intertextualité dans Cycnos


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Cycnos | Volume 25 Spécial - 2008

« Have you read much ? » Livres et lecture dans Jane Eyre

L’activité de la lecture est une constante éclatante de Jane Eyre, du premier au dernier chapitre. Il est important d’examiner qui lit, et le cas échéant qui lit quoi, qui parle de lecture, quelle place tient la lecture dans la formation des caractères, quel lien est formulé entre la littérature et les autres arts. Mais, en même temps, la narration à la première personne fait intervenir dans la voix narrative une quantité de souvenirs de lecture conservés par le personnage, enfant ou adulte, dont la diversité est déroutante ; un choix d’exemples cherche à donner une idée de la masse de citations qui affleurent. Une dernière partie analyse comment l’insertion de citations trouve sa place dans l’écriture de Charlotte Brontë, permettant même de proposer une interprétation de la dernière page du roman.

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Pieces in a jig-saw puzzle: the role of secondary characters in Jane Eyre

The staging of secondary characters, in Jane Eyre, underlines the careful construction of a plot that cannot be reduced to its linearity. Echoing situations, parallel stories, repetition of words and phrases invite the reader to enjoy the novel as a work of art. In a strictly codified game, the reader joins the heroine in a picturesque travel of sorts, where pain and fear weave a pattern of abstraction relying on endless cultural references. From the imaginary story emerges the story of imagination, in which the reader shares the power of combination taught by the narrator so as to create a new world of their own, a new perception of reality.

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Cycnos | Volume 25 n°1 - 2007

Immanence and transcendence in The Power and The Glory. Graham Greene and Joseph Conrad

Les deux concepts opposés d’immanence et de transcendance créent une tension qui nourrit le débat religieux et le questionnement métaphysique dans The Power and the Glory et tisse des liens thématiques et intertextuels entre Greene et Conrad. Bien que les deux écrivains aient souhaité dépeindre la corruption et le mal inhérents à la nature humaine et aient mené leurs lecteurs au « cœur des Ténèbres », ils offrent deux réponses différentes à l’angoisse existentielle, néanmoins illustrée par des images cosmiques similaires. Greene résout le paradoxe entre immanence et transcendance par le concept de Felix Culpa tandis que la vision imaginaire d’un vide métaphysique chez Conrad ne laisse aucune place à la transcendance.

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