Françoise Lapraz-Severino


Françoise LAPRAZ-SEVERINO est professeur à l'U.F.R. Lettres, Arts et Sciences Humaines de l’université de Nice-Sophia Antipolis. Sa thèse sur Relativité et communication dans les Voyages de Gulliver a été publiée en 1988 (Paris: Didier Erudition). Elle a écrit plusieurs articles sur Jonathan Swift et son oeuvre dans Annales de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Nice, XVII-XVIII, Cahiers de Narratologie, Cycnos, et chez Ellipses. Elle enseigne la littérature du "grand XVIIIème siècle."
Université de Nice-Sophia Antipolis

Articles de l'auteur


Cycnos | Volume 19 n°1

Swift, Gulliver and Resistance

“Nay, but me no buts1 Everyone knows the opening chapter of part one of Gulliver’s Travels, which tells of the origins of Gulliver, his formative years at Cambridge and Leyden, his first jobs, his marriage, and finally his tragic wreck and dramatic landing on Lilliput.2 Many illustrators have brilliantly represented Gulliver pegged down on the ground,...”

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Cycnos | Volume 6

Violence, Raison et Raisonnement : Etude de A Modest Proposal de J. Swift

“S’il est une œuvre violente au XVIIIe siècle, c’est bien ce court pamphlet rédigé et publié (anonymement, comme à son habitude) par Swift en 1729 : moins de dix pages dans l’édition Blackwell, Oxford, présentée et annotée par Herbert Davis, que nous utilisons ici1. Peut-être convient-il, de prime abord, de s’interroger sur l’état d’esprit de Swift à cette époque. Un examen de sa correspondance nous le montre se plaignant de plus en plus souvent d’accès de vertiges et de surdité qui l’handicapent semaines après semaines...”

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Cycnos | Volume 10 n°2 | 2.

From “Temple” to “Temple”, or a pun on one avatar of Gulliver’s lodgings

“The passage I wish to comment upon is the last paragraph of Part I, Chapter I of Gulliver’s Travels . From the point of view of an overall interpretation of Gulliver’s Travels as a cryptobiography,1 it seems to me that such a passage offers interesting and relevant information about the Temple-Swift relationship or, at least, as to Swift’s version of what that relationship amounted to.2 One remembers that the voyage on which Gulliver had launched on May 4, 1699 had dramatically come to a halt on November 5, 1699 whe...”

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Cycnos | Volume 11 n°2

Swift et Orwell : les traces d’un indéfectible intérêt

“Les références à J. Swift que l’on peut trouver sous la plume de George Orwell sont nombreuses et de toutes sortes. Si l’on consulte The Collected Essays, Journalism and Letters of George Orwell, que l’on doit à la collaboration de Sonia Orwell et Ian Angus1, on y trouvera mention du nom ou des œuvres du célèbre Doyen dans des lettres, comme celle qu’Orwell adressait en 1931 à Max Plowman (CEJL, I, p. 33), ou celle rédigée pour Brenda Salkeld (CEJL, II, p. 138) probab...”

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Cycnos | Volume 15 n°2

Deux condamnés à l’exil : Swift et Gulliver

This study draws a parallel between Swift’s life and Gulliver’s destiny as far as the notions of exile and banishment are concerned. In the first part, dedicated to Swift, the author quoting from The Correspondence, the Sermons, various political pamphlets, is able to show how deeply Swift resented his nomination in Ireland where, through the years, he felt he had been banished, even though he clearly distinguished between the Catholic and the Protestant lots. The second part is an analysis of Gulliver’s Travels throwing light on the diverse avatars of Gulliver’s status from expatriate to exile, to eventually a desperate “banished Yahoo”.

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Cycnos | Volume 16 n°1

Conserver ou censurer : les choix d’un traducteur français de Jonathan Swift au dix-neuvième siècle

The following is a study of a nineteenth-century French translation of Gulliver’s Travels, undertaken by a teacher named Gausseron for the benefit of the younger readership. Gausseron’s linguistic expertise is undeniable but he is led by his original bias to bowdlerize Swift’s text: alterations and deletions (far from being systematic and coherent) appear most numerous where scatology and sexuality are concerned. Surprisingly, however, violence — whether physical or mental — is scrupulously rendered. Gausseron’s selective sense of propriety and decency results, therefore, in a version of Swift’s outrageous masterpiece, that is both lopsided as regards indelicacy and literarily mutilating.

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Cycnos | Volume 25 Spécial - 2008

Girl at a Window: Jane Eyre - A Plain Reading of the Eponymous Novel

La fenêtre est un élément d'architecture présent tout au long du roman de Charlotte Brontë, Jane Eyre, comme témoin des différents moments de la vie de la jeune gouvernante éponyme. L'étude qui suit analysera les significations de ce leitmotiv, dont le symbolisme sera décodé à divers niveaux: décor gothique, sentiments de solitude, angoisse du futur, souffrance psychique profonde et même surnaturel. En outre, on montrera que le procédé met en lumière la stratégie de l'intrigue et que Brontë parvient à travers lui à cette variante du réalisme qu'elle appelait elle-même "poétique".

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