Jean-Claude Souesme


Articles de l'auteur


Cycnos | Volume 18 n°2

Les reprises nominales par one et Ø : anaphore, quantification et qualification

L’emploi de ONE comme prop-word paraît on ne peut plus naturel comme forme de reprise d’un nom. Par suite, ONE conserve toutes les propriétés initialement associées à l’élément de la classe à laquelle il appartient; cette classe est nécessairement construite comme qualitativement hétérogène. Inversement, Ø est employé lorsqu’on se réfère à un autre élément de la classe sans prendre en compte les différences qualitatives entre les deux occurrences : l’emploi de Ø implique l’appartenance à un même domaine notionnel, et donc l’existence des mêmes propriétés fondamentales. Using ONE as a prop-word seems natural enough when it comes to referring to a noun just used. Then ONE still retains all the properties initially associated with the element of the class referred to ; this class then is construed as qualitatively heterogeneous. Conversely, Ø is used when referring to another element of the same class without paying heed to the qualitative differences between the two occurrences : the use of Ø implies that they belong to the same notional domain, and that the same fundamental properties can be retrieved.

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Cycnos | Volume 16 n°2

Each other et one another : individuation vs homogénéisation des occurrences

“IntroductionDans les grammaires comme dans les dictionnaires anglais, on se borne le plus souvent à dire que "each other is generally used of two; one another of more than two." (Webster's (1), page 690). L'utilisation de l'adverbe generally témoigne bien du flou qu'entoure l'emploi de ces marqueurs ; cependant, il traduit assez bien la réalité puisque nous avons dénombré 72 énoncés sur 238 où each other est utilisé lorsqu'il y a plus de deux éléments au niveau du sujet d'énoncé et one another apparaît 27 fois sur un ensemble de 73 occurrences où seuls deux éléments sont en ...”

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Cycnos | Volume 23 n°1

ONE, YOU et l’altérité qualitative

ONE and YOU are often referred to as belonging to two different levels of speech. A close examination of our corpus has led us to believe that things are not so clearcut and that the actual difference is to be found on the linguistic level. Though ONE and YOU both reveal a lack of qualitative delimitation of the notion of human being, the use of ONE implies some identification with a particular person, whereas YOU takes into account a basic otherness, a qualitative difference with the person concerned in the situation.

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Cycnos | Volume 8

Introduction

“L'approche littéraire d'un texte n'étant jamais bien éloignée de préoccupations proprement linguistiques, l'idée est venue au comité de notre revue d'envisager de réaliser un numéro à tendance linguistique. Certes cela tenait de la gageure, certains linguistes n'osant empiéter sur le terrain des littéraires et vice-versa. Il nous a semblé intéressant au contraire de montrer qu'entre autres choses, la linguistique pouvait contribuer efficacement à l'analyse littéraire d'un texte et de façon générale à une meilleure compréhension d'un document quel qu'il soit; le titre retenu Apparences textuelles et réalité linguistique reflète d'ailleurs ce souci d'établir une passerelle entre ces deux domai...”

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CAN et BE ABLE TO ou les apparences d'une équivalence

“I. Vers une hypothèse théorique à partir de remarques descriptives Si les distinctions entre must et have to d'une part, may et be allowed to de l'autre, semblent relativement bien définies dans un certain nombre d'ouvrages de grammaire, il est assez étonnant de voir que l'usage de be able to n'est guère précisé par rapport à celui de can. Palmer ainsi que Leech et Svartvik avancent cependant quelques suggestions liées à la notion d'actuality mais ils reconnaissent qu'il existe un certain nombre d'exceptions à cette règle, et que dans plusieurs des énoncés du corpus, can et be able to sont int...”

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Une nouvelle approche de can ? Pas impossible

“On pourrait penser que depuis que les linguistes se penchent sur les problèmes de modalité, les valeurs de can sont parfaitement établies. Il n’en est rien apparemment puisque deux thèses sont venues récemment enrichir ce domaine d’investigation1. Malheureusement, il semble que ces approches ne satisfont pas encore pleinement certains anglophones en ce qui concerne can plus particulièrement. Aussi nous permettrons-nous d’apporter cette modeste contribution d’une vingtaine de pages au débat sur les valeurs de ce modal qui continue à poser quelques problèmes apparemment insolubles. Nous avons déjà eu l’...”

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Cycnos | Volume 17 n° Spécial

Le perfect en be + ing et la construction d’une contiguïté

“I. Be + ing dans des énoncés au perfect Nous* ferons tout d’abord quelques observations générales concernant l’emploi de be + ing associé à have -en. I.1. Have been Ving et l’occurrence d’un événement L’emploi combiné des deux formes aspectuelles conduit de façon assez systématique à considérer l’existence d’une occurrence phénoménale de la notion, i.e. l’existence effective d’un événement dans l’extra-linguistique antérieurement au mo...”

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Cycnos | SOMMAIRES | Volume 5

Do à l'époque élizabéthaine

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