lyrisme dans Loxias


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Loxias | Loxias 19 | Programme d'agrégation

Le monologue dans le théâtre sérieux de Rotrou. L'exemple d'Antigone, Le Véritable Saint Genest et Venceslas

Affirmer que Rotrou n’aime pas le monologue dans le théâtre sérieux serait inexact car la forme monologuée y acquiert la valeur irremplaçable d’une trace ou d’un rêve. Trace d’un temps d’avant la faute, où la raison humaine était le lumineux reflet du divin ; et rêve nostalgique, à la fois d’un possible dialogue avec soi-même et d’une volonté conduisant l’impulsion héroïque, mais rêve que le dramaturge sait transformer en espoir. Le monologue dans le théâtre de Rotrou inscrit, grâce à l’ironie subtile qui l’habite, en même temps que les vains efforts de la raison corrompue, la clarté et la plénitude que lui apporte la transcendance.

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Loxias | Loxias 45. | I. | Pour une esthétique de l'imagination aérienne

Deux chants aériens chez Euripide : l’un plus nostalgique (Iphigénie en Tauride, v. 1089-1151), l’autre plus allègre (Hélène, v. 1451-1511)

Nous voudrions tenter de comprendre le succès qu’a obtenu dans l’Antiquité le lyrisme d’Euripide. Les anecdotes rapportées par Plutarque ou Lucien à ce sujet sont bien connues et, grâce à ces témoignages, nous savons que le succès de ses parties lyriques dépassait largement le cadre athénien. Dans cet article, nous voudrions mettre en lumière la poésie aérienne qui marque deux de ces chants contenus dans deux tragédies appartenant à la même période, le deuxième stasimon d’Iphigénie en Tauride et le troisième et dernier chant d’Hélène.

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Loxias | 59. | I.

L’Anthologie de Mahmoud Darwich (Poésie/Gallimard) : un itinéraire poétique et personnel

Nous avons voulu proposer et éprouver l’hypothèse selon laquelle la poésie de Mahmoud Darwich, composée pour une grande part en exil, relève moins d’une défense et célébration de la terre natale qu’elle ne crée littéralement, par effet poétique, une Palestine nouvelle. We tried to give a comprehensive outlook of the Arab Palestinian poet’s life and poetical achievement, through a brief analysis of the French-language Anthology, published in 2000. We assume that his verse originates in (some kind of polemical) prose. This verse, notwithstanding, is characterized by its liberation of classical rules and the traditional vision of the poet’s role in the city. We conclude by a reflection on the relationship linking Darwich’s poetry and the Palestinian issue, with a hint: could be this overarching and inescapable issue more an effect (of poetical language itself) than a cause (of the whole literary work)?

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