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Cycnos | Volume 25 n°1 - 2007

Purity and impurity in The Power and the Glory

Le pur et l’impur est l’une des multiples paires de notions qui s’entrechoquent et qui constituent la clé de voûte de The Power and the Glory. La pureté et l’impureté ne sont pas aisément définissables puisque parfois elles sont contradictoires, et parfois elles se ressemblent. L’impureté peut dissimuler ou, au contraire, faire ressortir la pureté. Tous les personnages du roman, en particulier le prêtre, sont en proie à des dilemmes et paradoxes existentiels. Ils voguent entre des extrêmes qui parviennent à se rejoindre et à se confondre. Tel est le cas de la pureté et l’impureté, matériellement visible dans le sordide état de Tabasco, caractérisé par la putréfaction, le délabrement, la pourriture et la corruption. Le conflit religieux et politique a deux adeptes, le prêtre et le lieutenant, qui défendent la pureté de leur noble tâche, mais leurs actions, lorsqu’ils mettent en pratique leurs idéaux, sont empreintes d’impureté. Même si aucun n’est digne de sa mission, c’est le prêtre qui semble évoluer et  acquérir une purification spirituelle lorsqu’il abandonne l’ambition, l’avidité et la fierté pour se rapprocher humblement de ses ouailles. Malgré les consonances religieuses de ce roman et son arrière-plan politique, Graham Greene réalise un thriller efficace grâce à un style épuré, un langage simple et dépouillé qui n’encombre pas le déroulement de l’action.

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“He wasn’t carrion yet”, or the Drama of In-betweenness in The Power and the Glory

La structure de The Power and the Glory qui est à la fois celle d’un thriller, d’une parabole ou d’une allégorie, plonge ses personnages et son lecteur dans un entre-deux d’où aucun ne peut s’échapper, que ce soit du point de vue spatial, temporel ou théologique. Les lieux sont tous des lieux clos, symbolisés par la prison qui assemble le monde entier, lieux intermédiaires que personne ne parvient à quitter. La temporalité hésite entre Chronos et Aion, entre le temps historique de l’histoire et le hors-temps de l’idéal des personnages, entre le passé défini qui hante chacun d’eux et le futur indéfini porteur d’une délivrance espérée., entre finitude et infinitude, ce qui fait des personnages de véritables orphelins du temps. D’un point de vue théologique, les personnages sont les victimes d’une insoluble tension entre immanence et transcendance, abandon et salut, solitude et sentiment d’appartenance à la communauté des hommes, entre la mort comme fin et la mort comme recommencement. En ce sens, l’histoire que raconte la mère de Luis sert de remarquable contrepoint à l’histoire du prêtre, créant un entre-deux narratif dans lequel le lecteur ne peut que s’installer. La double nature de l’écriture, entre réalisme et symbolisme, métaphores et métonymies, accroît cette intermédiarité de l’écriture et de la lecture qui forclôt toute interprétation finale simple, ce que Greene tente de contrebalancer par un dernier paragraphe qui oblige à reconsidérer le rôle du prêtre et de son anonymat dans tout le roman.

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