résilience dans Cycnos


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Cycnos | Volume 25 Spécial - 2008

The other (m)other in Jane Eyre

As Jane’s surrogate mother, Mrs Reed, her aunt by marriage, never fulfills her role properly, as she herself admits on her death bed. Throughout her childhood, she figuratively poisons Jane’s life with her constant sarcasms and cruelty, turning Jane into another Cinderella or ugly duckling, the scapegoat of the nursery, ostracized from a family which hates her.  Mrs Reed’s enterprise is to negate Jane’s existence, first by sending her away to Lowood, an insalubrious place for poor orphan girls where she hopes the child may die, before actually declaring she is dead to a generous uncle who wanted to make Jane his heir. But Mrs Reed is defeated both by Jane herself, whose resilience is also rewarded by a Providence that helps those who help themselves. She dies, unmourned, and Jane eventually inherits from her uncle : all is well that ends well in a world where fairy tale combines with social romance to ensure the heroine’s happiness and promotion.

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Jane Eyre et l'affect de l'image : entre texte et écran

Dans Jane Eyre, Charlotte Brontë met en abyme le rôle de l'image en faisant des aquarelles de Jane des visions romantiques prémonitoires originales. Brontë nous invite ainsi à réfléchir au rapport texte/image, aux mécanismes de transposition (puisque Jane enfant se réfugie dans les gravures de Bewick, qui viendront inspirer ses visions d'adulte), aux modalités de représentation, cadrage ou hors champ, autant d'éléments qui peuvent éclairer notre approche d'un autre type de transposition, l'adaptation filmique ou cinématographique. En partant entre autres des aquarelles de Jane, cet article se propose donc de s'interroger sur une scène de rencontre emblématique, celle de Jane et de Rochester, afin de montrer comment le texte de Brontë sait contrevenir aux conventions qui régissent d'ordinaire les scènes de première rencontre, et comment cet affect peut se transposer à l'écran, entre gothique et romance, dérive insolite et insistance sur la résilience de Jane. Les effets de décor, d'éclairage, le choix des plans et des dialogues, sont autant d'indices guidant peut-être, en fin de compte, vers l'utilisation très particulière des effets sonores qui permettent à Brontë de jouer avec brio sur le hors champ.

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