Cycnos | Volume 17 n° Spécial Journées Charles V sur les propositions relatives et l'aspect "be+ing" - 

Gérard Mélis  : 

Relatives et types de qualification

Plan

Texte intégral

1Les propositions relatives (PR) sont généralement conçues comme des apports de qualification sur un antécédent, au point qu’elles ont pu être nommées "adjectifs syntaxiques" (Benveniste). La question principale posée ici est : la PR est-elle toujours qualifiante ou la qualification est-elle une interprétation dominante fondée sur l’interaction entre une valeur plus générale et des paramètres supplémentaires ? Le traitement de cette question passe par la définition de différents traits de qualification, afin de :

  • a/ distinguer les cas d’emplois des PR, et

  • b/ en montrer les limites et dégager la fonction plus générale de détermination.

2Nous isolons trois grands cas de qualification :

  • 1°) qualification distinguante : il s’agit de reconnaître un objet en lui attribuant une propriété soit définitoire (on déploie le contenu sémantique de l’antécédent), soit contrastive (on oppose cette propriété à une autre).

  • 2°) qualification commentative : il y a construction d’un dispositif commentatif, c’est-à-dire introduction d’un terme déterminé repérant et d’un autre terme qui reprend le premier sur le plan d’énonciation (J.Guillemin-Flescher, 1981). Ce commentaire peut être appréciatif ou s’inscrire dans une démarche causale-explicative.

  • 3°) la qualification Ø : le pronom intervient en tant que relateur inter-propositionnel et la PR peut être vue comme une crypto-indépendante.

3Les PR du premier cas sont attachées à l’antécédent et constituent avec lui un constituant homogène complexe. Les PR des autres cas sont en position détachée (PR dites ‘appositives’, notées ici sous forme [V+PRO], V signifiant "virgule" ou tout autre signe de ponctuation).

4De plus, nous nous situons à l’intérieur d’un micro-système d’oppositions, ce qui pose la question de la motivation du choix de telle ou telle forme. Il peut y avoir un choix positif (sélection délibérée d’un trait particulier) et un choix négatif (travail d’évitement, ou de neutralisation, d’un certain trait).

5Il me semble nécessaire de faire des distinctions à l’intérieur même de l’idée de qualification. Nous reprenons la différence entre QLT1 (propriété) et QLT2 (commentaire) exposée chez J. Guillemin-Flescher, 97.

6Distinguons quelques cas en termes de pondération du facteur QNT (renvoi à occurrence) et facteur QLT (propriété / commentaire). Dans un énoncé qui comprend une PR déterminative tel que :

1. The speech I made expressed my view of…negociations on disarmament with singular clarity. (Guillemin-Flescher, 1997, 151)

7le segment I made a "une valeur qualitative, le procès étant envisagé de façon notionnelle. On différencie le terme speech de la notion par une propriété différentielle. I made n’a pas ici de valeur d’occurrence
discrète ; il s’agit simplement d’une propriété différentielle qui détermine le terme the speech dans un paradigme de possibles : the speech I made, the speech I wrote, the opening speech, the closing speech, etc." (note 4, 152).

8Une expression du type I made X, qui renvoie à une occurrence de procès, peut être ré-élaborée de telle sorte que son caractère d’occurrence disparaisse au profit de sa valeur qualitative. Dans :

2. He makes speeches

9il y a énonciation d’une propriété du sujet : on prend en compte une classe de situations où se valide le procès (occurrences, QNT), avec mise à l’écart des situations de non-validation (QNT1 : possibilité de discontinuité, de variabilité qualitative). C’est un cas de QLT1 (propriété du sujet : définition d’une classe d’occurrences qui permet de qualifier le terme de départ). Dans :

3. He made a speech

10il y a discrétisation (construction d’une occurrence située ; prédominance de QNT (QNT2 ; discrétisation))

11Dans (1), il y a retour à la prédominance du qualitatif. C’est un cas de QLT1 : (définition d’une propriété de l’antécédent). Une occurrence de procès sert à qualifier un autre terme, d’où la neutralisation de son caractère d’occurrence. On a un enchaînement d’opérations du type :

à partir de la notion QLT---> discrétisation : QNT(QLT)
                             ---> désancrage référentiel : (QNT) QLT.

12Ceci évoque l’opération de fléchage comme dans a cat (extraction ((QNT(QLT))) / the cat : fléchage ((QNT) QLT) et l’opération de reprise d’un préconstruit qui est incontestable, validé, sans que l’énonciateur puisse le défaire.

13Il est nécessaire ici de rappeler la distinction entre les sous-types de PR déterminatives en fonction de la prise en compte de l’altérité. Nous sommes en présence de deux sous-types de qualification :

a/ qualification définitoire (déploiement de contenu de l’antécédent),
b/ qualification contrastive.

14Ils peuvent être illustrés par des exemples tels que :

4. There are many Americans who like opera.
5. Americans who like opera listen to Met radio broadcast. (Jacobsson. 192)

15Dans (4), il y simplement identification de la classe dont il est question. Dans (5), il y a une opération de partition sur la classe hors qualification. La PR est un ajout de propriété contrastive, avec des degrés : "seulement eux et pas les autres" et "en tout cas eux, peut-être certains autres ".

16Ceci pose la question plus générale de la distinction, qui contient nécessairement un élément de différenciation, c’est-à-dire d’élimination de l’altérité. Cette élimination peut aboutir :

a/ à une meilleure définition de l’objet (granularité plus fine, meilleure compréhension de l’objet) qui s’oppose dès lors à tout autre objet,
b/ à une interprétation nettement contrastive : dans un contexte discursif qui explicite la différencation, et en fait un enjeu, un objet de débat.

17On retrouve ici des oppositions entre PR contrastive / non-contrastive (C.Fuchs), PR qualitative / spécificative (J.-C.Souesme), PR qui introduit une altérité faible ou forte (R.Flintham). Ceci nous permet de proposer deux types de qualification : définitoire ou différentiel (contrastif).

18Il n’en va pas de même dans un exemple de PR détachée (PR dite "appositive") qui introduit une propriété non-distinguante, et dont la fonction reste à définir. Dans :

6. In his dream, which he later forgot, he found himself in the town dump of his childhood, sifting through a mountain of rubbish. (Auster. 72)

19il y a perte du sentiment de qualification. La PR effectue un renvoi à une occurrence de procès, située dans une autre situation d’événement. Cet énoncé est fondé sur la définition de deux situations d’événement disjointes, différenciées : (sit 1 : he found himself… ; sit 2 : he later forgot his dream). Le contenu de la PR est marqué par la prédominance de QNT1 (QNT2 : discrétisation).

20Nous observons une convergence de facteurs :

  • cas 1 : désancrage réferentiel ; perte de statut d’assertion représentant ce qui est le cas ; passage au qualitatif ; intégration dans une unité non-prédicative.

  • cas 6 : renvoi à une occurrence ; statut de proposition modalisée définissant un état de fait ; passage au quantitatif ; position détachée de semi-indépendance syntaxique.

21Quelle est la fonction de cette semi-intégration ? Nous dirons pour le moment que c’est un cas de non-qualification : la PR intervient comme un outil syntaxique permettant un enchaînement (ou raccrochage) inter-propositionnel.

22L’énoncé (6) est une superposition de deux prédications renvoyant à QNT : la subordination est un moyen de dire deux choses différentes simultanément ; elle exploite la possibilité de construire une prédication, sans casser la relation prédicative commentée.

23Mais ce n’est pas la seule fonction d’une PR détachée. Dans :

7. In a sense, Rusty is a throwback to the stars of the Forties, who themselves were simply shadows cast in the bright morning of the nation. ( Vidal. 117)
8. Either he would be absent, as he usually was, or he would assault you with a brittle jocularity, which was merely another form of absence. (Auster.1982.17.)

24il n’y a pas de réunion de deux états de fait mais bien une qualification, qui est principalement due au contenu de la PR (procès de type état), mais pas seulement. Dans :

9. (…) or he would assault you with a brittle jocularity, which did nothing to put you at ease.

25c’est la généricité de l’énoncé qui permet la formulation d’une propriété avec un verbe de type processus.

26Nous analysons ce type d’énoncé comme la mise en place d’une fonction commentative analysable en deux composantes :

  • a/ définition d’un élément déterminé qui occupe une position de repère,

  • b/ présence d’un élément comportant un terme de reprise anaphorique, lui-même situé par rapport au plan de l’énonciation (définition de commentaire, Guillemin, 1981)

27On trouve ce rapport à la situation d’énonciation explicite dans des exemples du type :

10. We went from Aspern to Denver, which seems a long way, in less than two weeks. (Jackendoff. 64)

28où le passage au présent ancre la référence en T0, et qui différencie le contenu de la PR de celui de la prédication principale. L’exemple :

11. (it) provides me with a glimpse of the midsection of the huge painted plaster chorus girl who holds a sombrero in one hand as she revolves slowly in front of the Château Marmont Hotel, where Greta Garbo stays on her rare visits to Hollywood. (Vidal.8)

29illustre bien la distinction position attachée / position détachée. La PR en who permet simplement d’identifier clairement le référent ; elle est nécessaire à la conception de l’objet et introduit une qualification définitoire. La PR en where introduit une particularité de l’antécédent, qui n’est ni contrastive, ni définitoire car l’antécédent a un référent unique et auto-défini.

30La PR n’introduit pas une propriété inhérente définitoire, une propriété objectale à déployer analytiquement à partir du contenu sémantique de l’antécédent : cette propriété dépend non de l’objet mais de ce que peut en dire l’énonciateur. L’énoncé obéit à une double logique de qualification d’objet et d’intervention énonciative : il y a reprise de l’élément antécédent et qualification définitoire et rupture de plan d’énonciation (intra-diégétique et position subjective), comme le montre l’introduction d’un antécédent moins déterminé que dans (11) :

12. (.…) the Château Marmont Hotel, the hotel where Greta Garbo stays on her rare visits to Hollywood.

31qui montre que l’on a affaire à deux niveaux d’énonciation : d’un côté, le niveau référentiel, de l’autre, le niveau commentatif détaché, qui définit les objets du point de vue de l’énonciateur, comme dans :

13. (.…) the Château Marmont Hotel - that’s the hotel where Greta Garbo stays on her rare visits to Hollywood.

32ou dans l’énoncé qui désigne l’objet situationnellement avec pointage :

14. (Look at the hotel over there.) Greta Garbo stays there on her rare visits to Hollywood.

33La position détachée correspond à une PR plus ou moins commentative / qualificative selon le type de procès, tandis que la PR attachée renvoie à une propriété par désancrage de l’occurrence et marque une prédominance de QLT qui permet la reconnaissance d’une occurrence QNT.

34On se trouve donc confronté à plusieurs cas :

  • opération de qualification : apport de propriété qui qualifie et détermine l’antécédent, et dispositif commentatif,

  • absence de qualification : enchaînement inter-propositionnel.

35La fonction commentative rend explicite le rapport aux coordonnées énonciatives, ce qui constitue un autre paramètre d’étude, bien mis en valeur dans les études de R.Flintham (1993, 95, 98, 99), S. Gresset (1984), U.Dubos (1990), L.Danon-Boileau (1983, à propos notamment de l’opposition WHICH / THAT).

36On remarque ici une tendance assez marquée. Le pronom WHICH est associable à une mise en avant du lien situationnel, tandis que THAT a une orientation objectale (définition d’une propriété de l’objet) caractérisée par une neutralité énonciative. En effet, des oppositions telles que :

15. I’m looking for a book (a) that / (b) which deals with the position of the French government towards the Jews between 1940 and 1942 (L.Danon-Boileau, 83)

37montrent qu’à l’intérieur des déterminatives il peut y avoir une plus ou moins grande intervention énonciative : dans (15.b) le livre en question est un livre particulier connu de l’énonciateur alors que (15.a) désigne une occurrence d’une classe répertoriée faisant partie d’une sorte de connaissance commune qui n’est pas remise en question.

38La position subjective peut être prédominante tout en demeurant définitoire. Elle peut aussi glisser du côté du commentatif, ce qui nous paraît particulièrement marqué par le détachement. En effet, les énoncés du type :

16.a. This letter that came yesterday, which incidentally had no stamps on it, was postmarked four weeks ago. (Bolinger.1977)
16.b. The box, that (incidentally) had jewels in it (didn’t it?), was stolen. (Jacobsson. 183)

39montrent qu’il y a un travail commentatif de la part de l’énonciateur sur le contenu de l’énoncé, accompagné d’un raccord entre les interlocuteurs, ce qui ne paraît pas possible en position attachée :

17. ??? The box that had jewels in it (didn’t it?) was stolen.

40car, dans ce cas, le contenu de la PR n’est plus ressenti comme une prédication modalisée éventuellement à remettre en cause, mais comme une propriété incontestable appartenant à l’objet qualifié.

41Nous isolons donc trois composantes (propriété définitoire / propriété contrastive / intervention énonciative) qui peuvent se combiner ou au contraire se distinguer, ou s’annuler (qualification Ø) ce qui donne une certain élasticité à la catégorie PR (il y a à la fois des composantes de base qui définissent la catégorie, et des traitements différents de ces composantes, qui permettent des cas différents).

42Il faut être conscient des limites d’une telle classification : il est des cas où les propriétés ne sont plus pertinentes (le raccrochage inter-proposition), ce qui nous laisse en face de deux solutions : soit on établit une grande coupure à l’intérieur de la catégorie des PR (vraies et fausses PR), soit on trouve une autre principe sémantique qui permet de regrouper les cas : nous proposons alors la notion de détermination. Dans cette perspective, la qualification n’est pas un trait inhérent à la catégorie mais une interprétation construite sur une interaction entre plusieurs paramètres.

43Nous utilisons ici les traits précédemment définis pour voir comment ils informent l’énoncé. L’observation des cas fait apparaître un facteur décisif : le facteur intégration ; en effet, plus la PR est intégrée dans le SN, plus le facteur qualitatif est prédominant, et, inversement, plus la PR est détachée, plus le facteur renvoi à occurrence est prédominant, ce qui déclenche d’autres fonctions.

44On observe en effet des corrélations :

Tableau 1

PR contrastive <---------------------------------> PR non-restrictive

- intégration de la PR dans un SN complexe 
 
 
 
 
- fonction qualifiante prédominante

- détachement de la PR (position séparée par la ponctuation ; tendance à l’élargissement de la portée de la PR (relation inter-propositionnelle) 
 
- possibilité de perte de la fonction qualifiante au profit d’autres fonctions

45Il est possible d’établir une sorte de continuum en partant du dégré maximum d’intégration (la PR nominale) au degré maximum de séparation (la PR détachée qui est une crypo-indépendante).

46Le contenu de la PR absorbe l’antécédent, qui n’est pas toujours récupérable :

18. What destroyed the grass was a herd of cattle
19. *The thing that destroyed… (Akmajian A, 1970.)

47= "there are instances where the relative clause of the pseudo-cleft sentence cannot have a head, for reasons which are not completely clear." (Akmajian A, 1970, p.163)

48Il y a dans ce cas totale prédominance du contenu de la PR. Cette prédominance peut être portée par le lexique lui-même. Par exemple, dans :

20.a. *That’s the way how she spoke
20.b. That’s how she spoke. ( CGEL. 1254)

49le terme qui peut faire appel lexicalement à l’aspect purement qualitatif disparaît au profit de la PR qui exprime la qualité.

50Il s’agit de la même chose pour l’exemple (18) ; l’énoncé va préciser le contenu de l’antécédent notionnel the N that destroyed the grass>. Ici, l’élément prédominant est la propriété < ( ) destroy the grass>, ce qui permet justement de spécifier le terme qui est support de cette propriété ; (18) marque une identification du type :

< ( ) destroy the grass> =
I--------------- = ---------------I

51La PR est un apport de définition qualitative de l’antécédent.

  •  qualification (énoncés 7, 8),

  •  travail de rectification.

21. He imagined himself to be an artist, which he was not. (CGEL, 1246)
22. She is the perfect attendant which her predecessor was not. (CGEL, 1248)

52L’énoncé (22) déploie le contenu sémantique de l’antécédent, ce qui permet de le déterminer :

23.a. She is a perfect attendant, which her predecessor was not.
23.b. ?? She is a perfect attendant which her predecessor was not.

53L’énoncé (21) contient une relation prédicative validée par le sujet rapporté he, avec laquelle l’énonciateur entretient une relation distante (structure non factive en TO + V). Il intervient (on quitte le point de vue de he) pour commenter cette relation et la rectifier dans le sens d’une invalidation. Nous sommes véritablement en présence de deux prédications qui ne sont pas au même niveau énonciatif.

54Il y a ici un rapprochement entre PR et circonstancielles. L’énoncé :

24. My brother, who has lived in America for over 30 years, can still speak Italian. (CGEL, 1241)

55peut se reformuler en tant que :

25. My brother can still speak Italian, although he has lived in America for 30 years.
- After 30 years in America, my brother can still speak Italian.

56Il en va de même pour :

26.a. Ann thanked her teacher, who had been very helpful.
26.b. Ann thanked her teacher because he had been very helpful
26.c. Ann thanked her teacher for being very helpful. CGEL, 1241)

57où la PR s’approche d’une fonction d’adverbiale (causalité).

58Or ceci ne semble pas être un trait inhérent aux PR attachées. On peut certes avoir des cas du type :

27.a. Students who work hard pass their exams. = If students work hard, they pass their exams (CGLE, 1241)

59mais, il est possible de casser la subordination afin d’aboutir à des prédications autonomes et/ou coordonnées avec (24) et (26) :

- My brother has lived in America for over 30 years. (But) He can still speak Italian.
- Ann thanked her teacher. He had been very helpful.

60Ce même phénomène n’est pas systématiquement observable pour (27.a), qui ne se décompose pas sous la forme :

27.b. Students work hard. They pass their exams.

61mais sous la forme :

27.c. Some students work hard and they pass their exams.

62avec modification de la détermination de l’antécédent.

63Nous constatons un certain flottement entre qualification de l’antécédent et relation inter-propositionnelle. Des énoncés tels que :

28. Snakes which are poisonous should be avoided.
29. Rattlesnakes, which are poisonous, should be avoided. (CGEL, 1245)

64présentent une certaine intrication des paramètres (contenu notionnel de l’antécédent, relation phrastique). L’énoncé (29) mentionne rattlesnakes qui comporte deux choses qui empêchent la PR attachée : 1°) il est connu qu’ils sont vénimeux et il est donc inutile de déployer le contenu sémantique be poisonous, et 2°) ils sont tous vénimeux : il n’est pas possible de construire une sous-classe qui aurait spécifiquement le trait sémantique "vénimeux".

65L’énoncé (28) contient un terme hypéronyme qui recouvre différentes sous-classes, ce qui permet d’utiliser le trait sémantique "be poisonous" comme critère de différenciation.

66La PR ne définit pas son antécédent ; elle contient une prédication qui a un constituant en commun avec la prédication principale, et la PR entre en relation avec le contenu de la principale, dans un rapport du type :

30. Since they are poisonous, rattlesnakes should be avoided.

67Dans (28), la classes snakes est qualifiée de telle sorte que l’ensemble snakes + be poisonous peut être le terme de départ de should be avoided, et le rapport entre les deux propositions se fonde sur le rapport primitif fort entre be poisonous et be avoided, mais ce trait n’est plus aussi pertinent que dans le cas (29). L’énoncé (28) entre dans une logique de reconnaissance d’objet et non de rapport inter-propositionnel.

68Il s’agit d’exemples du type (6) ou bien :

31. I went straight to Buck’s office and checked with the secretary, who was at first reluctant to give me details, but when I threatened to take the matter up with Buck himself, she told me that Rusty had been arrrested… ( Vidal. 114)

69Dans (31), la relation inter-événementielle est cruciale (insertion dans une chronologie avec at first / but when…). Il est fait référence à deux états de fait disjoints pris dans un enchaînement inter-propositionnel d’où semble être exclue toute trace de qualification. Le détachement par rapport à l’antécédent correspond à une mise entre parenthèses de sa qualification au profit d’un travail de détermination.

70Pourquoi "détermination" ? Au-delà de l’expression d’une subjectivité, le commentaire pose deux niveaux de détermination (le commentant, le commenté). Ceci est cohérent avec l’enchaînement événementiel. Dans des PR dites continuatives comme :

32. John sent a letter to Jane, who answered immediately.

71se constitue un événement complexe faits d’événements en cascade, dont un est événement déclencheur, central dans la construction textuelle.

72La version de (31) sans relative :

31.a. I went straight to Buck’s office. I checked with the secretary. She was at first reluctant to give me details. I threatened to take the matter up with Buck himself. She told me that Rusty had been arrrested.

73désorganise les relations événementielles et ne permet pas de construire des événements plus déterminés que les autres dans une construction textuelle en termes de premier et second plans. Or, dans (31), ce sont les événements initial et final qui définissent une séquence narrative organisée sous forme : situation de départ - circonstances - situation d’aboutissement, qui est perdue dans (31a).

74L’emploi d’un pronom totalement dépendant de son référent, au contenu indéterminé (le relatif contient des spécifications vagues du référent : animé / inanimé…) marque bien cette relation de dépendance, reflet d’une construction textuelle en termes de propositions répérante et repérée. Dans :

33. John sent a letter to Jane. She answered immediately.

75il y a relance sur un autre thème (she au lieu de John), ce qui introduit un nouvelle bifurcation dans le récit (on parle de quelqu’un d’autre, dans une autre situation d’événement…) tandis que (32) est plus centralement organisé autour d’un seul thème.

76Le cas de THAT détaché, par opposition à WHICH, met en évidence differents types de qualification.

77Notre hypothèse sur [V + THAT] est qu’il y a perte du trait contrastif, conservation du trait définitoire et retrait subjectif.

78On voit que de nombreux exemples de THAT détaché neutralisent le commentaire inter-propositionnel et la fonction contrastive, tandis que
[V + WHICH] introduit un commentaire subjectif qui porte sur le rapport entre les propositions, et peut déboucher sur un enchaînement événementiel. Si l’on compare :

34. The Bach we all know
35. Bach, that we all know (Jacobsson, 1994, 189)

79on observe un passage du contraste ("the Bach we all know" vs."the Bach we don’t know") au définitoire : (29 : sans prise en compte d’autres propriétés ).

80Un énoncé comme :

36. Once more metaphysical concepts, that are strictly speaking nonsense, have made a contribution to science. (Jacobsson. 186)

81contient certes un commentaire subjectif, mais l’interprétation semble légérement différente qu’avec [V + WHICH].

82Si on utilisait THAT attaché, on tendrait à la valeur contrastive entre sous-classes ("concepts that are nonsense" vs. "concepts that are not…"). Si on utilisait WHICH détaché, il y aurait déclenchement de la fonction commentative / subjective qui met en rapport les contenus propositionnels. Or ici, il y a disparition de la composante subjective commentative : le commentaire est à admettre comme relevant de l’objectivité et THAT demeure définitoire.

83Il est nécessaire d’opérer une distinction entre introduction de commentaire et rappel d’une propriété. Dans :

37. And here again, not unreasonably, might invocations go up to those Three Weird Ones, that tend Life’s loom. (Melville)

84l’énonciateur utilise THAT détaché pour : a/ faire rappel d’une propriété des Three Weird Ones, et b/ éviter d’introduire une propriété contrastive absurde étant donné l’unicité référentielle de l’antécédent. Dans :

38. The patas monkey, that spends almost all its time in open grassland, adopts just such tactics, standing up on its hind legs whenever it is alarmed. (Jacobsson, 1994, 187)

85il y a évitement de la contrastivité entre sous-classes (détachement) et absence de lien inter-propositionnel (emploi de THAT). La PR introduit uniquement un trait définitoire, au contraire de (23) qui établissait un rapport commentatif entre propositions.

86Ces exemples tendent à montrer qu’il y a un travail d’évitement de la fonction commentative : étant détachée, la prédication est à mettre au compte d’une instance subjective de modalisation (Cf. (16), (17)), et [V + THAT] intervient pour établir la coupure par rapport à S0, qui fait référence à un point de vue autre ou indéterminé.

87Certains énoncés présentent des oppositions intéressantes. Dans :

39. Most of them, of course, were dressed in swimming-costumes, which do not flatter the elderly and obese. The young men seem perversely to favour rather baggy knee-length bathing-shorts, that cling uncomfortably to their thighs when wet… (Jacobsson, 1994, 186)

88il y a , d’une part, renvoi à des données strictement objectives (that) et, d’autre part, une proposition qui indique une prise de position narrative : le narrateur effectue un commentaire sur l’objet, commentaire qui ne sert pas à en préciser le contenu mais fait référence à ce que l’énonciateur peut en penser.

89Pourquoi y-a-t-il détachement avec THAT ? Dans :

40. The young men seem perversely to favour rather baggy knee-length bathing-shorts that cling uncomfortably to their thighs when wet…

90il émerge un effet contrastif ("they favour …bathing-shorts that P, instead of bathing-shorts that non-P"). De plus, cet énoncé est un cas complexe de croisement de subjectivités : la subjectivité de they et celle du narrateur-commentateur. Ici, la propriété n’est pas envisagée par they et correspond à ce que le narrateur peut dire, et il s’agit aussi d’une donnée objective qui n’est pas totalement de l’ordre du commentaire. Ce qui est maintenu ici est encore la qualification définitoire. Dans :

41. But East Germans do not yet enjoy freedom of speech, assembly and movement, that the Helsinki accords - which their government signed - entitles them to. (Jacobsson. 1994. 186) -

91nous interprétons la PR en THAT en tant que détachée : il ne s’agit pas d’un confusion avec la virgule susceptible de détacher assembly and movement car on pourrait avoir :

41.a. But East Germans do not yet enjoy freedom of speech, that the Helsinki accords …

92sans attachement, à cause de l’absence de déterminant affectant l’antécédent.

93La PR en [V + THAT] introduit une donnée objective qui définit l’antécédent sur un plan simplement définitoire. Il n’y a pas ici évitement du pôle contrastif (il ne s’agit pas ici d’opposer des types de liberté entre eux) car l’antécédent n’est pas déterminé de telle sorte qu’il puissse avoir opposition à l’intérieur d’une classe (the freedoms that the accord entitles them to), mais il y a absence de rapport entre les contenus propositionnels.

94La PR en [V + WHICH] introduit un élément commentatif : il y a mise en rapport de deux événements appartenant à des situations distinctes, de telle sorte qu’il puisse exister une relation inter-propositionnelle (ici, un lien de contradiction logique entre les deux faits). Dans :

42. I looked at Mary’s sad face, that I had once so passionately loved. (CGEL.1259)

95la PR est ressentie comme étape intermédiaire entre la non-restrictive ("which might imply too parenthetic a relation") et la restrictive ("a premodifier or determiner would make a restrictive clause absurd") .

96La position attachée marquerait un renvoi à l’intégralité de l’antécédent avec toutes ses déterminations et qualifications (R.Flintham, 95 sur l’expansion qualitative). Dans :

43. I imitated his slouching walk which is, in its own way, extremely sensual but hardly suitable for the screen. (Vidal, 56)

97la relative attachée déploie le contenu de slouching, qui explique le contenu de la relative. En revanche, dans :

44. Within Fluxus, as within the later offshots of Dada, which flourished in Germany in the years immediately following World War I, there was a determination to make changes in society itself. (Lucie-Smith, 12) 

98il y a reprise de Dada et non de toutes ses spécifications (late Dada). Il n’y a pas d’expansion de la qualification avec une PR détachée.

99Or, dans (42), la qualification sad est contingente, circonstanciée, ce qui est cohérent avec une PR détachée, qui reprend l’antécédent sans ses autres déterminations, comme le montre la structure proche :

42.a. I looked at Mary’s sad face, a face that I had once so passionately loved. (CGEL.1259)

100La position détachée étant justifiée, il peut y avoir attribution d’une propriété définitoire de l’objet ([V + THAT]) ou bien déclenchement de la fonction commentative ([V + WHICH]), qui s’accompagne d’un affaiblissement des autres fonctions (dont la définitoire) et donne au contenu de la relative un caractère extrêmement secondaire, ce qui peut ne pas correspondre au sens visé. Cette différence sémantique pourrait se fixer sur la différence intonative entre les deux constructions (R.Flintham, 98).

101Si la PR sert particulièrement à identifier l’antécédent, plus cette identification est stricte, plus on s’approche d’un pôle de neutralité énonciative (référence à ce qui est défini sans mise en débat interlocutoire) ; il y a construction d’un constituant avec neutralisation de la prédication.

102Si la fonction de reconnaissance est moins pertinente, ceci déclenche un mouvement vers le pôle engagement subjectif; il y activation de prédication, qui peut évoluer vers la crypto-autonomie.

103On peut résumer ces tendances en tant qu’exploitations différentes des types de qualification dans le tableau 2 :

Tableau 2

THAT  
- contrastif 
- définitoire

WHICH
- definitoire
- commentatif

[V+THAT] : -définitoire

[V+WHICH] – commentatif 

niveau qualitatif  
- la PR sert toujours à définir une occurrence

utilisation d’un état de fait qui permet de commenter un autre état de fait.

104Le détachement marque iconiquement un éloignement de l’objet : la position détachée semble privilégier la propriété la plus éloignée. Si l’opposition cruciale est entre contrastif et définitoire, il y a sélection de définitoire. Si elle est entre définitoire et commentatif, il y a sélection de commentatif, qui, établissant un rapport entre deux propositions, peut évoluer vers l’enchaînement événementiel.

105L’intervention énonciative peut prendre deux directions possibles :

  •  a/ établissement d’un rapport inter-propositionnel dans un dispositif commentatif (V + WH),

  •  b/ référence à une propriété définitoire dans un rappel de données
    (V + THAT).

106La forme de l’énoncé est une manière de gérer les types de qualification à l’intérieur d’un micro-système d’opposition, qui fonctionne avec une démarche positive de choix de fonction ou une démarche négative d’évitement de fonction. Les positions d’attachement et de détachement effectuent un tri sur les types de qualification, et produisent une occultation ou bien une mise en avant de certains traits.

107La position détachée tend à marquer le déclenchement du facteur subjectif / commentatif (éloignement de l’objet), ce qui favorise WH- sauf jeu énonciatif de mise à distance du point de vue.

108La position attachée entre dans la logique de distinguabilité (problématique de la reconnaissance d’occurrence) qui active la fonction contrastive, ce qui favorise THAT.

109S’il y a neutralisation de ces deux tendances, on emploie
[V + THAT] qui marque, selons les contextes, a/la neutralisation du facteur subjectif / commentatif / inter-propositionnel, b/- neutralisation du facteur contrastif. THAT demeure définitoire même s’il est détaché (perte du contrastif) tandis que WHICH doit être attaché pour être définitoire.

110Comment passer d’un tout qualitatif au qualitatif zéro ? Du cas prototypique (qualification d’antécédent) à la crypto-indépendante ?

111Il nous apparaît que les cas de figure sont emboîtés dans un dispositif de constitution d’un étagement supérieur qui permet de construire une interprétation supplémentaire quand l’étagement inférieur n’est plus significatif.

112Les PR attachées sont solidaires avec le SN qu’elles qualifient et entrent dans la problématique de la distinguabilité (différenciation / identification), avec des degrés divers d’implication énonciative. L’opposition entre qualification contrastive et qualification définitoire met en relief l’opposition THAT / WHICH. La qualification définitoire fait aussi apparaître une critère différentiel : l’ancrage subjectif. Ce dernier permet la fonction commentative (qualification / rectificatif / mise en perspective (démarche causale-explicative)). Il est possible de développer la composante commentative en position détachée, ce qui ouvre la voie à la composante inter-propositionnelle.

113Ce dernier cas remplit la fonction de construction d’un événement repère, accompagné de traces d’intervention subjective en termes de perspective surplombante : une instance narratrice est en mesure de regrouper des états de fait qui appartiennent à des situations d’événement distinctes dans un état de fait complexe (Cf. (31)).

114Il y a disparition progressive de la qualification au bénéfice de la détermination, qui permet d’homogénéiser la catégorie PR. En quoi la détermination rend-elle compte des cas ?

115Au fur et à mesure que l’on s’éloigne du SN, on construit des interprétations supplémentaires :

  • 1°) reconnaissance de l’objet ;

  • 2°) fonction commentative ;

  • 3°) raccrochage inter-propositionnel) qui nous éloignent de l’interprétation prototypique (qualification d’antécédent).

116Si l’objet associé à la PR n’est pas déterminé, on est dans une logique de reconnaissance d’objet (qualification plus ou moins déterminante). Si l’objet est reconnu d’une manière indépendante, on a alors accès à la fonction commentative qui introduit une prédication suffisamment pertinente pour faire office de commentaire (opération de détermination de l’objet commenté). S’il y a neutralisation de cette pertinence, nous sommes en présence du raccrochage interpropositionnel (hiérarchie en termes de détermination d’un contenu de premier plan par rapport à des contenus déterminants de second plan). Dans :

44. The embedded clauses function , rather, as modifiers of the N which they follow. (…) the wh-element relates to the head noun ; for example, ‘whom’ in (30a) refers back to the referent of the NP ‘the man’.(…) The pronoun ‘whom’ relates to the same entity as the NP ‘the man’. A clause such as ‘whom you said that you had seen at the party’, which modifies a noun and specifies its reference, is called a relative clause. [H&G. 186]

117le premier WHICH en position attachée permet de distinguer son antécédent en déployant une propriété définitoire. Le second WHICH est en position détachée. Le contenu de la PR reprend un contenu déjà situé dans le contexte énonciatif : il n’y a plus de raisons particulières de définir l’antécédent, soit objectivement, soit subjectivement, étant donné que sa définition est dans le contexte immédiat. La PR fait rappel d’une propriété déjà définie qui permet de construire la prédication étant donné le contenu de la PR. On perd la fonction de reconnaissance d’objet au profit de la relation inter-propositionnelle, d’où le détachement.

118Mais en cas d’absence de relation sémantique entre les événements, on perd cette fonction commentative au profit du simple raccrochement inter-propositionnel dans les PR dites continuatives du type (31) / (32) ou du type (6).

119Nous sommes donc passé d’un schéma descriptif des relatives du type :

Schéma 1

Image1

120où la fonction de qualification contrastive occupe la place de terme marqué par rapport auquel les autres cas se définissent négativement, à un schéma hiérarchisé paramétrable :

Schéma 2

Image2

121qui met au cœur du dispositif le paramètre de détermination et associe les interprétations à la portée apparente de la PR (soit un constituant, soit une relation inter-propositionnelle).

122La fonction qualifiante des PR apparaît comme un cas particulier résultant de l’interaction entre la PR et la nature même de son support (SN). Le Nom est une catégorie qui, en tant que telle, entre dans une problématique de définition extensionnelle / intensionnelle :

  • si le N est non-discret : il y a renvoi à une notion, ensemble de propriétés ; il est possible d’introduire de la variation de qualification ; la définition intensionnelle appelle le qualitatif (renvoi à un "X de tel type").

  • si le N est discret : il y a définition d’une classe d’occurrence (classe extensionnelle) ; la question de la distinguabilité des occurrences passe par leurs propriétés (QLT) ; il y a renvoi à la classe, classe d’unités distinguables, en attente d’un degré de détermination particulier pour avoir une référence.

123De plus avec un SN la fonction de détermination est déjà assurée par le déterminant ; ceci fait apparaître la face qualifiante de la détermination supplémentaire

124Il est possible d’homogénéiser la catégorie des PR grâce aux mêmes paramètres sémantiques en tenant compte de la position de la proposition (attachée / détachée) :

Tableau 3

PR en position attachée :
référence à une propriété objectale

PR en position détachée :
référence à une instance subjective S0

travail sur une propriété p

travail sur un point de vue subjectif S0

- présence d’altérité :
on repère la valeur mentionnée par rapport à une autre valeur
- emploi de THAT (PR constrastive)

- présence d’altérité :
il y a repérage par rapport à un point de vue distinct de S0 :
- emploi de THAT en position détachée

homogénéité : repérage par rapport à la propriété p sans altérité , ou altérité faible :
- la qualification définitoire (that) est compatible avec un ancrage subjectif
(emploi possible de WHich)

homogénéité : repérage par rapport à S0 :
- emploi de WHich (rapport inter-propositionnel, commentaire)

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Notes de la rédaction

Nous tenons à remercier R. Flintham, S. Gresset et J.- C.  Khalifa de nous avoir fourni des éléments de corpus et de bibliographie qui nous ont été d’une aide très précieuse.

Pour citer cet article

Gérard Mélis, « Relatives et types de qualification », paru dans Cycnos, Volume 17 n° Spécial, mis en ligne le 19 septembre 2008, URL : http://revel.unice.fr/cycnos/index.html?id=1693.


Auteurs

Gérard Mélis

Université de Paris 8