Gilles Menegaldo


Université de Poitiers
Auteur de nombreux articles sur la littérature et le cinéma fantastique, SF et policier, éditeur d’une vingtaine d’ouvrages collectifs. Organisateur de colloques dont 7 à Cerisy-la-salle Auteur de Dracula, la noirceur et la grâce (avec AM Paquet-Deyris, Atlande, 2006). Derniers ouvrages dirigés : Jacques Tourneur, CinémAction, 2006, Les Nouvelles formes de Science-fiction (avec R. Bozzetto, Bragelonne, 2006), Les Imaginaires de la ville entre littérature et arts, (avec H. Menegaldo, PU Rennes, 2007), Cinéma et histoire (avec Melvyn Stokes, Michel.Houdiard, 2008), Manières de noir (avec Maryse Petit, PU Rennes, juillet 2010), Gothic N.E.W.S, Michel Houdiard, février 2011, Persistances gothiques dans la littérature et les arts de l’image, (avec Lauric Guillaud, Bragelonne, Janv. 2012), Europe et Hollywood à l’écran : regards croisés (Michel Houdiard, sous presse).

Articles de l'auteur


Cycnos | Volume 22 n°1

L’Inscription de l’Histoire et la vision du futur dans The Time Machine de H. G. Wells et son adaptation filmique par George Pal

Cet article propose une étude comparative du roman de H.G. Wells, The Time Machine et de son adaptation cinématographique par George Pal en 1960. Il s’agit de mettre en évidence les différentes transformations opérées par le film quant à la vision de l’Histoire et de l’évolution de l’humanité. Le cinéaste, tout en reconstituant soigneusement le cadre victorien, modifie le dispositif narratif du roman et l’adapte au contexte des années soixante et à un public hollywoodien amateur de films de genre. L’accent est mis sur les guerres successives, passées et futures, réelles et fictionnelles, qui mènent l’humanité à sa perte. Le film insiste sur la menace nucléaire, bien réelle au moment de sa sortie. Pal crée donc un univers composite constitué de signes culturels hétérogènes mais aisément identifiables par le spectateur. Il minimise la vision satirique (et pessimiste) du romancier et privilégie l’aventure, l’action et l’intrigue sentimentale (avec une touche d’ironie légère). La modernité du film réside, outre l’emploi d’effets spéciaux, dans la valorisation même de la notion de spectacle.

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Cycnos | Volume 13 n°1

Le regard et le corps du désir dans The Lady from Shanghai et Touch of Evil d’Orson Welles

“Dans son célèbre article1, “Visual Pleasure and the Narrative Cinema”, Laura Mulvey met l’accent sur la scopophilie comme mode privilégié de la relation du spectateur au film. Elle souligne le paradoxe du cinéma qui s’exhibe en tant que spectacle et propose au spectateur un contrat explicite, mais par ailleurs reproduit les conditions nécessaires à un processus de voyeurisme qui suppose l’idée d’une opération s’effectuant à l’insu du sujet vu. Laura Mulvey insiste sur l’idée de séparation : séparation entre le monde autonome, hermétiquement clos qui se déploie sur l’écran et le monde des ...”

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Cycnos | Volume 28.2 - 2012 | De la machine hollywoodienne

Hollywood en question : réflexivité filmique, ironie et parodie dans La Rose pourpre du Caire (Woody Allen, 1985), Hollywood Ending (Woody Allen, 2002) et Adaptation (Spike Jonze, 2002)

The three films analysed in this article choose different angles to deal with the Hollywood myth. While Woody Allen In The Purple Rose of Cairo emphasizes the filmic apparatus and plays inventively with genre conventions, both deconstructing the stereotypes of classic cinema and celebrating, with a tinge of nostalgia its power of fascination, he simply focuses on a rather trite critique of the Hollywood studio system and nourishes his own myth in Hollywood Ending, posing as an eccentric and paranoid film maker. Spike Jonze on the other hand is far more daring than the later Allen at least, foregrounding script writing seen from the inside by a writer in crisis, but also proposing various adaptations of the same literary source, foregrounding the thematic and formal devices used and thus deflating also some aspects of the Hollywood myth.

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