Marie Gaille


Philosophe, est chargée de recherche au CERSES (Centre de recherche sens, éthique et société, Cnrs - université Paris-Descartes), elle a récemment publié une traduction, Nous sans patrie d’Ursula Hirschmann (Les Belles Lettres, 2010) et un ouvrage, La valeur de la vie (Les Belles Lettres, 2010). Sont à paraître très prochainement un recueil collectif coordonné avec Cl. Crignon, Qu’est-ce qu’un bon médecin ? Qu’est-ce qu’un bon patient ? (Séli Arslan) et Philosophie de la médecine (Vrin).

Articles de l'auteur


Alliage | n°67 - Octobre 2010

« Perfection » et « normalité »

“Depuis les années 1970, le diagnostic prénatal permet, à travers une série d’examens effectués à différents stades de la grossesse, de détecter dans certains cas le risque ou la certitude d’une malformation, d’une anomalie ou d’une pathologie, liée ou non à l’identité  génétique de l’enfant à naître.1 Son apparition et son extension, variables selon la législation des États, suscitent, au regard du désir d’enfant nourri par les parents, plusieurs interrogations : en cas de risque ou de certitude d’un enfant né avec telle ou telle pathologie, malformation, anomalie, ce désir évolue-t-il et comment ? Que recommandent les médecins ? Que vaut ce désir face au risq...”

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