James Naremore


Professeur émérite en anglais, littérature comparée et études cinématographiques à l’Université d’Indiana. Sur le cinéma, il est l’auteur, entre autres, de Filmguide to Psycho; The Magic World of Orson Welles; Acting in the Cinema; The Films of Vincente Minnelli; More Than Night: Film Noir in Its Contexts; On Kubrick; et Sweet Smell of Success. Il a également dirigé les collectifs suivants : Film Adaptation et Orson Welles’s Citizen Kane. Il est l’un des rédacteurs de Film Quarterly et il est responsable de la collection Contemporary Film Directors. Il travaille actuellement à un recueil d’essais sur la théorie, l’histoire et la critique de cinéma.

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Cycnos | Volume 27 n°2 - 2011 | Prologue

Film Acting and the Arts of Imitation

Louise Brooks dit un jour que, pour devenir une star, un acteur doit pouvoir allier un comportement d’apparence naturel et une « excentricité » personnelle. Je me propose d’explorer certains des problèmes d’analyse que pose ce phénomène. Qu’est-ce qui constitue l’excentricité et comment, dans certains cas, le naturel vient l’équilibrer ? Que se passe-t)-il quand une star de cinéma est amenée, dans un film, à incarner les excentricités d’une autre star (Larry Parks en A Jolson, Clint Eastwood en John Huston, Cate Blanchett en Bob Dylan, Meryl Streep en Julia Child, etc) ? Comment faire la différence entre l’incarnation comme caricature et l’incarnation comme illusion dramatique ? Quelle différence y a-t-il, s’il y en a une, entre l’incarnation et l’influence stylistique ? Louise Brooks once said that in order to become a star, an actor needs to combine a natural-looking behavior with personal “eccentricity.” My presentation will explore some of the analytical problems raised by this phenomenon: What constitutes eccentricity and how is it balanced by naturalness in specific cases? What happens when a movie star acts in a film in which he or she impersonates the eccentricities of another star (Larry Parks as Al Jolson, Clint Eastwood as John Huston, Cate Blanchett as Bob Dylan, Meryl Streep as Julia Child, etc.)? How can we distinguish between impersonation as caricature and impersonation as dramatic illusion? What is the difference, if any, between impersonation and stylistic influence?

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