, coll. « Histoire des Idées et Critique Littéraire », n° 464 ISBN-10 2-600-01440-3. ISBN-13 978-2-600-01440-3 536 p., 83,49 € http://www.droz.org/fr/livre/ ?GCOI =26001100648030 De Ben Jonson à Patrick Chamoiseau, en passant par le marquis de Sade et Augusto Roa Bastos, nombreux sont les écrivains qui ont orné leurs textes de notes marginales. Depuis la Renaissance, romanciers, dramaturges, quelques poètes ont fait de l’annotation un dispositif stratégique censé afficher une orthodoxie – réelle ou feinte –, contrôler la ré...”

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