Loxias | littératures française et comparée
La revue Loxias est publiée par le CTEL qui réunit des chercheurs, des enseignants-chercheurs et des doctorants des départements de Lettres modernes, d’Anglais, d’Italien, d’Allemand, de Portugais, de Russe, de Langue d’Oc, de Grec moderne et de Lettres Classiques, au sein de la Faculté des Lettres de Nice. Elle accueille aussi les contributions de spécialistes extérieurs. Loxias, l’« Oblique », est le surnom d’Apollon à cause de la teneur polysémique de ses oracles. C'est sous le signe de ses rayons obliques que le CTEL place sa revue, puisque c’est obliquement qu'il entend accomplir le passage des frontières, dans la polysémie qu’engendre toute pratique pluridisciplinaire. La revue offre désormais une nouvelle rubrique, les actes des colloques du CTEL, Loxias-Colloques.
ISSN : 1765-3096 ISSN Papier : 1639-0237
dernière publication en ligne
Loxias 40. Panaït Istrati, « l’homme qui n’adhère à rien »
Sous la direction de Frédérica Zéphir et Odile Gannier
15 mars 2013
Ecrivain, vagabond, bolchévique sincère mais critique sévère du régime soviétique qu’il fut l’un des premiers à dénoncer, Panaït Istrati, auteur roumain d’expression française (1884-1935), a mené sa vie et conçu son œuvre en se conformant aux seuls principes de l’honnêteté morale et intellectuelle, de la générosité, de l’amour de l’homme et de celui de la vérité. Révolté contre toutes les tyrannies, adversaire farouche de toutes les idéologies, il livre dans son œuvre une vision dont la lucidité sans concession et la dimension éthique trouvent un écho dans les préoccupations et les interrogations les plus actuelles. Si bien que, près de quatre-vingts ans après la mort de celui qui se définissait lui-même comme « l’homme qui n’adhère à rien », la relecture de ses ouvrages offre un vaste champ à la réflexion et à l’investigation critiques. Que l’on s’attache en effet à sa vision humaniste des rapports sociaux et politiques, à sa conception de la vérité, proche de celle développée par Hannah Arendt, ou encore à son sens de la justice, l’étude de ses textes où autobiographie et fiction narrative se mêlent étroitement, permet de définir les caractéristiques axiologiques d’une démarche historiquement et littérairement originale. Pourtant, cette attention portée aux valeurs défendues ou mises à distance ne doit pas oblitérer la richesse et les particularités de son écriture, ses choix stylistiques, son sens de la narration, les personnages créés pour illustrer concepts et situations. Les voyages en Suisse et en URSS restent des moments-clefs de ces études.
A Nice, où a résidé l'auteur, la Bibliothèque Universitaire de l'UFR Lettres, arts et sciences humaines conserve un fonds Istrati (lien) .
Panaït Istrati, « l’homme qui n’adhère à rien »
Cecilia Condei : Positionnement paratopique de Panaït Istrati, l’écrivain « qui n’adhère à rien »
Elena-Brandusa Steiciuc : Cultures et identités balkano-méditerranéennes dans l’œuvre de Panaït Istrati
Catherine Rossi : Les périodes suisses chez Panaït Istrati
Mariana Perişanu : Droiture éthique et vérité d’un carrefour thématique – La famille Perlmutter
Christian Delrue : Un voyage dans l’URSS de 1928 : Panaït Istrati, Bilili, Nikos Kazantzaki et Eleni Samios
Frédérica Zéphir : Trois voix pour la vérité : Panaït Istrati, Victor Serge, Boris Souvarine
Travaux et publications
Marie-Hélène Cotoni : Jean-Jacques Rousseau, Mandement de Mgr l'archevêque de Paris, Lettre à Mgr Christophe de Beaumont
Sabine Chaouche et Roxane Martin (dir.) : Revue European Drama and Performance Studies n° 1: Le Développement du « Grand spectacle » en France : politiques, gestion, innovations (1715-1864)

