Patrick Louguet


Patrick LOUGUET est Professeur des universités, enseigne le cinéma et l’Etude des Genres, l’Esthétisme et l’Histoire du Cinéma au département des Arts de la Réalisation Cinématographique à l’Ecole Européenne Supérieure de l’Image. A l’université de Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, ce département du Cinéma appartient à l’UFR Lettres, Philosophie et Esthétisme. Auteur de nombreux articles parus dans différents forums et revues universitaires, il a également rédigé une monographie : « The Barefoot Contessa by Joseph Léo Mankiewicz : one cinema telling and thinking himself», Arras, A.P.U. (Presses Universitaires d’Artois), coll. « cinémas » – 2004 ; et un second livre de 520 pages sur les connections transversales esthétiques : Sensible Proximities, the arts at the crosses (Cinema, Choreography, Installation, Video-art), Arras, A.P.U. (Artois Presses University), coll. « cinémas » – 2009. En tant que chercheur à l’université de Paris 8, Patrick Louguet est membre de l’Ecole Doctorale EDESTA.

Articles de l'auteur


Cycnos | Volume 26 n°1

Travelling as strolling about and other modes of introducing movement in Prospero’s Books.

In this article, Patrick Louguet considers this Greenaway’s opus as a real “transformation-operator”. Indeed, the film can be understood as an alchemic laboratory, but also as a physician one’s. Both is doing torsion on narrative frame. The point of view is frequently displaced to show how quixotic and sublime appears so baroque on screen, with an abundance of materials, colored and formal events. Most of them belongs frequently at many little boards cut in all the surface of screen film, like paintings strained and floating in museum setups. But the Greenaway’s tables are, obviously,  living – not static – tables. Duke of Milan’s books are “accessories-mediums” of many moving paradigms. These “books-operators” determines emergence of sensitive configurations formed by optical or visual, audible and musical signs. Dans cet article, l’auteur montre à quel point le film de Peter Greenaway, Prospero’s Books, est un véritable opérateur de transformations, liées entre elles par de fréquentes reprises de la forme-ballade du travelling. En effet, on peut considérer ce film comme un laboratoire d’alchimiste, voire un laboratoire de physicien dès lors que s’y opèrent des torsions de la trame narrative au bénéfice des métamorphoses visuelles. Le point de vue est fréquemment déplacé pour faire apparaître sur l’écran, de façon baroque, des formes où le chimérique côtoie le sublime : les êtres façonnés et les phénomènes engendrés le sont  dans une profusion de mouvements, de processus matériels et de couleurs scintillantes. La plupart de ces événements surgissent, surcadrés, sur des toiles analogues à celles, flottantes, tendues dans des installations muséales. Évidemment les tableaux de Greenaway sont des tableaux mouvementés, loin des images fixes : les livres du duc de Milan sont comme autant de matrices d’édification de configurations sensibles composées de signes visuels, sonores et musicaux.

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