Françoise Storey


Françoise Couturier-Storey est Professeur agrégée à l’Institut Universitaire de Technologie de Nice, au département Techniques de Commercialisation. Chercheuse au Centre Régional d’Etudes de Langue Anglaise (C.R.E.L.A), elle a publié plusieurs articles, dont un chez Rodopi (Amsterdam) sur le thème du discours subversif sur le corps dans une nouvelle de Margaret Atwood, et deux autres sur le thème du Désir et de la Loi dans The Handmaid’s Tale. Elle a soutenu sa thèse de doctorat en 1997 sur L’Allégorie dans l’œuvre de Margaret Atwood et d’Angela Carter. (Presses Universitaires de Lille, 1998). « Desire in The Handmaid’s Tale », in Cahiers de l’I.P.E.C, Rouen, n°6, 1999. « Subversive Corporeal Discourse in Margaret Atwood’s « The Female Body » », in Telling Stories: Postcolonial Short Fiction in English, Amsterdam : Editions Rodopi, 2001. « Law, the word of God and Subversion in Margaret Atwood’s The Handmaid’s Tale », in Cycnos, vol.19 (n°2), 2002.

Articles de l'auteur


Cycnos | Volume 22 n°2

History and Allegory in Margaret Atwood’s Oryx and Crake

Comme beaucoup de romans dystopiques, Oryx and Crake, le tout dernier roman de Margaret Atwood, décrit les traces d’une race en voie de disparition et offre une lueur d’espoir au lecteur sous la forme d’une race nouvelle. Comme typiquement dans ce genre littéraire, les erreurs de l’ancienne race sont déjà présentes à l’état latent dans la nouvelle race et société qui est sensée remplacer l’ancienne société décadente par quelque chose de neuf et d’immaculé. L’avenir et le passé finissent nécessairement par se mélanger dans ce type de fiction et le critique, ainsi que le lecteur, ne peuvent qu’imaginer et espérer, en vain, que l’avenir ne répétera pas le passé. Le roman d’Atwood, bien qu’étant futuriste, nous fait grâce d’une fin où la société future imiterait celle de ses prédécesseurs. Mais le lecteur averti peut déjà très clairement déduire et discerner les nombreux défauts de cette utopie planifiée et se sentira poussé à établir des comparaisons entre cette société future, ainsi que son propre futur, et ce passé voué à l’échec qui est décrit dans le roman. Le roman de Margaret Atwood propose ainsi un nouveau mythe de la création, aux connotations religieuses, une Histoire réécrite qui fait écho au modèle allégorique dont le but est à la fois de « divertir » et d’« instruire » le lecteur.

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