Zeenat Saleh


Maître de conférences à l’Université de Franche-Comté Besançon. Secrétaire de la Société d’Etudes et de Recherches sur le Cinéma Anglophone (SERCIA) de sa fondation en 1993 à 2008, elle en a organisé le deuxième colloque international en 1995 pour le centenaire du cinéma ainsi que le 15ème colloque en septembre 2010 sur « le cinéma comme vecteur de la mémoire ». Elle a publié (en anglais et en français) sur le cinéma américain et britannique. Elle a collaboré à quelques numéros de CinémAction et a dirigé le volume n° 138 de CinémAction, Les cinémas l’Inde. Les années 2000 (2011).

Articles de l'auteur


Cycnos | Volume 26 n°1

Peter Greenaway’s cinema: the quintessential paradox of British Art Cinema outside Britain

L'œuvre de Peter Greenaway est considérée comme marginale car elle est à l'opposé du courant de réalisme social qui est propre aux cinéastes britanniques en général. Ses références sont pour la plupart liées à l'Art européen qu'il intègre subtilement dans ses films. Ainsi, Le Cuisinier, le Voleur, sa Femme et son Amant, film réalisé en 1989, est un hommage rendu par le cinéaste à l'Age d'Or de la peinture flamande. A l'instar de nombreux cinéastes européens, le cinéma de Greenaway repose sur une mise en scène très stylisée qui privilégie la forme et l'artifice par le biais de la distanciation qui écarte délibérément l'identification spectatorielle. This paper will focus on Peter Greenaway as the ideal representative of the paradox which the artist himself incarnates. He subtly integrates European art in his 1989 production of The Cook, the Thief, his Wife and her Lover to show how artistic creation embodies the essence of immortality and how the narrative structure becomes subservient to the artist's aesthetic vision. Despite his extreme 'Britishness', Greenaway cannot be compared with most of his British contemporaries whose films often veer on grim social realism. It is the very 'Europeanness' which makes Greenaway an outsider.  He openly pays tribute to different periods in European art history: Franz Hals' table painting in The Cook... is the focal point of the diegesis. Greenaway shares other artistic preoccupations with European directors like Resanais or Ferreri in the use of deliberate distancing devices which render spectatorial identification and emotion difficult. His aesthetic principles totally belie the idea that film reflects reality. Artifice is hence central to an in-depth analysis of one of the major contributions to British art cinema.

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Cycnos | Volume 27 n°2 - 2011 | Familles

Kal Aaj aur Kal ou la dynastie ininterrompue des Kapoor

Notre but est de montrer l’importance de la principale dynastie de l’histoire du cinéma. La lignée des Kapoor a été ininterrompue depuis maintenant cinq générations. Ils ont su rester en phase avec les changements intervenus depuis six décennies dans le cinéma indien, et notamment dans le cinéma hindi. Le patriarche et fondateur de la dynastie, Prithviraj Kapoor, a joué un rôle essentiel dans l’inspiration qu’allait suivre son fils, Raj. Le cinéma indien d’aujourd’hui est redevable à la fois au père et au fils. Tous deux ont été des novateurs et leur ouverture d’esprit a certainement contribué à façonner les techniques de jeu, sur scène et à l’écran. This paper aims to show the importance of the foremost dynasty in the history of cinema. The Kapoors have maintained an uninterrupted lineage of five generations. They have succeeded in keeping up with the changes that have occurred over the past six decades in Indian, and particularly Hindi, cinema. The patriarch and founder of the dynasty, Prithviraj Kapoor’s contribution to acting and stage direction played an essential part in the extraordinary creative path that his son Raj was to follow. Indian cinema today most certainly is indebted to the contribution of both father and son. They have been innovators and their open-mindedness helped to shape the acting techniques on stage and screen.

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