Cycnos | Volume 18 n°2 Anaphores nominale et verbale - 

Jean-Claude Souesme  : 

Les reprises nominales par one et Ø : anaphore, quantification et qualification

Résumé

L’emploi de ONE comme prop-word paraît on ne peut plus naturel comme forme de reprise d’un nom. Par suite, ONE conserve toutes les propriétés initialement associées à l’élément de la classe à laquelle il appartient; cette classe est nécessairement construite comme qualitativement hétérogène. Inversement, Ø est employé lorsqu’on se réfère à un autre élément de la classe sans prendre en compte les différences qualitatives entre les deux occurrences : l’emploi de Ø implique l’appartenance à un même domaine notionnel, et donc l’existence des mêmes propriétés fondamentales.

Abstract

Using ONE as a prop-word seems natural enough when it comes to referring to a noun just used. Then ONE still retains all the properties initially associated with the element of the class referred to ; this class then is construed as qualitatively heterogeneous. Conversely, Ø is used when referring to another element of the same class without paying heed to the qualitative differences between the two occurrences : the use of Ø implies that they belong to the same notional domain, and that the same fundamental properties can be retrieved.

Plan

Texte intégral

1Nous nous intéresserons à la reprise de noms appartenant à la catégorie du discontinu dans le cas où l'énonciateur effectue, à partir d'une première délimitation quantitative d'une notion, une seconde opération, de quantification ou de qualification, soit sur la même occurrence, soit sur une autre occurrence notionnelle. Généralement, cette reprise se fait par le biais de one/ones. One est alors qualifié de prop-word, puisqu'il sert de support, à un qualificatif par exemple. Or une reprise de cette nature n'entraîne pas systématiquement la présence de one ; celle-ci peut aussi s'effectuer en l'absence totale de marqueur de surface. On a alors une forme d'anaphore Ø, plus courante qu'on serait porté à le croire d'ailleurs, et nous parlerons de marqueur Ø dans la mesure où pour nous, cela correspond à une forme de reprise avec ses contextes d'occurrence propres. Ceux-ci sont on ne peut plus flous si l'on en juge par l'avis des anglophones concernant certains des énoncés attestés de notre corpus, pour lesquels l'ajout ou la suppression de one ne serait nullement gênante, voir préférable. Aussi la recherche de critères linguistiques est-elle apparue particulièrement délicate. Nous nous proposons cependant d'étudier les conditions d'emploi des deux marqueurs de reprise que sont one et Ø à la lumière d'un note de Claude Cherreyre dans l'une de ses publications 1, car nous pensons que l'emploi de Ø et one est régi par ces deux modes d'appréhension des occurrences :

2"Une fois la classe construite sur la notion, deux modes d'appréhension des occurrences sont envisageables. Ou elles sont ramenées à la même valeur qualitative [...]. Ou bien, les occurrences sont conçues comme ayant entre elles au moins une propriété différentielle - qualitative, voire quantitative ; la classe est alors hétérogène, à la manière des classes collectives. Cette hétérogénéité n'est pas nécessairement compatible avec l'individuation ; si elle l'est, elle permet de construire la comparaison entre les occurrences. "

1. He looked round at Sir Tom and the bishop's son. The first Ø was sprawled back in his corner, the second Ø had put his legs across his seat. (J. Fowles, The French Lieutenant's Woman )

3Les adjectifs ordinaux first et second permettent le repérage contextuel de chaque élément pris en considération et renvoient à l'une et à l'autre des deux occurrences distinguées antérieurement sous la forme de Sir Tom et the bishop's son. On constate alors que le marqueur Ø nous oblige à éliminer tout ce qui constitue des propriétés associées singularisantes, et à récupérer au travers des manifestations de surface, quantitativement et qualitativement distinguées, la valeur notionnelle minimale, la permanence qualitative commune aux deux occurrences, à savoir person.

4Comme l'indique Culioli, "la permanence qualitative d'une propriété peut se fonder (...) sur le fait qu'elle se réduit à ce qui en est minimalement constitutif (on élimine tout ce qui en constituerait des variantes singularisantes, c'est la propriété dans 'tout ce qu'elle a de plus ordinaire')". 2

5C'est effectivement à ce minimum notionnel que renvoie Ø dans :

2. The local man came to the interview from a games lesson, wearing a track-suit; he was the first Ø in and stayed in for forty minutes. (Melville Jones, The Listener, 9 December, 1965)

6On éliminera donc local qui constitue une propriété associée à la première occurrence de la notion.

7On peut en déduire que des marqueurs d'ordinalité suffisent ici à distinguer, à délimiter quantitativement une occurrence d'une autre, lors d'une reprise contextuelle de la même notion.

8Le marqueur Ø apparaît aussi comme le support d'un apport qualitatif sur la même occurrence d'une notion préalablement délimitée quantitativement :

3. She hunched over her drink - brandy and ginger, a double Ø, her third Ø- and made no reply. (B. Baer, Swimmers)

4. The thought of such a meeting being their last Ø was not to be endured. (p. 189) (K. Amis, Lucky Jim)

9Dans ce dernier énoncé, la reprise s'effectue de nouveau au niveau du minimum notionnel, à savoir /meeting/ sans référence à l'appréciation portée sur cette occurrence [cf. such a ...]. On a affaire à une reprise de l'occurrence à l'identique, en l'absence de toute différentiation, à des fins qualitatives, l'adjectif last qualifiant effectivement l'occurrence.

10Il en est de même lorsque l'adjectif est au superlatif :

5. She is the kindest of women. And the most innocent Ø... (J. Fowles, The French Lieutenant's Woman)

6. A Grade 3 concussion, the most severe Ø, occurs when a player loses consciousness for anywhere from a few seconds to several hours. (Time, October 9, 2000)

7. The most important and controversial Ø of the questions raised at the Cambridge Riding Club's 'Any questions?' evening at Owen Webb House yesterday was 'Does the fox enjoy being hunted?' Cambridge Daily News, 1959)

11La reprise, anaphorique ou cataphorique, de la notion s'effectue toujours à l'intérieur du même domaine notionnel qualitativement homogène .

12Le marqueur Ø est également le marqueur approprié lorsque l'on rapporte une occurrence de la notion à une autre ; il y a nécessairement équivalence qualitative :

8. She bought home a new dress or pair of shoes every day, and as often as not exchanged them the next Ø. (D. Lodge, Nice Work)

13L'adjectif next suffit donc à délimiter quantitativement l'occurrence de l'occurrence précédente, le repérage étant effectué à l'aide de the, mais il ne dissocie pas qualitativement les deux occurrences pour autant, le domaine étant toujours considéré comme homogène. De la même façon, dans les exemples 9 et 10 qui suivent, old s'oppose à new, en 11 et 12, left s'oppose à right, mais les occurrences sont considérées comme qualitativement identiques :

9. How can one build a better self unless on the ruins of the old Ø? (J. Fowles, The French Lieutenant's Woman)

10. This was the first time the girls had heard of Hugh's artistic leanings. Sandy puzzled over this and took counsel with Jenny, and it came to them both that Miss Brodie was making her new love story fit the old Ø. (Muriel Spark, The Prime of Miss Jean Brodie)

11. Which arm?' Sandy snapped. – 'The right Ø of course, he hasn't got a left Ø. (Ibid)

12. He produced a large white handkerchief and touched one eye and then the other Ø with it. (Glendinning, Electricity)

14L'adjectif assure à lui seul la délimitation quantitative.

15De même dans l'exemple qui suit, on définit, on délimite qualitativement d'abord deux plans, political puis technical, puis un second point de vue à partir d'un premier, ce qui permet leur délimitation quantitative :

13. The problem exists on two separate and distinct planes - the political Ø and the technical Ø. On the political plane there is the French point of view at one extreme and the American Ø at the other Ø. (T.Barman, The Listener,3 January, 1966)

16L'exemple suivant est intéressant dans la mesure où les adjectifs qualifiants sont précédés des articles a et the :

14. He takes two glasses from the rack and squeezes one up against the scotch bottle, two shots, then he takes just a single Ø for himself. He turns and slides the double Ø across to Vic. (G. Swift, Last Orders)

17Le premier adjectif, single, délimite qualitativement une seconde occurrence de la notion dans la situation, sans que cela ne modifie en quoi que ce soit les propriétés fondamentales, définitoires de la notion reprise, et le second cas avec double correspond au cas de figure déjà mentionné dans l'exemple 3.

18F. Wood3 s'est intéressé à l'emploi de Ø dans :

15. The Petrarchan sonnet differs from the Shakespearian Ø in various important respects.

19Nous dirons qu'ici également, dans un cas comme dans l'autre, il s'agit toujours d'un sonnet, les propriétés définitoires du sonnet y sont toujors réunies et respectées. L'adjectif ne correspond qu'à une propriété associée, permettant la délimitation quantitative, situationnelle (= written by Shakespeare / Petrarch) ; mais l'on reste à l'intérieur du même domaine notionnel, même si l'adjectif en question peut être à la base de la constitution de sous-classes. C'est d'ailleurs l'objet même du discours de l'énonciateur ici que d'envisager l'existence de propriétés associées permettant la constitution de sous-classes.

20De la même façon, le génitif permet d'individuer, de distinguer quantitativement une occurrence d'une autre :

16. John's old car is faster than my father's.

21On fera remarquer de nouveau que Ø renvoie à la notion, /car/ ici, c'est-à-dire sans la propriété associée old lors de la première occurrence.

22On en conclura que Ø s'emploie devant un nom singulier quand il s'agit de la délimitation d'une autre occurrence distincte d'une même notion lorsqu'un adjectif ou une détermination génitive introduit uniquement des propriétés différentielles, et non des propriétés définitoires qui pourraient être éventuellement associées à celles-là dans un second temps, comme dans le cas de la constitution de sous-classes (cf. la formation de certains noms composés : tooth-brush > < paint-brush).

23L'adjonction d'un nom n'entraîne pas davantage l'emploi de one si ce nom correspond à une propriété associée qui ne change rien aux propriétés fondamentales de la notion reprise :  

17. She asked what train, and she said, ..., the London Ø. (J. Fowles, The French Lieutenant's Woman)

24Les adjectifs de couleur, à valeur descriptive, n'étant eux aussi que des propriétés associées, la reprise se fera par Ø dans la mesure où les propriétés définitoires de la notion ne sont pas en cause ; l'homogénéité qualitative demeure :

18. I don't like this light ribbon, I'll take a dark Ø. (Muriel Clark) (exemple cité par A. Tellier dans son Cours de Grammaire Anglaise )

19. In Swan and Edgar, I was required to decide which of the spotted muslims I preferred. The salesman heaved down bale after bale from the shelves behind him, thumping them down athwart one another on the counter, each time allowing a foot or so of the airy stuff to float free.The white muslim was transparent, dotted with tiny stuffs of solid colour. Did I prefer the pink spot, the yellow Ø, the sky blue Ø, the dark blue Ø, the lilac Ø- or the black Ø?       Overwhelmed, I heard myself enquiring whether there was not a green Ø? There surely must be a green Ø, even though I would not have picked it anyway.       'We do not stock a green Ø, miss. We find there is no demand.'       Immediately I wanted a green Ø after all. I picked the lilac Ø, and later was consumed with regret. Any one of the other colours would have been preferable. (Glendinning, Electricity)

25Nous pourrions dire qu'avec Ø, on fonctionne hors valuation qualitative, ou plus précisément peut-être, dans le cadre d'une indifférentiation qualitative. C'est effectivement le cas lorsque l'on rencontre seul dans des expressions comme one way or other. Et il en est de même lors de l'emploi de another : Ø apparaît comme le support naturel de la délimitation quantitative d'une occurrence considérée comme qualitativement identique à une autre car elle en possède toutes les propriétés :

20. He takes another turn, and another Ø, like there's a map in his head. (G. Swift, Last Orders)

21.a. And he never meant to buy the Granada. I knew he'd be back before long to buy another Ø and there'd be extras in it if I so much as hinted that I was missing Kath around the place, that a girl of her age ought to be earning a decent living. (G. Swift, Last Orders).

26L'analyse vaut tout autant lors de la reprise d'un nom pluriel. L'adjectif suffit également à délimiter qualitativement et quantitativement plusieurs occurrences, qu'on ne cherche pas à dénombrer, et pour lesquelles demeure une stabilité référentielle, indiquée de nouveau par Ø :

22. There are always more bad movies than good Ø. (Time, June 2, 1997)

27Ainsi : good or bad, movie are still movies. On retrouve donc cette indifférentiation qualitative dont nous venons de parler.

28Dans l'exemple :

23. English bulls are more fiery than Mexican Ø. (D.H. Lawrence, The Plumed Serpent)

29on délimite qualitativement par le biais des adjectifs deux sous-groupes, qui sont alors vus comme homogènes, ce qui permet éventuellement comme ici de dégager des propriétés associées à chacun d'eux. De nouveau, le marqueur Ø servira de support à la définition de la seconde classe d'occurrences de la même notion : la reprise nominale ne se fait qu'au niveau de la notion, c'est-à-dire au niveau du minimum notionnel commun à toutes les occurrences, alors que, par le biais des adjectifs, on a délimité qualitativement deux sous-groupes de la notion /bull/. Le marqueur Ø sert seulement de support à la consitution d'une seconde classe homogène d'occurrences d'une même notion :

24. Do you think she looks better in European clothes or in Indian/Japanese Ø ? (exemple de F. Wood)

25. Do you prefer Spanish oranges or South African Ø ? exemple de P. Erikson dans Bouscaren)

30Dans tous ces exemples, comme précédemment avec celui de F. Wood où il était question des sonnets pétrarchien et shakespearien, la distinction en sous-groupes qualitativement homogènes se fait uniquement sur la base des adjectifs mentionnés, sans que d'autres propriétés spécifiques supplémentaires leur soient associées. Par suite, l'idée exprimée dans l'article de J. Bouscaren et al.4 selon laquelle l'apparition de ONE est liée au fait que les deux occurrences doivent pouvoir être considérées comme deux sous-classes d'une même classe demande à être affinée. Il nous paraît préférable de considérer qu'avec Ø, c'est l'aspect notionnel, qualitatif qui prime.

31Il en est de même lors d'une comparaison :

26. Her lower orders were secretly happier than the upper Ø. (J. Fowles, The French Lieutenant's Woman)

32On assiste à une simple reprise notionnelle, même si nous avons affaire à deux sous-classes préconstruites : la différentiation qualitative s'effectue dans un second temps, sur la base d'une première délimitation quantitative effectuée par le biais des adjectifs lower et upper.

33Avant d'aborder one en tant que prop-word, nous ferons quelques remarques sur d'autres emplois de ce marqueur.

341°) ONE est la marque du dénombrement. Avec one, on entre dans le domaine de la cardinalité, donc de l'individuation. Ce marqueur est effectiivement nécessaire lors d'un dénombrement préalable :

27. There's only two chairs and he pulls one round for Amy to sit on and Mandy takes the other one, by the door. (G. Swift, Last Orders)

35Dans le même ordre d'idées, nous rencontrerons the other two et the others suivant le nombre d'occurrences dans la situation de référence :

28. He, Jane Austen, and Marcel Proust are the three authors who have helped me most over my writing, and he did more than either of the other two to help me to look at life the way I do. (E.M. Forster, The Legacy of Samuel Butler)

 29. It was probably not by chance that of the four "commandos" blown up by their own bomb in Bilbao, only one was a veteran; the others Ø were young cachorros", or puppies. (Time, October 2, 2000)

362°) ONE a valeur d'unique, particulier, singulier, spécifique. Cette valeur est aisément reconnaissable dans les exemples qui suivent. Il ne s'agit pas à l'évidence d'occurrences de one"prop-word" mais nous pensons qu'il convient de garder à l'esprit la valeur dont ce marqueur témoigne ici lorsque nous aborderons son étude en tant que "support" :

30. She keeps telling him so, and one snowy morning she tells him the news that she is moving away. (Time, October 16, 2000)

31. We had only met each other that one time. (P. Auster, Moon Palace)

32. There is no one oustanding quality in Burns that accounts for his continuing hold on our hearts and minds. (Franklin B. Snyder, Robert Burns)

37Cette valeur, mise en évidence par A. Gauthier5, est suffisamment explicite pour que nous y attardions plus longuement ici. Rappelons simplement ces deux commentaires : "One isole un cas particulier" et marque "la spécificité d'une occurrence par rapport aux autres de la même classe".

383°) ONE / ONES servent de support à une forme de complémentation nominale. C'est cette valeur que l'on retrouve dans l'exemple 33 où one est précédé du déterminant the :

33. I mean the other one, the one Ø you say belongs to the bearded sportsman.' (K. Amis, Lucky Jim)

39L'énonciateur singularise une occurrence, qu'il vient de distinguer d'une autre, en lui associant une propriété permettant de la reconnaître comme qualitativement différente ; on notera à ce propos l'emploi du relatif Ø à valeur qualitative alors même que nous sommes en position sujet (6). La reprise de l'occurrence spécifique se fait donc ici, dans les deux cas, à l'aide de one à des fins d'individuation.

40La complémentation nominale peut aussi prendre la forme d'une relative spécificative en that, qui permet de singulariser une occurrence de la notion à laquelle il a été fait référence précédemment en lui conférant une propriétés spécifique7 :

34. A simple enough principle, perhaps, but one that the cacophony of modern life can complicate putting into practice. (Time, October 16, 2000)

41On notera bien sûr la possibilité d'employer le pronom one avec la marque du pluriel :

35. The expected jokes were ones West would never want her boss to hear. (P. Cornwell, Hornet's Nest) (ex. emprunté à B. Guillaume)

42Une relation d'identification étant établie par l'intermédiaire de be avec un GN pluriel, le marqueur one doit être porteur de la marque de pluralité. Ones permet alors de globaliser des occurrences d'une même notion tout en maintenant leurs différences qualitatives : une plaisanterie n'est jamais l'égale absolue d'une autre. Ones apparaît alors comme la marque d'une discontinuité, d'une hétérogénéité qualitative à l'intérieur d'un ensemble d'occurrences quantifiables, même si le dénombrement n'est pas envisagé : la quantité est appréhendée globalement. On observera aussi que la reprise se fait au niveau du nom seul, sans prise en compte de l'adjectif expected en tant que propriété associée, liée à la situation. L'objectif ici est de conférer à cet ensemble d'occurrences à l'hétérogénéité interne, une propriété permettant malgré tout de délimiter une sous-classe : l'identification qualitative entre les occurrences est en effet apportée par la relative à valeur qualitative, comme l'indique le relatif Ø (8).

43L'analyse vaut tout autant pour cet autre exemple :

36. Nobel chose the original science categories - ones that reflected his interest in practical knowledge. (Time, October 16, 2000)

44On observe la reprise de categories, c'est-à-dire un ensemble d'occurrences quantifiables, présentant donc une hétérogénéité qualitative interne. Cet ensemble va cependant être ensuite considéré comme une sous-classe qualitativement homogène extérieurement dans la mesure où elle satisfait à la propriété distinguée par le biais de la relative, celle-ci étant introduite par that à valeur spécificative.

45Il devient désormais possible d'établir la distinction entre the ones et those :

37. "There are two kinds of shows you remember," said another New York-based fashion editor: "the ones that are really really good and the ones that are so bad they're comical." (Time, October 16, 2000)

46Avec the ones on prend en compte l'aspect quantitatif : on est à l'intérieur d'un ensemble quantifiable d'occurrences, qui présentent donc une certaine hétérogénéité qualitative ; les relatives nous permettent ensuite, en distinguant des propriétés spécifiques, d'homogénéiser ces occurrences au point de constituer deux sous-classes distinctes, chacune avec ses propriétés associées. Si l'on modifiait l'énoncé initial en :

37'. "There are two kinds of shows you remember," said another New York-based fashion editor: "those that are really really good and those that are so bad they're comical."

47la diversité, l'hétérogénéité qualitative interne disparaîtrait : on distingue simplement deux sous-classes, ayant chacune des propriétés différentes telles que définies par les relatives. On se situe donc sur le plan qualitatif seulement : les occurrences situées à l'intérieur de chacune de ces deux sous-classes sont vues comme qualitativement identiques.

38. Was it love, then, that he felt for girls like this one ? (K. Amis, Lucky Jim)

39. For much of the past seven years, Israeli and Palestinaians have been creeping close to agreement on many issues, but not this one. (Time, October 16, 2000)

40. 'It means he's a lord,' she said. 'Likie that Disraeli, who is Lord Beaconsfield now. When a Lord signs his name to a paper, he just writes Beaconsfield, not Benjamin Beaconsfield. Except to a friend, perhaps. So this one signs just Godwin. [...] 'Of course, this one needn't necessarily be an earl,' said Aunt Susannah. (Glendinning, Electricity)

48Dans tous ces exemples, on distingue une valeur d'un ensemble ; one s'oppose à plusieurs ; c'est le quantitatif qui prime. On singularise l'occurrence en tant que valeur particulière, spécifique de la situation d'énonciation.

49A l'inverse, si la reprise se situe au niveau qualitatif seulement, on rencontrera le pronom this seul :

41. "Look, we were together in more dangerous places than this Ø,"Schechner said. (Time, October 16, 2000)

50On assiste ici à l'introduction d'une valeur de dangerousness appliquée à un lieu, qui est alors prise comme valeur qualitative de référence.

51That sera employé seul lorsque la valeur posée lors de la reprise qualitative impliquera un repérage par rapport à la valeur mentionnée antérieurement en tant qu'occurrence quantitative de la même notion :

42. Headline writers are calling it "the economy-class syndrome", underscoring the striking difference between the legroom in first- and business-class cabins and that Ø in the rest of the plane. (Time, November, 13, 2000)

52En effet, one est irrecevable car cela impliquerait une reprise à la fois qualitative et quantitative, liée à la situation : in first- and business-class cabins ; or on a affaire à la reprise minimum de la notion legroom seule.

53Lorsque nous sommes dans le domaine du discontinu discret, on peut comptabiliser les occurrences. S'il s'agit de dénombrer une occurrence supplémentaire, another sera suivi de one:

43. Sampras saved three break points in that fourth game and another one in the sixth game. (The Guardian Weekly, June 20, 1999)

54Lorsqu'il y a établissement d'un classement, d'un ordre à l'intérieur d'un ensemble d'occurrences prélablement défini, onedevra figurer lors de la reprise d'un de ses éléments, car celui-ci fait partie d'un ensemble nécessairement hétérogène :

44. Some twenty minutes after the scheduled time, the study door opened and a voice boomed : 'Send the first one in'. (K. Amis, Lucky Jim) (Il s'agit de candidats se présentant à un entretien à un poste d'enseignement )

55On peut donc en conclure que one individualise, impliquant la prise en compte de propriétés différentielles :

45. All the cities you have nibbled at, as if each one was an eclair, they are yours. (The Guardian Weekly, Tue, 15 Dec 1998)

56Voyons maintenant l'emploi de one à la suite d'un adjectif, car c'est là où le problème du choix par rapport à Ø se pose avec le plus d'acuité.

57Si notre analyse est correcte, la présence de one à la suite d'un adjectif devra de nouveau impliquer l'existence de différences qualitatives entre les diverses occurrences d'une même notion. C'est le cas lorsqu'un adjectif délimite quantitativement et qualitativement une seconde occurrence ; il implique par là même la prise en compte de propriétés différentielles autres :

46. South Africa's new government suffers some of the same corruption within its ranks than the old one. (Time, August 10, 1998)

58A la différence de ce qui se passe avec Ø qui renvoie à la notion débarrassée des propriétés associées liées à la première occurrence, one oblige à la reprise de la valeur mentionnée précédemment, c'est-à-dire avec ses références contextuelles spécifiques : il s'agit en effet de différencier deux occurrences délimitées quantitativement de South Africa's governmentà l'aide de new et old.

59Dans cet autre exemple :

47. His vision was of an advancing national community, not a staggering or declining one. (J.K. Galbraith, The Affluent Society)

60une occurrence est opposée à une autre dans la même situation : one reprend cependant les particularités liées à la première occurrence situationnelle, c'est-à-dire à la fois community et national.

61De la même façon, lorsqu'une unité mentionnée auparavant fait l'objet d'un repérage, à des fins comparatives par exemple, par rapport à une autre unité d'un même ensemble délimitée quantitativement, il y a nécessairement prise en compte de propriétés associées différentes, d'où l'emploi de one :

48. Your last exhibition did not sell as well as the previous one. (J. Fowles, The French Lieutenant's Woman )

62Lorsqu'un adjectif délimite une occurrence comme qualitativement différente de l'occurrence antérieure, et que cela implique la prise en compte de propriétés différentielles autres, l'emploi de one s'impose :

49. He wooed her with a heady mixture of the latest postFreudian theoretical jargon and devastatingly frank sexual propositions, so she was never quite sure whether it was Lacan's symbolic phallus he was referring to or his own real one. (D. Lodge, Nice Work) (emprunté à B. Guillaume)

63A la différence de ce que l'on avait noté pour l'exemple 16, lorsqu'une détermination génitive s'accompagne d'une altérité causée par une propriété associée sous la forme d'un adjectif, la reprise ne peut se faire au niveau notionnel ; one va marquer en surface cette hétérogénéité qualitative à l'intérieur du même domaine notionnel afin de renvoyer à une occurrence spécifique :

50. My car is faster than my father's old one.

64Il n'est donc nullement besoin, comme l'envisage J. Bouscaren9, de considérer "la classe de toutes les voitures appartenant à mon père", "old (étant) une propriété différentielle qui l'oppose à new car", On ne voit pas en fonction de quoi il faudrait considérer que le père en question possède une ou plusieurs autres voitures.

65Lorsqu'une autre occurrence est appréciée non seulement sur le plan quantitatif mais aussi qualitatif car nécessairement différente, one s'impose :

51. A prejudice is quickly forgotten in the face of necessity or convenience, and one way of driving out an old fear is to conceive a new one. (Glendinning, Electricity)

66De même, lorsqu'un adjectif délimite qualitativement une occurrence considérée par ailleurs comme distinguée quantitativement d'une ou plusieurs autres, one est nécessaire :

52. He had no comment as he peeled off his wet polo shirt, and yanked on the dry one. (K. Amis, Lucky Jim)

67L'adjectif dry signale une propriété associée, liée à la situation, différente de celle de la première occurrence ; par suite, la délimitation qualitative effectuée avec dry implique une délimitation quantitative nouvelle, d'où l'emploi de one.

68Si la reprise d'une occurrence spécifique se fait dans le cadre d'une relation d'équivalence par le biais de be, l'adjectif délimite qualitativement l'occurrence et introduit une altérité qualitative ; one est alors nécessaire :

53. So far, the gamble has been a losing one. (Time, October, 16, 2000)

69Si l'introduction d'une propriété spécifique pour une même occurrence situationnelle constitue une altérité par rapport à la première mention, elle entraîne l'emploi de one car il s'agit de reprendre une valeur dans son contexte spécifique, c'est-à-dire evening for my employer dans l'exemple qui suit :

54. Let me make clear, I was not for a moment suggesting that what had initially threatened to be a disappointing evening for my employer had turned onto a triumphant one solely on account of the silver. (Kazuo Ishiguro, The Remains of the Day)

70De même si la reprise d'une occurrence spécifique, repérée situationnellement, a pour but de lui associer une nouvelle propriété la distinguant ainsi qualitativement d'autres occurrences , one apparaît :

55. There are already enough Beatles-related books out there to fill the Albert hall, and in the next few weeks several more are arriving. (...) But The Beatles Anthology, a coffee table-size volume of texts and photos, is the big one. (Time, October 16, 2000)

71Que l'adjectif soit au superlatif ne modifie pas l'analyse. Dans l'exemple suivant, on procède à l'extraction d'une occurrence spécifique à l'intérieur d'un ensemble quantitativement délimité ; celui-ci possède donc une hétérogénéité qualitative interne, chaque occurrence ayant ses propres propriétés associées :

56. When just after lunchtime, one day in late January, the dynamiters set off two parcel bombs in the House of Commons, we heard the blasts in Dunn Streeet. The worst one was in the Chamber itself, tearing up Mr Gladstone's seat and ending debris flyingright up into the gallery. (Glendinning, Electricity)

72Lorsque la reprise est plurielle, c'est bien sûr ones qui est utilisé :

57. Good luck!" he said. "We are lucky ones! Fancy YOU!" (H.G. Wells, The War of the Worlds)

73L'énonciateur procède alors à la reprise d'un ensemble qualitativement hétérogène préalablement défini et quantifiable, pour lui attribuer une délimitation qualitative commune. On peut alors considérer, comme le fait J. Bouscaren, qu'une sous-classe se trouve ainsi constituée ; il n'en demeure pas moins que ones est le marqueur de reprise de l'extraction multiple d'éléments préalablement déterminés dans la situation par we.

74Ainsi, lorsqu'une reprise nominale s'effectue dans un contexte de comparaison entre plusieurs ensembles d'occurrences quantifiables, ones devra être utilisé :

58. There was no end to the ways in which nice things are nicer than nasty ones. (K. Amis, Lucky Jim)

75La reprise se fait à des fins de classification selon des critères qualitatifs, mais les sous-classes sont appréhendées à partir d'un groupe initialement quantifié ou quantifiable, et l'hétérogénéité qualitative interne demeure nécessairement à l'intérieur de chaque sous-classe, comme on peut le constater dans l'exemple suivant :

59. The biggest flints look like the shoulder blades and knee joints of prehistoric animals. I arranged the best ones all round the outside of the house against the walls, and trod the smaller ones into our paths. (Glendinning, Electricity)

76De la même façon, l'emploi de ones, avec sa marque s de quantification, implique la prise en compte de l'hétérogénéité qualitative interne de la seconde catégorie de vêtements dans l'exemple :

60. Mary prefers French clothes to English ones.

77Chaque sous-classe n'est donc plus vue globalement comme possédant des propriétés distinctives. Ce n'est donc plus l'homogénéité qualitative qui prime comme nous l'avions noté avec le marqueur Ø dans l'exemple 24 où il était question de vêtements indiens ou japonais par rapport aux vêtements européens.

78Si les propriétés associées de par l'introduction d'adjectifs entraînent une délimitation d'occurrences spécifiques avec des propriétés spécifiques, on retrouve la valeur dite quantitative de ones :

61. Which oranges do you prefer? Spanish or South African ones?

79L'adjectif associé précédant ones engendre la prise en compte de propriétés différentielles uniquement liées à la situation d'énonciation. C'est donc ce que dira un marchand de primeurs pour qui l'une des deux variétés d'oranges sera en l'occureence plus juteuse, plus chère, etc., que l'autre.

80Nous conclurons cette présentation de façon synthétique, en prenant quelques exemples d'occurrences de one et de Ø dans des contextes fort voisins. Ainsi, on comparera l'exemple suivant :

62. He goes up on his toes all of a sudden, holding up his fists, rolling one shoulder, jubbling with his right Ø. (G. Swift, Last Orders)

81pour lequel l'analyse ne diffère pas de celle que nous avons donnée pour l'exemple 11 :

11. 'Which arm?' Sandy snapped.      'The right Ø of course, he hasn't got a left Ø'. (Muriel Spark, The Prime of Miss Jean Brodie)

82où les adjectifs permettent de délimiter quantitativement les deux occurrences, sans que l'on envisage une quelconque différenciation qualitative entre elles naturellement - à cet autre énoncé où figure one :

63. I put all my weight on the back foot, my left one. (Glendinning, Electricity)

83Nous avons affaire à une délimitation quantitative et qualitative dans une situation spécifique : le fait de constituer le point d'appui représente une propriété différentielle, associée par l'énonciateur, et uniquement liée à la situation. L'occurrence est donc singularisée, d'où l'emploi de one.

84Each peut également être suivi de Ø comme de one :

64. I say to you that something can be done by each one of us here tonight. Each of us can resolve to do something, everyday, to resist the application of manufactured standards, to protest against ugly articles of furniture and table-ware,... (K. Amis, Lucky Jim)

85Une fois l'insistance sur l'aspect quantitatif effectuée avec each one, chaque occurrence étant différenciée des autres, l'énonciateur indique ensuite avec each qui maintient l'existence de propriétés différentielles, que le même procès s'applique à chacun des éléments de la classe ainsi constituée : il y a donc banalisation et d'une certaine façon homogénéisation de occurrences. En l'absence de one, on indique qu'il s'agit d'occurrences identiques d'une même notion :

65 After he left I sat down on the bed and the drips went on chinking into the pans in their syncopated sequence, each Ø on a different tone. I was defeated. (Glendinning, Electricity)

86Ces occurrences sont cependant considérées individuellement ensuite pour constater des différences incidentes de tonalité :

87Inversement, l'emploi de one qui marque le dénombrement fait que l'on insiste sur l'aspect quantitatif :

66. He meant that it could make a hundred incandescent lamps come on all at oince, each one giving the light of twenty candles. (Glendinning, Electricity)

88La même différence s'observe lors de l'emploi de another :

67. He takes a deep breath, then another one, quick, and I reckon he wanted to change his mind,... (G. Swift, Last Orders)

89On distingue quantitativement les occurrences ; on a affaire à une respiration supplémentaire. Inversement, dans :

68. She drew one breath of sweet, cool air, and then somehow seemed not to need another Ø ; (Celia Fremlin)

90on met l'accent non pas sur le nombre, mais seulement sur la nature du besoin, sur l'identité qualitative avec la première occurrence, avec ses propriétés associées of sweet, cool air, donc sur l'aspect qualitatif.

91Nous avions remarqué à propos de l'exemple :

21.a. And he never meant to buy the Granada. I knew he'd be back before long to buy another Ø and there'd be extras in it if I so much as hinted that I was missing Kath around the place, that a girl of her age ought to be earning a decent living. (G. Swift, Last Orders)

92que la reprise était uniquement qualitative, au niveau minimum notionnel, Ø renvoyant simplement à la notion /car/. Inversement, dans :

21.b. Then he says, getting all chummy, 'My little weakness, Mr Dodds, my little indulgence. I buy a car, then I grow tired of it, then I buy another one, like toys.' (G. Swift, Last Orders)

93même si l'on reste à l'intérieur du même domaine notionnel de /car/, il s'agit de l'achat d'une seconde voiture, ayant nécessairement des propriétés associées différentes. Il s'agit de distinguer une autre occurrence de /car/ dans une autre situation, et le quantitatif primant, one est nécessaire.

94On peut donc dire que one/ones marquent l'extraction d'un ou plusieurs éléments d'une classe présentant certes une homogénéité qualitative externe, mais en tant que marqueur quantitatif, il permet de préserver les propriétés associées à l'élément extrait de la classe qui on le sait, possède par ailleurs une hétérogénéité qualitative interne. C'est cette hétérogénéité que Ø ne prend pas en compte : de par le renvoi à la notion, il gomme les différences qualitatives entre les occurrences, qui paraissent alors indifférenciées.

Notes de bas de page numériques

1 Charreyre, C. : "Citizen and scholar ou l'anaphore nominale' in Cahiers de Charles V n° 13, Université de Paris VII, 1991.
2  Culioli, A. : "Structuration d'une notion et typologie lexicale" in Pour une Linguistique de l'énonciation, Tome 3, Gap, Ophrys (1999)
3 Wood, F. : "Some observations on the Use of the Prop-Word One" in English Language Teaching : 46-54.
4 "A propos de ONE" in Cahiers de Recherche en Grammaire Anglaise, Gap, Ophrys, 1984.
5 Cf. Gauthier: "Singuliers non pluralisables et construction de l'unité" in Détermination Nominale et Individuation, CYCNOS, vol 16 n° 2, Nice, 1999.
6 Rappelons que pour nous l'emploi du relatif Ø est la marque d'une relative à valeur qualitative. Cf. Souesme J;-C. : "le relatif Ø, un pronom indépendant et non neutre", in Actes du Colloque de l'Association des Linguistes de l'Enseignement Supérieur, Congrès de Rennes 1998, P.U.Rennes, 1999.
7 Cf. Souesme, J.C. : Grammaire Anglaise en Contexte, Gap, Ophrys, 1992.
8 Cf note 5.
9 Cf. BOUSCAREN, J., DEMAIZIÈRE, F. & ERIKSON, P. : "A propos de one" in Cahiers de Recherche-Grammaire Anglaise, Tome 2, Ophrys, Paris 1997.

Bibliographie

BOUSCAREN, J., DEMAIZIÈRE, F. & ERIKSON, P. : "A propos de one" in Cahiers de Recherche-Grammaire Anglaise, Tome 2, Ophrys, Paris 1984.

BOUSCAREN, J. & PERSEC, S. : Pratique du Commentaire Grammatical, Ophrys, Paris, 1993.

BOUSCAREN, J. , PERSEC, S. & CELLE, A., FLINTHAM, R. GRESSET, S. : Analyse Grammaticale dans les Textes,Gap, Ophrys, 1998.

CHARREYRE, C. : "Citizen and scholar ou l'anaphore nominale' in Cahiers de Charles V n° 13, Université de Paris VII, 1991.

COULOMB, C : "Sequences of Adjectives in Prenominal Position', in RANAM, N° XXVII, Strasbourg, 1994.

CULIOLI, A. : Pour une Linguistique de l'Enonciation, Tome 3, Gap, Ophrys (1999).

GAUTHIER, A. : "Singuliers non pluralisables et construction de l'unité", in Détermination nominale et Individuation, CYCNOS, Volume 16-2, Nice, 1999.

GUILLAUME, B. : "L'article A(N) et ONE", in Anglophonia/Sigma, Presses Universitaires de Toulouse-le-Mirail, 2001.

JOSSE, H. : ONE et son antécédent, communication au Congrès de la SAES d'Angers, Mai 2000.

WOOD, F; : "Some observations on the Use of the Prop-Word 'One'" in English Language Teaching : 46-54, 1952.

Pour citer cet article

Jean-Claude Souesme, « Les reprises nominales par one et Ø : anaphore, quantification et qualification  », paru dans Cycnos, Volume 18 n°2, mis en ligne le 20 juillet 2004, URL : http://revel.unice.fr/cycnos/index.html?id=32.


Auteurs

Jean-Claude Souesme

Université de Nice