Valerio Evangelisti


Valério Evangelisti est né à Bologne en 1952. Après avoir publié des essais historiques, il s’est consacré à la littérature et au fantastique. Son premier roman, Nicolas Eymerich, inquisiteur (1994), lui a valu le Prix Urania, le plus prestigieux en Italie dans la domaine de la science-fiction. Ont suivi sept autres romans du cycle d’Eymerich et les trois volumes de Le roman de Nostradamus, une biographie avec des côtés fantastiques du célèbre prophète. Un cycle à soi est celui du pistolero Pantera, à travers lequel on examine, sous les formes du western, des moments de l’histoire américaine. Les romans d’Evangelisti sont traduits en quatorze langues. En France ils ont été publiés par Rivages et repris en poche par Presses Pocket. Les dernières parutions italiennes sont Anthracite (2003) et Noi saremo tutto (2004), « un roman noir sur le mouvement ouvrier aux Etats-Unis, des années 20 aux années 50 ». Le cycle d’Eymerich a obtenu en France le Grand Prix de l’Imaginaire et le Prix de la Tour Eiffel. Scénariste pour la radio, le cinéma, la télévision, la bande dessinée, Evangelisti a aussi obtenu le prix international du meilleur auteur de feuilletons radiophoniques, en 2000.

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Cycnos | Volume 22 n°1

La Science-fiction, métaphore du présent

Dans son intervention, à mi-chemin entre étude et témoignage, à l’instar de celle de Serge Lehman, Valerio Evangelisti dresse un bilan plutôt sombre de l’état de l’édition de science-fiction à l’échelle européenne, lui voyant un avenir peu assuré, en dépit de la croissance rapide de la fin des années quatre-vingt dix. Il rappelle que la science-fiction revêt une fonction critique essentielle, témoignant de la capacité des sociétés à s’analyser elles-mêmes. Sa disparition serait donc une catastrophe, car elle est la seule, véritablement, à prendre l’évolution des sociétés et les crises qu’elles traversent, non comme un simple décor, mais comme un sujet à part entière. Sans la science-fiction, nous pourrions bien de plus savoir interroger notre temps.

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