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Cycnos | Volume 21 n°1

Identité et identification

L’identification, dans le sens banal du mot, consiste à identifier une entité, un événement, etc. – ou, en d’autres termes, à dire quelle est sa nature. Elle est à distinguer de l’identification consistant à exprimer l’identité de deux termes. L’identité peut être sémique (elle fait alors partie du sens proprement dit de l’énoncé, comme dans John is Peter’s father) ou métalinguistique ; dans ce dernier cas (par exemple si elle consiste en une anaphore), elle est l’un des outils de la communication. Divers marqueurs d’identification ou d’identité sont examinés brièvement du point de vue des définitions proposées : be (copule, et auxiliaire dans be + ‑ing), have, et le micro-système as/so. In the everyday meaning of the word, identification consists in identifying a referent – or, in other terms, in specifying the nature of an entity, of an event, etc. It is to be distinguished from identification as a marker of a relation of identity between two terms. Identity is either semantic (in which case it is part of the meaning of the utterance, as in John is Peter’s father) or meta-linguistic (i.e. is part of the linguistic mechanism, as in the case of anaphora). Several markers of identification or identity are briefly examined: be (as a copula and as an auxiliary in the be + ‑ing periphrasis), have, and the micro-system as/so.

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Anaphore et identification

Anaphore et identification impliquent toutes deux un rapport entre un repère et un repéré par l'intermédiaire de l'opérateur . L'asymétrie de cette relation a pour conséquence l'impossibilité d'envisager une identité stricte entre les deux éléments en présence. Néanmoins ce rapport peut mettre l'accent soit sur les propriétés communes aux deux éléments soit sur leurs dissemblances. Dans le premier cas, la forme prise par le texte a les apparences d'une identité puisque toute altérité est éliminée ; dans le second, le maintien d'une différence revient à prendre l'altérité en compte. Trois domaines étrangers les uns aux autres permettront de voir comment s'applique ce travail sur l'altérité dans le champ de l'anaphore : les structures comparatives en as (GN+ Adj + as + GN) / (GN+ as + Adj + as + GN); l'utilisation ou non de l'aspect (be-ing) dans le même contexte et les conséquences discursives du choix fait ; les conditions d'apparition d'un GN de la forme (another + Base Verbale) reprenant une prédication complète. The relation between locator and located via can apply both to anaphoric contexts and to the enunciative operation of identification. In both cases asymmetry is of the essence in this relation: the located is dependent of the locator but the reverse is not true. Identification is thus not equivalent to identity. Even so the relation locator-located in a text can assume the appearance of an identity in cases where otherness is not considered relevant. When it is relevant, there are markers involving a great many grammatical categories which signal its presence. To illustrate the two ways of considering otherness, three types of illustrations will be given: the alternation (NP + Adj + as + NP) / (NP + as + Adj + as + NP); the presence/absence of aspect (be-ing) in anaphoric contexts ; the use of an NP of the form (another + Verb Base) taking up the previous mention of a complete predicative relation.

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