science-fiction dans Cycnos


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Cycnos | Volume 22 n°1

L'Histoire, un cas particulier de la science-fiction

La Science-fiction, c'est l'Histoire dans l'Imaginaire. La SF est essentiellement une littérature du social, et beaucoup moins, comme son nom le laisserait supposer, de la science ou même de la technique. Le fait que la société soit l'acteur principal de la SF est ce qui la distingue du fantastique. La Science-fiction est aussi une littérature du temps, et plus précisément du changement. Elle est donc une littérature du changement social, ce qui la différencie non seulement du fantastique, mais aussi de la fantasy et du steampunk ; ce qui lui permet en revanche d'englober l'uchronie. En définitive, on peut considérer l'histoire comme un cas particulier de la science-fiction.

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Utopies et barbaries, d'hier à demain

Les utopies ont d'abord fait rêver. Puis, les dystopies ont pris leur place dans le champ littéraire. Où l'utopie présentait des hommes heureux, vivant dans le respect des règles à buts égalitaires, la dystopie est venue s’appuyer sur les « vices privés » dont sont réputées découler les « vertus publiques », au nom du libéralisme. La science-fiction permet une approche plus ouverte que cette opposition manichéenne entre les modèles des sociétés représentées. Certains textes de SF comme ceux de Ursula Le Guin, de Serge Lehman revisitent les utopies et dystopies dans une visée nouvelle et font ressortir une opposition différente : celle qui oppose le « centre » prétendument civilisé à la périphérie présentée comme sauvage. Mais qui, dans ces textes qui parlent des villes et sociétés actuelles, peut se permettre de taxer l'autre de barbare ?

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Cycnos | Volume 22 n°2

A-chronies japonaises : l’histoire comme ikebana dans les séries de science-fiction (l’exemple de Last Exile)

La science-fiction japonaise, que ce soit dans les mangas ou la littérature, ne pratique pas l’uchronie comme en Occident. Cette relative absence ne vient pas d’un désintérêt pour la spéculation historique, mais d’un rapport différent à l’histoire. Les auteurs japonais pratiquent l’achronie, une manière de créer un univers en empruntant à des périodes historiques différentes. Dans la série d’animation Last Exile, cette particularité met en évidence le rapport à la modernité, né de la période Meiji. La fin du shogunat a été une rupture historique majeure, allant de pair avec l’arrivée massive de technologie étrangère. Comme dans l’histoire japonaise, la série montre la nécessité de se réapproprier la technologie à partir d’emprunts. Les achronies japonaises traduisent un rapport symbolique à l’histoire, hors de toute continuité chronologique, afin de relier passé et futur.

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