Cycnos | Volume 16 n°2 Détermination nominale et individuation - 

Jean Albrespit  : 

La quantification du continu : (dét) N1 of N2

Plan

Texte intégral

1Dans cet article, nous avons choisi de nous intéresser à la suite : (dét) N1 of N2 que nous noterons pour simplifier N1 of N2, par exemple :

(1) “No,” she repeated, and continued sauntering on, pausing at intervals, to muse over a bit of moss, or a tuft of blanched grass, or a fungus spreading its bright orange among the heaps of brown foliage; and, ever and anon, her hand was lifted to her averted face. (WH)
(2) He drew an imaginary circle on the stones of the roof, and burnt a pinch of powder in it, which sent up a small cloud of aromatic smoke. (CY)

2Nous ne prendrons en compte que les suites dans lesquelles N2 a un fonctionnement de continu. Nous appellerons N1 « opérateur de fragmentation ». Nous reprenons la catégorisation faite dans la théorie des opérations énonciatives entre discret, continu dense et continu compact, et en particulier la définition d’Antoine Culioli (1991) : « Discret, compact, dense correspondent à des types de pondération différents, que l’on peut ainsi représenter :

        Qnt Qlt        Qlt          Qnt Qlt
       discret       compact      dense »

3Les questions que nous nous posons sont les suivantes : comment fonctionne l’opération d’individuation qui permet de découper des unités dans du dense et du compact ? Quel étalon permet de calibrer ces unités construites pour qu’elles soient interprétables par un co-énonciateur ?

4Au cours de cette étude, nous serons amené à commenter le rôle de OF, morphème de relation entre N1 et N2, le type de délimitation qu’opère N1 ainsi que le statut de l’unité prélevée.

5Dans la suite étudiée, ou des suites proches, du type « a ghost of a footnote » :

(3) George Steiner, treated as a kind of intellectual pornographer (Onan the Librarian?), is reduced to the ghost of a footnote by the time Wood has finished with him. (GW 7/02/99)
(4) The new de facto town centre, a cavernous aircraft hangar of a supermarket, has displaced almost every shop in the town. (GW 7/03/99)

6le rôle de of a été commenté en profondeur par différents auteurs, notamment Pierre Cotte (1983 ; 1985) et André Gauthier (1995). Nous reviendrons brièvement sur le développement de of en anglais, qui, d’un emploi relativement peu développé, est devenu une préposition utilisée dans des schémas multiples.

7Of est une forme faible, inaccentuée. La forme accentuée est œf (du sanskrit apa, signifiant « away from, down from »), d’un emploi assez rare. Cette forme accentuée ne se rencontre que dans les composés nominaux : œf-weard : absent ; œfanc : insult, offense, grudge. Le dictionnaire de J.R. Clark Hall donne les sens suivants pour la préposition of en vieil-anglais : « from, out of, among, concerning, about, by, derived from, made of, belonging to » On trouve of dans un certain nombre de composés, of étant une particule verbale inséparable, dont voici quelques exemples :

(5) ofaniman : to take away; ofbeatan : to beat to death, kill; ofcuman : to spring from, be derived from; ofdon : to put out, put off, take off (clothes); ofdrincan : to intoxicate.

8Cependant, dès le vieil-anglais, of commença à être utilisé comme particule adverbiale, pour aboutir, à la fin de la période moyen-anglaise à un doublet : forme accentuée et forme inaccentuée. La graphie off apparaît de façon irrégulière vers 1400 et devient la forme accentuée unique à partir du XVI ème siècle.

9Plusieurs influences ont apparemment favorisé le recours croissant à of (au détriment du « génitif partitif »1, en particulier le latin (ex ou de) puis le français :

(6) hu ne becypa hig twegen spearwan to peninge : and an of am [unus ex illis] ne befyl on eoran butan eowrun fœder. (Are not two sparrows sold for a farthing? And one of them shall not fall on the ground without your Father.) Gosp. Matt. X.29, c. 1000.
(7) o drope of blode (A Middle English Dictionary)

10Il est indéniable que l’étymologie de OF, ainsi que l’émergence de ses emplois actuels, incitent à interpréter ce morphème comme marquant une différentiation, une rupture, un éloignement, ce que P. Cotte (1983) formule de la façon suivante : « La valeur primitive de of peut être représentée comme un mouvement de séparation ou de dissociation à partir d’une origine » ; ou, dans les termes de la théorie des opérations énonciatives, un marqueur de repérage2.

11Cependant, les emplois de of étant très diversifiés, le lien étymologique s’est distendu et en devenant plus abstrait a permis le foisonnement des constructions possibles. Off, qui pourrait permettre d’enlever toute ambiguïté aux constructions, n’a qu’un emploi marginal, par exemple : chip off / of the old block. Dans presque tous les cas un examen à la fois de N1 et de N2 s’avère nécessaire pour pouvoir affirmer que l’opération en jeu est bien une opération de quantification, aucune marque morphologique distinctive n’étant apparente. Ainsi des expressions telles que :

(8) In the town were some substantial windowless houses of stone scattered among a wilderness of thatched cabins. (CY)
(9) Her tormentor would find more difficulty in making his assaults through walls of stone than through the leafy coverings of the lodges. (LM)

12ne se distinguent pas formellement de :

(10) The biggest pyramid covered thirteen acres, and was most five hundred foot high, just a steep mountain, all built out of hunks of stone as big as a bureau, and laid up in perfectly regular layers, like stair-steps. (TSA)

13Dans certains cas, N1 of N2 va renvoyer à un sous-type plus qu’à une quantification :

(11) It is now possible to go into a Waterstone’s in any big town and buy any of the world’s classics for not much more than a pint of beer (...) (Ind 1-08-98)

14La suite N1 of N2 s’est compactée, gardant par l’emploi de of une trace de la quantification originelle, mais ayant un fonctionnement assimilable à celui d’un nom composé (avec un glissement possible vers une ellipse d’un des termes : a pint ou a beer). De même avec a coil of rope, il n’y a pas seulement prélèvement mais construction d’un « format-type »3. On peut proposer les gloses suivantes dans l’ordre de la construction de la référence : « a certain amount of rope which is needed to produce a coil » (définition circulaire), puis constitution d’un objet à référent stable (par opposition au composé rope-ladder par exemple).

15La différence entre la tournure en of et le nom composé a été étudiée de façon détaillée par R. Huart4. Dans notre corpus, la majorité des associations entre un N1 tel que blood ou ink et stain se fait par composition, et l’association entre un N1 de cette série et smear se fait par le biais du prélèvement. Dans un cas, il y a opération de typage, il est possible de faire référence à un calibrage « blood stain », qui devient un nouvel « objet » ; dans l’autre, il n’y a pas de calibrage préétabli, le rapport entre quantifieur et source doit être explicite.

16En (11), le repérage se fait par rapport à N2, qui est l’élément stable, N1 entrant dans un paradigme de quantifieurs possibles :

X of N2

17X signifie « unité de ». Or pour pouvoir constituer des unités, l’énonciateur va se livrer à un certain nombre d’opérations : instituer N2 en continu (à partir d’un nom propre par exemple), établir un gabarit, un étalon au travers de N1, étalon qui va se situer sur une échelle allant de l’objectif, ou « donné » au plus subjectif, ou « construit ». Des facteurs tels que les propriétés primitives de N1 et N2, le type de dérivation pouvant être retrouvé derrière N1, le lien à une situation particulière font peser un certain nombre de contraintes sur le choix des quantifieurs possibles.

18Les quantifieurs du type « a pint of » permettent d’effectuer un prélèvement objectivement normé :

(12) With these words she suddenly splashed a pint of icy water down my neck, and pulled me into the kitchen. (WH)

19La norme utilisée pour calibrer les unités est universelle et, l’on peut dire, de l’ordre du donné. Nous appellerons le type d’étalon utilisé « étalon externe »5 à la mise en relation N1/N2, car le référent de N1 est stable, extérieur à l’association de N1 et N2. D’autre part, pint, pound, kilo ne sont pas des unités lexicales autonomes dotées d’un référent autre que quantitatif. Les N1 de ce type représentent un degré d’abstraction élevé puisqu’ils ne s’incarnent dans aucune forme particulière en dehors des reprises. Nous avons d’un côté un pôle quantitatif, d’un autre un pôle qualitatif :

(13) As the Virgin train spluttered to a halt, the passengers, used to the wrong type of leaves and the wrong type of snow, heard the embarrassed conductor confess over the loudspeaker: “I’m ever so sorry - we’ve run out of fuel.” (GW 10/01/99)

20Entre ces deux pôles existe toute une classe d’opérateurs de quantification « mixtes », présentant une pondération Qnt/Qlt : il y a construction d’une unité liée à des traits qualitatifs. Nous parlerons d’« étalon interne » pour les suites de type : « scraps of information » :

(14) More important, meaningless scraps of information can become something else when combined. (...) The scraps become tiles in a mosaic of your life. (Econ 10/02/96)

21Aucun calibrage externe n’existe : scrap ne désigne pas une entité à valeur constante, identifiable sans ambiguïté par un co-énonciateur. C’est la mise en contact de deux réseaux référentiels, d’une part le réseau associé à scrap, d’autre part la possibilité que l’énonciateur confère au lexème information de pouvoir être fractionné en scraps, à l’intérieur de N1 of N2 qui constitue l’aune à laquelle l’énonciateur va calibrer les unités constituées.

22De même pour furniture, le N1 pouvant être le support de l’appréciation de l’énonciateur :

(15) Masters reducing their establishments, men turned off (...) and the last sticks of furniture going to the pawn-shop. (TBS)

23Il est cependant toujours possible, comme dans l’énoncé (10) d’utiliser le quantifieur de façon approximative, pour donner un ordre de grandeur. Même dans des cas présentant en apparence une objectivité « scientifique », l’énonciateur peut utiliser le quantifieur pour donner une valeur approchée :

(16) Older recipes give mussel quantities in pints, so it may be helpful to know that 1 pint of mussels is roughly equivalent to 450g or 1 lb. (Ind 26/04/1998)

24En dehors des textes scientifiques, l’énonciateur ne se livre guère à une mesure exacte, mais à une approximation, liée à sa perception et à une situation particulière. Dans ce cas, plus qu’à une unité dotée d’un étalon externe, il y a, semble-t-il, découpage d’une occurrence particulière de situation6. Il serait de toute façon difficile, dans l’expérience de la vie courante, d’avoir recours à des quantifieurs « objectifs » pour opérer des prélèvements sur des notions telles que /smoke/ ou /foam/. L’énonciateur a alors recours à des quantifieurs plus subjectifs, liés à sa perception, son appréciation.

25Pour tenter d’analyser ces phénomènes, nous avons constitué un corpus comportant un certain nombre d’opérateurs de quantification appliqués au lexème « smoke » :

(S1) I lit my pipe. When the first blast of smoke shot out through the bars of my helmet (...) (CY)
(S2) There were the two towers of Baskerville Hall, and there a distant blur of smoke which marked the village of Grimpen.
(S3) A white layer of ashes covered the fire, and a thin blue breath of smoke rose straight into the air. (ATS)
(S4) In front of us, clouds of smoke and earth erupted along the trench lines of the Mujaheddin. (IND 10/10/98)
(S5) (...) he had given up all hope, when the great column of smoke, rising above the forest in one dense vertical shaft, attracted the attention of a lookout aboard the cruiser (...) (TA)
(S6) (...) and the swift broadening-out of the opaque cone of smoke. (WW)
(S7) Already she could see dimly through the fog of smoke the murky headlight of the oncoming engine. (RT)
(S8) (...) trees at a distance, fired by the four fierce figures, begirt the blazing edifice with a new forest of smoke. (T of TC)
(S9) Some men working madly at a battery were plain to them, and the opposing infantry’s lines were defined by the gray walls and fringes of smoke. (R B of C)
(S10) The woods, he said, were still burning, and pointed out a haze of smoke to me. (WW)
(S11) A jet of smoke sprang out of her funnels. (WW)
(S12) A mass of smoke rose slanting and barred the face of the sun. (WW)
(S13) He did not see anything excepting the mist of smoke gashed by the little knives of fire. (RB of C)
(S14) From over a distant rise there floated a gray plume of smoke. (HB)
(S15) So who should appear with a puff of smoke and a whiff of sulphur but Max Clifford? (GW 6/12/98)
(S16) The blue reeks of smoke from the cottages gave the whole widespread landscape an air of settled order and homely comfort. (PB)
(S17) I laughed incredulously as Sherlock Holmes leaned back in his settee and blew little wavering rings of smoke up to the ceiling. (HB)
(S18) (...) here and there out of the mass rose the great chimneys, with the river of smoke streaming away to the end of the world. (Jun)
(S19) Then suddenly we saw a rush of smoke far away up the river, a puff of smoke that jerked up into the air and hung. (WW)
(S20) Many heads surged to and fro, floating upon a pale sea of smoke. (R B of C)
(S21) (...) during all the days we have drifted we have seen no sail, nor the faintest smudge of smoke upon the horizon. (RT)
(S22) Far away from among the Kentish woods there arose a thin spray of smoke. (AFP)
(S23) (...) there was a sound of hammering and an almost continuous streamer of smoke. (WW)
(S24) Tarzan watched the graceful movements of the ship (...), and longed to be aboard her. Presently his keen eyes caught the faintest suspicion of smoke on the far northern horizon. (TA)
(S25) From the edifice a tall leaning tower of smoke went far into the sky. (R B of C)
(S26) [he] sat down to watch the trails of smoke (...) catch fire with the sunset. (A’s B)
(S27) They saw white sails or tufts of smoke pass across the horizon. (VO)
(S28) The coiling uprush of smoke streamed across the sky. (TM)
(S29) People (...) saw only (...) a red glow and a thin veil of smoke driving across the stars (...)(WW)
(S30) So he came at last to the stockyards, to the black volcanoes of smoke.
(S31) (...) here and there would be a great factory (...) and immense volumes of smoke pouring from the chimneys. (Jun)
(S32) A dense wall of smoke settled down. (RB of C)
(S33) Lord Henry (...) looked at him (...) through the thin blue wreaths of smoke that curled up in such fanciful whorls from his heavy opium-tainted cigarette. (PDG)

26a) Les N1 de ce corpus servent en majorité à décrire l’aspect, la forme de N2 : blur, breath, cloud, column, cone, fog, forest, haze, mist, plume, puff, rings, river, sea, smudge, spray, streamer, tower, trails, tufts, veil, volcanoes, walls, wreaths. En ce sens, ils peuvent être considérés comme des classificateurs7. L’énonciateur, en utilisant un opérateur de quantification, isole certaines qualités (forme, taille entre autres) caractéristiques de N2. L’opérateur de quantification sert de filtre, de par la compatibilité construite avec N2. L’appréciation de la forme est le trait dominant présent à l’intersection du domaine notionnel associé à N1 et du domaine notionnel associé à N2 : smear ou coil (of rope, of cable), ainsi que le résultat obtenu après découpage, volontaire ou non, d’une masse (pour prendre des exemples dans d’autres domaines que smoke) : chunk, lump, clod, wad, slice, rasher, square, crumb, splinter, sliver8. J. Lyons (1977) indique que, dans les langues ayant un système de classificateurs, le principe de classement s’organise en priorité autour de la forme, puis de la taille et enfin de la texture9. En cambodgien, « pour exprimer le nombre et la quantité des êtres et des choses [on] fait suivre le nom de nombre d’un classificateur générique qui fait en quelque sorte office d’unité numérique »10. Ainsi, pour les objets plats, est utilisé pandah [bantæh], ktrar bir pandah (planche-deux- » classificateur », deux planches) ; pour un objet aplati (galettes, tablettes), il est fait appel à un autre classificateur : phæn: skar thnot bir phæn (sucre-palmier-deux- » classificateur » ; deux pains de sucre de palmier). Pour le sucre de canne, un autre classificateur : tum [dCm] « morceau, motte » : skar sa bir tum (sucre-blanc-deux-morceaux)11.

27Le classificateur, en anglais, ne joue pas alors un rôle de dénombreur en lui-même, rôle assumé par l’article indéfini qui renseigne sur la constitution d’une unité, et pose l’existence d’une occurrence. Le classificateur donne des renseignements sur la classe d’appartenance de l’objet, mais sans les contraintes des langues qui ont un système de classificateurs. L’énonciateur, dans certaines limites, est libre d’un choix qui va se situer plus dans le qualitatif que dans le quantitatif. Dans a coil of rope, c’est une propriété caractéristique qui va être mise en avant.

28Outre la forme, les opérateurs de quantification indiquent :

29a) une quantification assertée et une qualification « neutre » (mass of smoke, volumes of smoke)

30b) un découpage de nourriture, une occurrence d’absorption, découpage souvent élargi à d’autres types de découpages (de continu compact, comme nous le verrons par la suite) par un procédé d’abstraction, de métaphorisation. On peut citer le cas de bit of qui, comme morsel of, ou morceau en français, renvoie étymologiquement à « bite » ou « mordre ». Citons rapidement ;

(17) She stood on the road that overlooked the water, breathing gulps of salty air in the rain. (BS)
(18) after every few words he took thin sips of air. (BS)

31c) un découpage par le biais de la préhension :

(19) “Take a pinch of snuff, Doctor, and acknowledge that I have scored over you in your example.” (CA)
(20) I like my tea with a squeeze of lemon. (Longman)

32Peuvent êre ajoutés tous les dérivés en -ful du type mouthful.

33d) Une quantification en plus ou moins :

(21) She makes the audience practise degrees of laughter. (11/08/98)

34e) des N1 indiquant un mouvement soudain, un bruit, une explosion : la quantification créée est liée à un procès, et renvoie à une occurrence brève et à un haut degré de la notion : a burst of laughter, an explosion of laughter.

35f) le rapprochement de deux lexèmes qui fonctionnent dans la même aire sémantique : a shriek of laughter, a chuckle of laughter (le Longman donne la définition suivante pour to chuckle : to laugh quietly). /chuckle/ est donc associé à la notion /laugh/ tout en étant suffisamment distinct pour pouvoir servir de quantificateur, en introduisant une propriété différentielle. On peut noter que dans les denses renvoyant à des collections d’objets, il n’est pas possible d’avoir recours à des quantifieurs autres qu’abstraits : * a chair of furniture.

36g) Une quantification opérée par des empilements de notions :

  • - grande quantité + bruit (+ soudaineté). pour smoke : blast, jet, rush, uprush ; pour laughter : a roar of laughter, a gale of laughter, a convulsive attack of laughter, an explosion of laughter

  • - grande quantité + mouvement : a great wave of laughter, a shake of laughter, in a melodious whirl of laughter, a rising tide of laughter, it’s an absolute rollercoaster of laughter.

  • - grande quantité + haut degré : a paroxysm of laughter, with peals of laughter that might be measured by mile-lengths (HSG)

37Certaines associations sont difficilement prévisibles, avec d’un côté a squeeze of lemon, et d’un autre an orange crush, mais nous n’avons pas relevé d’occurrences de *a crush of orange, certainement parce qu’avec crush il n’y a pas prélèvement, mais transformation de l’objet.

38D’autre part, des N1 tels que squeeze, dusting dans :

(22) This is a great place at any time of year, but on a cold winter’s day the stony, knobbly oaks in a sea of tussled, russet bracken with a dusting of fresh snow makes it a place of secret wonders. (GW 31/01/99)

39sont l’image d’un procès, et découpent une occurrence temporelle. On pourrait établir un rapprochement avec l’évaluation uniquement temporelle (en dehors de tout autre trait indiquant les modalités du procès comme avec squeeze) :

(23) Behind it, across the Severn’s plain, are wide patches of flood water, where after weeks of rain the river has escaped from its deep winding ditch again. (GW 31/01/99)
(24) Fine as these dancers are, British fans have been just as impatient to see their first evening of Forsythe’s choreography. (GW 6/12/98)

40Dans le cas de (23) et (24), il semble y avoir découpage « d’une occurrence de ». En (23) weeks of rain renvoie à une quantité de pluie. En (24) their first evening of construit un exemplaire de choreography qui apparemment est traité comme du continu dense, donc quantifiable. On rencontre de nombreux exemples d’emploi de week of, généralement au singulier, indiquant que l’énonciateur construit N2 pour en prélever une quantité :

(25) We had a week of waiting. (CY)
(26) If I had the power of recalling any one week of my existence. (MP)
(27) And then suddenly, after a week of helpless suspense, there came a flash of light. (DLFC)
(28) (...) the thought of a week of springtime in the country was full of attractions to me also. (ARS)

41L’ambiguïté, la difficulté d’interprétation, vient de la polyvalence de of, qui, comme l’écrit A. Gauthier « a la capacité de maintenir la balance égale ou incertaine entre les items qu’il réunit »12. On peut soit considérer que N1 sert de pivot à la relation N1 of N2, qui serait alors une relation prédicative « tronquée », par exemple : a week when we waited, soit analyser N2 comme jouant le rôle d’élément repère, N1 étant un opérateur de quantification qui permet de prélever « une certaine quantité(de temps) du continuum N2 ». Dans le cas où l’on a affaire à des suites de la série a week of X, an afternoon of Y, on retrouve l’équilibre déjà noté entre Qnt et Qlt : à la fois indication d’une certaine quantité et du type.

42Les propriétés primitives de N2 jouent un rôle de première importance. Avec un terme comme smoke, la quantité évaluée est souvent considérée comme grande : column, cone, walls, mass, tall leaning tower, river, rush, trails, sea, uprush, volcanoes, immense volumes sans exclure naturellement la possibilité de mentionner de faibles quantités : a thin spray of smoke, the faintest suspicion of smoke ou inexistante : (nor) the faintest smudge of smoke.

43L’opérateur de fragmentation le plus fréquent pour smoke est cloud, suivi de puff. Ces deux termes constituent un étalon, une norme pour la mesure de quantités de fumée et l’individuation d’unités. Plus l’association est attestée et courante, plus l’opérateur de quantification a tendance a se vider de sa charge sémantique, pour aboutir à des quantifieurs univoques tels que piece ou bit. Mais même avec des N1 pour lesquels n’entrent pas en interférence des traits sémantiques (comme avec smudge, par exemple), l’emploi du quantifieur ne fait pas qu’individuer une unité. Avec des N2 tels que news ou furniture qui désignent des collections d’objets tout constitués, le recours au quantifieur se fait lorsque l’énonciateur ne souhaite pas identifier de façon plus précise l’unité en question, lorsque celle-ci est considérée comme quelconque :

(29) (...) and, while I just fell for support against the nearest piece of furniture, instinctively keeping him with his back to the window. (TofS)

44lorsqu’il s’agit d’une reprise :

(30) Tip, with the aid of the Saw-Horse, had brought a large, upholstered sofa to the roof. It was an old-fashioned piece of furniture, with high back and ends. (MLO)

45lorsqu’il s’agit d’une forme marquée, en générale modalisée à l’aide d’un adjectif :

(31) “It’s an extraordinary thing,” said he, “that all my life I have been collecting other people’s news, and now that a real piece of news has come my own way I am so confused and bothered that I can’t put two words together”. (ASN)

46De même, un terme tel que art peut être construit comme un continu permettant la discrétisation :

(32) Another day, another party; tonight there are two - Paramount TV and Soho House. Decide Soho House’s is the better bet, as it’s at the Sculpture Garden at the College of Art, although manage to find my way only as far as the (free) beer pyramid at the entrance. I’ll have to check out the more solid works of art another day. (Ind 29/08/98)

47Mais il est aussi possible de délimiter un ensemble d’occurrences, ce qui n’est normalement pas possible avec le continu :

(33) In reception are three drawings by David Hockney; a little further along, two drawings by Walter Sickert; on the fifth floor, inside the health spa, a collection of black and white photographs. In the bars and restaurants of the hotel a collection of art is displayed, a considerable boon to the hotel’s marketing. (Guar 30/11/98)

48La perception extra-linguistique de art, luggage, news peut être plus ou moins granuleuse (c’est-à-dire considérée comme un ensemble de points), par rapport à des termes désignant des liquides par exemple, qui seront interprétés comme « lisses ». C’est pourquoi il est possible sous certaines conditions de construire a + N continu :

(34) I am comfortable with a single currency, even with a single political union - but a single wine is something about which we have every right to be extremely sceptical. (GW 17/01/99)

49mais pas *a furniture quelles que soient les conditions d’emploi ou la référence à la variété. D’autre part, l’emploi du déterminant indéfini avec N2 bloque toute quantification. En (35), a + N construit un objet, slip introduit un commentaire sur le type, la variété. En (36) un prélèvement est opéré par la constitution d’unités dont le type est indifférent :

(35) My greengrocer regularly sells Pakistani mangoes, a small slip of a fruit compared to the huge ones you more normally come across which are utterly gorgeous, almost too good to ruin with Champagne. (Ind 24/10/98)
(36) (... ) try introducing the child to new and exotic fruits with the chance remark that you read somewhere we should be eating five pieces of fruit or vegetable a day. (Ind 26/02/98)

50Cependant la construction de l’unité ne constitue pas un point de passage obligé, le prélèvement pouvant se faire au moyen de some, même pour faire référence à une seule unité :

(37) The disability lobby has won the battle for legislation to set up a commission to enforce disabled people’s rights. The charity Scope welcomed the announcement as ‘some of the best news disabled people could have had’. (Guar 25/11/98)
(38) There was, however, some good news: the 500 striking electricians voted unanimously to accept a settlement of their unofficial dispute, and returned to work. (GW, 6/12/98)

51On voit que le prélèvement échappe à la problématique unité/pluralité, et qu’un prélèvement approximatif suffit, lorsque le contexte est explicite ; mais dans ce cas, l’évaluation avec some porte davantage sur le domaine qualitatif que sur le domaine quantitatif, en introduisant une différentiation par contrastivité.

52Lorsque l’on considère des suites telles que : a distant blur of smoke, the fog of smoke, a haze of smoke, the mist of smoke, on peut se poser la question de savoir s’il s’agit bien de quantification, d’autant que certains N1 de cette série ont un comportement habituellement de continus. Il semble y avoir superposition de deux notions, le rapprochement de N1 et de N2 par l’intermédiaire de of permettant d’attribuer à smoke les qualités de fog qui sont compatibles avec N2 :

[    FOG    [####]    SMOKE    ]

53Il y a extraction d’un certain nombre de traits sémantiques de /FOG/, y compris une valuation de type /détrimentaire/ qui vient renforcer certains aspects de /SMOKE/ en délimitant une occurrence particulière. Il y a bien construction d’une unité, par le biais de la qualification. Il s’agit toujours de fumée, pas de brouillard ; la propriété différentielle introduite dans le domaine /SMOKE/ est le vecteur de l’individuation.

54Par l’intermédiaire du déterminant, on construit une (la plupart du temps il s’agit soit de l’unité, soit d’une pluralisation sans cardinalisation) occurrence du domaine Qlt présent à l’intersection des deux domaines notionnels. L’énonciateur délimite alors non pas « une quantité de », mais « un exemplaire de N1 (inter) N2. », c’est-à-dire une occurrence de découpage à la fois dans les propriétés de N1 et de N2.

55On voit que l’exemplaire constitué peut alors être construit comme représentatif, servir de prototype. Nous pourrions citer le cas de a piece of my mind : l’exemplaire construit sert à symboliser toute la notion. Avec a bit of luck :

(39) “Did they tell you that?” Rose said “They haven’t forgiven me. They think I didn’t ought to be lucky like that my first day” “Your first day? That was a bit of luck. You won’t forget that day in a hurry.” (BR)

56le fait de construire un premier point permet d’entrer dans le domaine notionnel et de construire une gradation en créant même un effet de grande quantité.

57Dans certains cas, l’énonciateur prélève une petite quantité par l’intermédiaire d’un opérateur de fragmentation :

(40) As sections of wrecked spacecraft have degraded, the paint has come off. One tiny flake of paint travelling at 10km per second - more than 20,000mph - has enough momentum to penetrate a radiator tube on the Shuttle. (Ind 22/11/98)
(41) a sort of sharp disengagement mixed with wry amusement and a tiny pinch of bemused disapproval. (Ind 06/09/98)
(42) Why, I haven’t had a wink of sleep these three weeks! (A’sW)
(43) She might as well have been wearing dungarees and wiping a dab of sump oil from her cheek. (IND 2/08/98)
(44) Gussow (...) presents a character one minute sneaking nips13 of cheap vodka and haggling over the division of tips, the next setting the time of Armageddon and preaching his own brand of anti-Christianity. (WP 14/02/99)
(45) A trace of snow blew through before the door was closed. (N’sT)
(...) he weighed every particle of evidence (HB)

58Avec a wink of sleep par rapport à :

(46) I haven’t had any sleep.

59l’énonciateur construit une occurrence minimale et la pose comme n’étant pas le cas, sans qu’un parcours des occurrences puis des propriétés soit effectué. /Wink/ constitue alors un premier point dans le domaine notionnel /sleep/.

60Avec le compact, il n’est pas possible de détacher des unités calibrées par rapport à un étalon externe : aucun prélèvement n’est bien sûr possible avec des opérateurs de fragmentation tels que pint (of) ou pound (of). L’énonciateur a alors un choix de termes pouvant occuper la place d’un N1 encore plus grand qu’avec le dense puisque c’est lui qui est maître de la définition de l’étalon interne qu’il crée dans une situation particulière. On va, là aussi, retrouver des associations privilégiées :

(47) a flicker of interest/excitement (Longman)
(48) Yet it caused barely a flicker of interest from the national political class of the United States. (GW, 14/03/99)
(49) There were between 1.7 and 2 million dead German soliers (roughly double the British dead), and yet there is barely a flicker of remembrance. (22/11/98)
(50) Forsythe’s language are equally natural to them, from the explosions of corrosive energy to the subtlest flickerings of animation. (GW, 6/12/98)

61Avec flicker et flickerings, on voit que les N1 dans ces suites sont très liés à des verbes de processus, et l’on retrouve la délimitation temporelle déjà mentionnée : flicker signifie « something that lasts a very short time, an act of flickering ». Ce qui est construit, c’est une série d’occurrences situées, de moments découpés dans le continuum flicker.

62D’autres types de N1 of N2, avec des suites inattendues peuvent être interprétées par un co-énonciateur après frayage :

(51) She felt there would be some disgrace in it. Full of twisted feeling, she was afraid she did want him. She stood self-convicted. Then came an agony of new shame. She shrank within herself in a coil of torture. Did she want Paul Morel, and did he know she wanted him? What a subtle infamy upon her! She felt as if her whole soul coiled into knots of shame. (SL)
(52) At the fateful passage about the bill ‘‘to remove the right of hereditary peers to sit and vote’’ there was an unprecedented ripple of disapproval from peers, calls of ‘‘Shame’’ mingling with ‘‘Hear, hears’’ from assembled MPs. (Guar 24/11/98)

63L’énonciateur a la liberté de superposer pratiquement toutes les notions qu’il souhaite. L’opérateur de quantification joue alors sur la quantité plus ou moins grande, sur le degré, étant donné qu’il n’est pas possible de définir à l’aide d’un calibrage non susceptible de déformation une occurrence délimitée. Le calibrage ne vaut que pour une situation particulière :

(53) Block your ears to siren voices about a counter-balance to Blair’s control freak tendency. He may have fumbled this by giving them the tiniest straw of credibility to clutch - but we should not even pause to consider this nonsense. (Guar, 23/11/98)
(54) Shall we venture to pronounce, therefore, that his long and black calamity may not have had a redeeming drop of mercy at the bottom? (HSG)

64L’énonciateur semble pouvoir, par l’utilisation d’un nom en position N2, faire basculer celui-ci dans la catégorie du dense :

(55) Dozens of tons of rock and dirt later, they had amassed 400 pieces of bone, yielding a complete skeleton, including the hugely powerful four-foot-long forelegs with bones several inches thick and three claws on each limb.
(56) Britain has lost a phenomenal amount of hedge since the war, but no one is sure exactly how much. GW 6/12/98)

65ou de donner un statut de compact à un nom propre :

(57) Umberto Eco, now a plump 67, is a man of towering cleverness. But his mind works like a kitchen blender. In go a dash of Mickey Spillane, a pinch of Borges, some diced semiotics. Switch it on and hey presto! - out pours an “interesting” book. (GW 21/02/99)

66Les quantifieurs qui opèrent sur du continu compact ont la particularité de fonctionner dans Qlt en indiquant une approximation sur une échelle de grandeur, et en étant le plus souvent liés à un procès sous-jacent :

(58) Even those of us who take our science in small, literary bites - a spot of new Darwinism with Melvyn on Start the Week (...) (Ind 14/07/98)
(59) These candles have nothing to do with realism as such. They are a dab of directorial allure (...) (Ind 12/02/98)
(60) a spark of hope roused her mind to new activity. (MWW)

67La différence avec les opérateurs fonctionnant sur du continu dense tient aux propriétés primitives : l’énonciateur utilise des quantifieurs servant à découper des occurrences dans des entités physiques et les transpose sur des items lexicaux renvoyant à des notions par essence non-sécables. Plus le nom est abstrait, plus il est aisé de détacher des occurrences, car les propriétés primitives n’entrent pas en conflit avec l’étalon constitué par l’énonciateur.

68Nous avons vu que les différents opérateurs de fragmentation, sur du continu dense, ou compact, par l’intermédiaire d’un jeu sur une échelle quantitative, et en dehors des opérateurs « à étalon externe », objectifs, permettent à l’énonciateur de faire plus que de découper une unité, en modalisant la quantification, en livrant au co-énonciateur une vision du monde, une appréciation très subjective de la quantité ou de l’occurrence détachée. Ces opérateurs, en introduisant, soit un prélèvement purement quantitatif sur N2, soit une propriété différentielle, permettent à l’énonciateur d’introduire de la discontinuité dans le continu, de construire un exemplaire à l’intersection de deux notions, au moyen du morphème instable of.

Notes de bas de page numériques

1 O.E. and to some extent M.E., had a true Partitive Genitive, used not only with pronouns like one, some, many, but also with verbs meaning to take, receive, give, and others. But even in O.E. we find of (with the dative) as an alternative construction ; this is in fairly common use in the 1611 Bible and is found in modern poetry. Example : 'He drank of the wine' (Gen. IX. 21), where the O.E. version has 'he drænc of Yæm wine' (instead of 'he drænc of Yæs wines') ; 'she took of the fruit thereof' (ibid. III.6). Chaucer (about 1400 A.D.) has : 'Of small houndes had she, that she fedde with rosted flesh.' (C.T. Onions, 1904- 1970, pp 94-95)
2 Cf. sur ce point A. Gauthier (1995) p 97.
3 S de Voguë (1989) p 7.
4 R. Huart-Friedlander 1984 ; 1989
5 Les termes « externe » et « interne » n'ont pas de statut théorique. Il s'agit simplement d'éviter « objectif » et « subjectif » afin de ne pas brouiller la description avec des termes portant de lourdes connotations. Ces termes sont distincts de la terminologie « extrinsèque/intrinsèque » de S. de Voguë (1989.)
6 Nous renvoyons à A. Gauthier (1986) p 184 pour une explicitation du processus de discrétisation.
7 C. Charreyre (1986) p 180.
8 V. Arigne (1998) signale un tableau des quantifieurs à l'article « piece » du dictionnaire Longman.
9 J. Lyons (1977)†: ´†(...) by far the most common principle of sortal clasification, for entities that do not belong to natural kinds, is shape (...). Size constitutes another common principle of sortal classification, so too does texture. p 465.
10 Martini, F. (1968) pp 1059-1060.
11 Les exemples et traductions donnés ici ont été empruntés à F. Martini, op. cit.
12 A. Gauthier (1995) p 98.
13 Nip, d'après l'OED, est le résultat de l'abréviation de nipperkin : « Orig., a half-pint of ale. Later, a small quantity of spirits ».

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Pour citer cet article

Jean Albrespit, « La quantification du continu : (dét) N1 of N2 », paru dans Cycnos, Volume 16 n°2, mis en ligne le 15 janvier 2004, URL : http://revel.unice.fr/cycnos/index.html?id=48.


Auteurs

Jean Albrespit

Université de Bordeaux III.