mise en abyme dans Loxias


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Loxias | Loxias 15 | I. | 1.

« De la naissance de Monseigneur le Dauphin » : du bon usage de l’encomiastique

L’Adolescence clémentine de Clément Marot illustre plusieurs genres poétiques et rassemble, comme l’indique son titre, les pièces composées pendant la jeunesse du poète, c’est-à-dire jusqu’à 30 ans. « De la naissance de Monseigneur le Dauphin » relève de la forme poétique de la ballade et du genre démonstratif. Le poème, qui célèbre un événement historique et glorifie la figure royale, développe une allégorie qui a une portée politique et contient une dimension religieuse proche de l’évangélisme.

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Loxias | Loxias 18 | Doctoriales

Les avatars du Littéraire chez Jean Lorrain

A travers les nombreuses représentations que propose Jean Lorrain du monde des lettres à la Belle Epoque, l’article interroge leurs rapports ambigus. L’étude des critiques parus dans les quotidiens de l’époque, l’analyse de l’œuvre fictionnelle, mais aussi divers épitextes mettent au jour les tensions paradoxales qui travaillent l’écriture lorrainienne. Outre une évocation particulièrement haute en couleur de ses contemporains, le foisonnement des mises en abyme et des doublons romanesques permet d’une part de dessiner certains principes esthétiques, mais aussi d’élaborer une image romanesque de lui-même.

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Loxias | Loxias 34 | Doctoriales VIII

Le voyage en Albanie d’Isadora Duncan, entre autobiographie et fiction romanesque

En 1913, Isadora Duncan visita l’Albanie. C’était l’un des moments les plus durs dans la vie de la célèbre danseuse : quelques semaines avant, à Paris, elle avait perdu ses deux enfants, noyés suite à un accident dans lequel la voiture où ils voyageaient était tombée dans la Seine. Son voyage avait été narré par elle-même dans son autobiographie, My Life (1927), publiée peu après sa mort à Nice, le 14 septembre du même an. De nos jours, l’écrivain Luan Rama a dédié au séjour d’Isadora Duncan en Albanie son roman Santa Quaranta (Tirana, 2005), pas encore traduit de l’albanais. Il avait été seulement au tout début du XIXe siècle, sous l’effet de la vogue du « Grand Tour », que des voyageurs européens avaient commencé à considérer l’Albanie comme une destination qu’il convenait de visiter expressément. Entre les premiers témoignages littéraires qui lui furent expressément dédiés, se signalèrent celles de François Pouqueville et de Lord Byron. À partir de l’épisode qui concerne le voyage d’Isadora Duncan en Albanie, cet article se propose de mettre en contraste le récit autobiographique et la réélaboration romanesque du même sujet, sur la toile de fond du profil de la perception culturelle de l’Albanie entre les siècles XIXe-XXe In 1913, Isadora Duncan travelled to Albania. She was having a very hard time in her life, as some weeks before, in Paris, both her children had died after drowning in the Seine because of a car accident. She told about her travel in the autobiography My Life (1927), published after her death in Nice, on September 14 of the same year. In a novel published in 2005, the Albanian writer Luan Rama dedicated to the Duncan’s travel his novel Santa Quaranta, not yet translated from the Albanian language. It was only at the very beginning of 19th century, during the « Grand Tour » era, that some European travelers started to consider Albania as a place which was worth visiting in its own right. Among the first literary evidences dedicated to the country, the most remarkable were the works of François Pouqueville and Lord Byron. Starting from the episode regarding Isadora Duncan, this article intends to point out a comparison between the autobiographic account and the fictional working-out of the same topic, on the background of the cultural depiction of Albania in the 19th- 20th centuries.

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Loxias | 62. | I.

Barberousse et La Reine blonde, la mise en abyme dans La Goutte d’or de Michel Tournier

Sixième roman de Michel Tournier, La Goutte d’or est l’un des romans les plus controversés de cet écrivain prolifique, controverse qui l’a accompagné dès sa parution en décembre 1985. Les échos divergents que sa publication suscite dans la presse française de l’époque permettent de rendre compte du caractère exceptionnel et de la nature complexe de ce roman, ainsi que de la place particulière qu’il occupe dans la production romanesque tourniérienne. Rappelant par son intrigue la fameuse saga des Nuits orientales, le roman étonne également par sa structure en abyme. Axée sur la figure du jeune berger Idriss qui quitte sa patrie et se rend en France dans l’espoir de trouver sa photo prise par une jeune touriste de passage, l’intrigue principale se trouve encadrée par deux contes, le conte de Barberousse et celui de La Reine blonde, qui se font écho l’un à l’autre tout en faisant écho à l’histoire centrale, formant ainsi et en dépit de leur indépendance narrative apparente une sorte de diptyque avec cette dernière.

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