métaphore dans Cycnos


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Cycnos | Volume 21 n°1

A rose is a rose is (not) a rose : De l’identification métaphorique ?

L’auteur s’interroge sur la nature de l’identification censée être à l’œuvre lors de l’énonciation métaphorique, ainsi que sur celle du BE apparaissant dans le cadre de l’énonciation métaphorique. Est-ce un BE d’identification, d’équivalence, un BE locatif, existentiel, etc. ? En convoquant les développements de la linguistique cognitive (Conceptual Metaphor Theory et Blending Theory), il essaie d’y donner une réponse aussi bien au niveau conceptuel qu’au niveau linguistique, pour conclure que les cas d’identification lors de l’énonciation métaphorique sont assez rares, le processus de métaphorisation se basant parfois plus sur les différences que sur les similarités. The author focuses his attention on the nature of the identification which is supposedly at the root of metaphorical enunciation, as well as on the nature of BE found in metaphorical utterances. Is it a marker of identification, of equivalence, or rather a locative or existential BE? He uses two cognitive linguistic theories (Conceptual Metaphor Theory and Blending Theory) and tries to give an answer on the linguistic and on the cognitive levels. He concludes by showing that there are few cases of identification during metaphorical enunciation as the metaphorization process is more often based on differences than on similarities.

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Cycnos | Volume 22 n°1

La Légende du processeur d’histoire

S’il n’est pas possible de définir la science-fiction à partir de thèmes ou de contenus qui lui seraient propres, on peut en revanche s’appuyer sur le sense of wonder, l’expérience esthétique de l’émerveillement ou du vertige invoquée par les lecteurs pour attribuer le label aux textes, même lorsque ceux-ci ne sont pas le fait d’auteurs spécialisés. Cette expérience est le fruit d’un usage particulier du langage qui consiste à interpréter les métaphores de façon littérale, à les considérer comme situations et objets concrets avant toute chose ; La Machine à explorer le temps de Wells et La Recherche du temps perdu de Proust jettent sur ce problème de frontière entre littérature et SF une lumière significative. Une remarque de Georges Steiner sur l’emploi ambigü du terme “ungeziefer” (vermine), dans La Métamorphose de Kafka et les discours antisémites d’Hitler (trompeusement figuré, en réalité littéral), permet d’amorcer une réflexion sur un nouveau type de causalité, dont la SF pourrait être le foyer, et d’émettre une hypothèse sur les structures archaïques de la subjectivité dont l’essence “magique” (achronique, aspatiale, acausale) se reflèterait dans une telle ambiguïté.

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